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Publié le 17 Février 2013

J’avais initialement présenté ici le 17 février 2013 la traduction intégrale du document de Keno Don Rosa. Ce texte m’avait  semblé assez important pour comprendre l’artiste et j’avais donc pris le temps de le traduire (près de 10 heures) en essayant d’être le plus fidèle au texte original.

 

Le 23 février 2013, Jano Rohleder, se faisant l’interprète de Keno Don Rosa m’a demandé de supprimer cette traduction non autorisée. L’information était relayée sur le Facebook officiel de Don Rosa le jour même.

 

La raison donnée est la suivante : « Ce texte n'est pas un coup de gueule public contre Disney ou autre, mais il a été tout simplement conçu comme un épilogue aux nombreux textes biographiques dans la collection de Don Rosa. Ainsi, il ne doit être traduit que dans les quatre langues dans lesquelles cette collection a été publiée ainsi qu’en anglais, en version originale par Don Rosa. Il ne devrait pas apparaître ailleurs que sur notre page officielle career-end.donrosa.de. »

 

J’ai d'abord été très déçu de recevoir un tel message. Effectivement, sur le plan juridique, je n’avais aucun droit de traduction sur ce texte. Mais il me semblait que permettre aux fans francophones de mieux comprendre l’artiste pouvait être utile. Comme vous pouvez l'imaginer,  je n'ai pas non plus le droit de publier des cases de bandes dessinées Disney. A ce jour, personne chez Disney ne m'a jamais demandé de supprimer des scans ni des informations. Je suis vraiment triste que la première demande émane de Don Rosa. Mon blog est libre d’accès, je ne gagne pas d'argent avec lui, et c'est seulement une démarche de fan qui m’a poussée à traduire ce texte.

 

En dehors du point de vue juridique, je ne comprends pas trop quel est le problème ni à qui je fais du tort. J'avoue qu'il aurait été plus correct de ma part de demander la permission avant. J’ai tout de même l’impression que suite à ses problèmes juridiques, Don Rosa est devenu très méfiant.

 

Par sympathie pour Jano Rohleder avec qui j’ai déjà échangé à plusieurs reprises et par respect pour Keno Don Rosa, j’ai donc retiré la traduction intégrale le 24 février 2013. Néanmoins, j’ai choisi d’en présenter ici un résumé.

 

 

Pour les amateurs de VO, l’original se trouve ici http://career-end.donrosa.de/

 

 

 

L’EPILOGUE

 

Don Rosa  a contribué à la Collection Don Rosa publiée par Egmont en 9 volume. Le texte présenté sur le site mentionné ci-dessus aurait dû paraitre dans le dernier tome. Egmont avait accepté mais Disney s’y est opposé. Finalement un accord a été trouvé : le texte est disponible sur internet et l’adresse du site dédié figure dans le dernier volume.

 

 

POURQUOI J’AI ARRETE

 

Dans cet épisode autobiographique final, Don Rosa donne par ordre croissant les raisons qui l’on poussé à arrêter.


 

Raison n° 6 : Il a travaillé trop longtemps

 

Il rappelle qu’il a travaillé depuis l’âge de 14 ans dans l’entreprise familiale et qu’il y a travaillé pendant toutes ses vacances alors qu’il était encore étudiant. Ouvrier de chantier, il a gagné un peu d’argent, ce qui lui a permis de bâtir une belle collection de BD américaines mais il regrette que cette expérience lui ait aussi volé une partie de sa jeunesse et des relations sociales. En 2008, il a réalisé qu’il avait travaillé à temps plein pendant plus de 40 ans. Il pensait qu’il avait finalement gagné le droit de ralentir, de prendre le temps de profiter de la vie et de passer plus de temps avec sa femme dans sa propriété qu’il appelle sa « réserve naturelle ».

 

 

Raison n° 5 : Il travaille trop dur

 

C’est ancré profondément en lui : il ne sait pas comment faire quelque chose sans se laisser consumer par la passion. C’est un bourreau de travail, incapable de se détendre. L'inactivité le rend nerveux et le fait sentir «coupable». Il ne peut pas s’asseoir pour regarder la télé plus de 45 minutes sans ressentir le besoin de faire quelque chose de productif.

 

Sur son travail dans la BD Disney, il pense qu'il est évident que les fans n'aiment pas ses histoires grâce à son style, mais grâce à son travail acharné.  Selon lui, ses lecteurs doivent aimer ses histoires parce qu'ils pensent que «pour que quelqu'un mette autant de travail dans un dessin si mauvais, il faut qu’il y prenne du plaisir ! ». Il précise qu’il a compensé son manque de talent artistique en fourrant tout un tas de «détails inutiles et irritants» dans chaque case. Voir une vidéo de Don Rosa sur ce sujet 

 

Même s’il a arrêté de créer des BD, Don Rosa avoue qu’il lui faudra de nombreuses années pour guérir de son incapacité à me détendre.

 

 

Raison n° 4 : Sa popularité

 

Pendant les 15 dernières années de sa carrière, il savait que son plus gros problème était sa popularité auprès des fans de BD, couplée avec le fait qu’il était d'abord et toujours un fan lui-même.

Don Rosa se sentait le représentant de Barks et de tous les scénaristes et dessinateurs de BD Disney. C’était important pour lui, une sorte de mission divine.

 

Puis, il a réalisé que les scénaristes et dessinateurs de BD Disney sont tous payés à peu près pareil, un taux forfaitaire par page. Alors qu’il était déjà lent à produire son travail, il en produisait encore moins car sa popularité l’amenait à voyager beaucoup tandis que les autres artistes, moins populaires que lui, restaient travailler chez eux. Normalement, l'auteur ou l’artiste le plus populaire gagne plus d'argent que les autres. Mais dans ce système, son revenu était inférieur à celui des autres et la raison en était, paradoxalement, que son travail était plus populaire que celui des autres !

 

L'autre «malédiction» de sa popularité était le nombre de courriers de fans qu’il recevait et auxquels il mettait un point d’honneur à répondre. Il répondait lui-même à 100% du courrier des fans. Mais, à la fin des années 90, avec l’arrivée des e-mails, il ne pouvait plus faire face et a donc dû prendre la douloureuse décision de ne plus répondre aux fans.

 

Il essaie cependant de compenser par d'autres moyens. Par exemple, quand il est invité à un festival de bande dessinée européen ou à une signature en librairie, il passe 10 à 11 heures non-stop au service des fans. Il n’est jamais fatigué dans de telles circonstances.  C'est l'énergie qu’il reçoit de ses fidèles fans qui le pousse.

 

 

Raison n° 3 : Sa dépression

 

Sa dépression est une conséquence directe des 2 raisons suivantes. Elle est le résultat de sa prise de conscience qu’il allait bientôt devoir arrêter à cause de la raison n° 1 et qu’il était triste que les choses tournent ainsi. Sa dépression a été accentuée par la raison n°2. Le seul fait de prendre conscience de sa dépression a cependant suffit à résoudre 80% du problème. Il a également compris que cette passion pour son travail avait été à la fois la meilleure et la pire des choses.

 

 

Raison n° 2: Sa @ # $% & de mauvaise vue !

 

Don Rosa souffre d’une myopie congénitale depuis la naissance.  Les 55 premières années de sa vie n’ont pas trop posé de problème. Vers 2006, il a commencé à éprouver des troubles de la vision. En 2007, il ne pouvait plus voir assez bien avec ses lunettes pour dessiner normalement.  Il a ainsi dû dessiner avec mon nez collé sur la feuille à dessin. Ce fut très pénible.  Début  2008, la rétine de son œil gauche s’est décollée. Le 17 mars 2008 restera gravé dans sa mémoire comme le jour le plus effrayant de sa vie. Sa rétine gauche était près de se détacher complètement de son œil, la cécité permanente le guettait. Il a été opéré de toute urgence. La convalescence a été très dure car pendant 2 mois, il a dû garder le visage vers le bas, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les choses se sont tout de même arrangées mais il garde cependant un problème : sa vision à l’œil gauche est inclinée d’un angle de 10 degrés et sa cicatrice lui donne une vision déformée, les lignes droites lui paraissent ondulées. Son œil droit ayant un verre plus épais que celui de son œil gauche, le même objet vu par l’œil droit semble plus petit qu’à travers l’œil gauche (pour en savoir plus voir ici). C’est cette raison qui lui a fait immédiatement arrêter la bande dessinée.

 

Après son opération, on lui a demandé pourquoi il n’écrivait pas d’histoires pour les faire dessiner par d’autres.  Sa réponse est qu’il ne veut plus fonctionner dans le système décrit dans la raison n°1.

 

 

Raison n° 1 : Le système des bandes dessinées Disney

 

Peu de gens le savent mais il n’y a jamais de royalties versées aux personnes qui créent des bandes dessinées Disney. Les auteurs et dessinateurs sont payés un taux fixe par page par un éditeur pour qui ils travaillent directement. Ils n’ont aucun lien avec la société Disney. Après cela, peu importe combien de fois cette histoire est utilisée par les éditeurs à travers le monde, peu importent les ventes, les créateurs ne reçoivent rien d’autre.

 

Un jour Don Rosa a remarqué que les éditeurs ont mentionné son nom sur la couverture, comme ils le faisaient avec celui de Barks. Il en a d’abord été très fier, puis les choses ont pris de l’ampleur. Son nom devenait vendeur, synonyme de succès en terme de ventes. Il faisait la promotion de ces collections sans qu’il ne lui revienne le moindre centime. Malgré cela, les fans européens pensaient qu’il était millionnaire.

 

Puis, les éditeurs ont intitulé des éditions non pas « Picsou n°1 » mais « Don Rosa n°1 », sans le prévenir ni même lui demander son avis. Il a donc réagi et a déposé son nom à travers l'Europe et l'Amérique du Sud.  En s’appuyant sur ce dépôt, il a décidé de demander une redevance annuelle pour l'utilisation de son nom dans le but de vendre des produits. Il demande également un certain contrôle sur le produit (qualité de la traduction, des mises en couleur…) Egmont a été le premier à accepter, et lui a même concédé une contrepartie basée sur les ventes.

 

Les autres éditeurs n’ont pas suivi (sauf apparemment Glénat voir ici) et ont donc dû retirer le nom de "Don Rosa" de leurs couvertures. Ils ne peuvent donc pas non plus utiliser les textes annotés par l’artiste ni d'autres matériaux supplémentaires.

 

 

CONCLUSION

 

Compte tenu du système Disney, pourquoi Don Rosa ne s’est-il pas mis à faire des BD avec ses propres personnages ? Il répond alors que n'importe quel personnage qu’il pourrait créer, il n'aurait pas grandi avec. Il ne voudrait pas de lui. Son plaisir était de créer des histoires avec les personnages qu’il a aimés toute sa vie.  Il est par-dessus tout un fan.

 

Il n’a pas vraiment besoin d’argent. Quand il a réalisé qu’il ne pouvait plus continuer à créer des bandes dessinées Disney, un ami lui a vendu une partie de sa collection (la partie «récente», de 1970 à 1985) ce qui lui a permis de finir de payer sa maison. Il n’a pas d’enfants, il conduit la même voiture depuis 1978, il n'a pas besoin d'une maison de vacances car il vit déjà à la campagne.

 

Il se considère comme l'homme le plus chanceux sur Terre. Il a eu une enfance privilégiée, a épousé une femme merveilleuse, puis le destin a voulu que pendant plus de 20 ans, il a réalisé le rêve le plus cher de mon enfance.  Il a été traité comme une star par dans de nombreux pays. Il conserve ses collections de BD (près de 40.000 BD américaines des années 1945-1970) et de DVD. Quand il aura finalement appris à se détendre, il a l'intention de s’asseoir et de relire et de regarder à nouveau tous ses divertissements préférés.

 

Il termine par cette belle phrase : « Maintenant, si vous voulez bien m'excuser ... Je crois que je vais redevenir un simple fan. »

 

Laissons-le donc redevenir un simple fan et qu’il soit remercié de tous les grands moments de plaisir qu’il nous a permis de vivre ! 


 

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Publié le 10 Janvier 2012

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Le dessinateur chilien Víctor Arriagada Ríos, plus connu sous le pseudonyme de Vicar, est décédé le 3 janvier 2012, des suites d’une leucémie, à l’âge de 77 ans. (Après Carl Barks, les maîtres des canards doivent-ils donc tous finir ainsi ?)


Considéré comme un des illustrateurs chiliens les plus importants du XXème siècle il aura eu le plaisir et l’honneur, en août 2011, d’avoir une rétrospective de son œuvre à la Corporación Cultural de Las Condes intitulée : « Vicar, une vie au crayon 1957-2011 » qui a réuni une centaine de ses dessins.



VicarHuasoRamon.jpgVicar commença sa carrière dans les années 50’ dans le supplément Mampato, du journal El Mercurio. Il a aussi participé aux premiers numéros de la revue Barrabases, et de El Pingüino, où il a créé le premier de ses personnages emblématiques, l’aveugle Quevedo. Il crée ensuite Paleta, inspiré de Jorge Alessandri.


 

Parti vivre en Espagne dans les années 1960, il a participé au premier film d'animation espagnol, «Le magicien des rêves » (1964) et a travaillé pour les studios Bardon Art et Selecciones Ilustradas. C'est à la fin de cette décennie qu’il a créé son personnage le plus célèbre au Chili, le Huaso Ramón, un agriculteur chilien.

 

 

Tout en travaillant à Barcelone, le groupe d'édition danois Gutemberghus (devenu Egmont) lui propose au début des années 70’ de dessiner Donald Duck pour le marché scandinave, où le personnage de Walt Disney est très populaire. Et c’est Donald qui le rendra célèbre dans les pays nordiques et plus largement encore en Europe et à travers le monde.



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Première case de la première histoire Disney publiée crayonnée par Vicar (D 2008 Buy Ice-Cream Cones)

 

 

Carl Barks, le créateur du célèbre canard aurait même reconnu que Vicar dessinait mieux que lui. «C'était un homme charmant et il voulait me faire un compliment », a rappelé il y a quelques années Vicar au journal La Tercera. « Il m’a dit « better than me » (mieux que moi), mais son talent est inégalable, c’était un maître dans tous les sens du terme. », a-t-il dit au sujet de l’adoubement de Barks, qui l’a quelque part consacré comme l'artiste le plus éminent de Donald dans le monde.


 

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Première page d'une des dernières histoires dessinées par Vicar (D 2008-316 Never Say Never) parue dans le Journal de Mickey n°2982 (2009)

 

 

Vicar résumait en quelques mots son incroyable expérience :  «En 37 ans, je peux dire que j'ai travaillé tous les jours avec Donald !». Vicar, né en 1934, en même temps que Donald (un signe du destin ?) a ainsi dessiné plus de 1200 histoires du célèbre palmipède. Pour les scénarios, il a principalement collaboré avec Jim Kenner (1973-1988), Jack Sutter (1976-1998), Tom Anderson (1978-1996), Paul Halas (1982-2009) et Pat McGreal (1993-2010).


Pour encrer ses histoires, il a fondé à Santiago son propre studio, le «Vic-Art Studio» où il a travaillé avec Héctor Flores et Raúl Bratesko.


Signe de sa reconnaissance en France, Vicar avait été invité en 2007 à participer à un livre hommage à Albert Uderzo, le créateur d'Astérix. A cette occasion, il avait créé une BD où Donald se rendait à l'époque du guerrier gaulois.

 

 VicarAsterix.jpg

 

Bien entendu, compte tenu de sa production phénoménale, côté histoires le bon côtoie le moins bon. Mais la force de Vicar est de donner vie à Donaldville dès la première case et de donner beaucoup de mouvement aux personnages. Des détails dans des cases, des personnages secondaires aux expressions comiques ponctuent son œuvre. Même si le trait de Vicar n’est pas aussi léché que celui de Carl Barks, l’œil se régale et s’amuse de ses rondeurs et de ses courbes. Rien que par le dessin, il réussit à donner un rythme à des scénarios parfois plats ou fades.


Il restera un des artistes Disney les plus marquants de ces 30 dernières années. 

 

 

Dire aurevoir cause toujours un peu de peine...

C'était merveilleux d'être ici avec vous tous qui êtes des gens sympathiques !...

VicarDonaldAuRevoir.jpg

Dessin de Vicar offert à un fan


 

Sources :

Fallece Vicar, el chileno que mejor dibujó al Pato Donald
http://www.latercera.com/noticia/cultura/2012/01/1453-420675-9-fallece-vicar-el-chileno-que-mejor-dibujo-al-pato-donald.shtml

Victor Arriagada Rios – “Vicar” – Passes At 77
http://www.bleedingcool.com/2012/01/04/victor-arriagada-rios-vicar-passes-at-77/

Inducks
https://coa.inducks.org/creator.php?c=VR&showStats=1

Fallece Vicar (1934 – 2012) by Marco Rauch
http://mythica.cl/wp4/?p=1242

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Publié le 3 Décembre 2008


Il est des rencontres, fussent-elles virtuelles, que l'on n'oublie pas !


Un contact amical par blog interposé m'a permis de faire connaissance avec un nouvel auteur français de BD Disney. Il s'agit de Rodolphe Massé, 35 ans, dont le premier récit complet en 10 pages a été publié le 12 novembre 2008 dans le Journal de Mickey n°2943 sous le titre : Les limites de la richesse.


L'auteur est un homme aux multiples talents qui vit pleinement ses passions. Difficile de ne pas être sous le charme d'un tel enthousiasme et d'un tel éclectisme !



Rodolphe Massé


Afin de vous le faire mieux connaître je lui ai proposé un entretien auquel il s'est prêté avec gentillesse et intelligence. Le voici dans son intégralité.



Pmspg : Rodolphe, votre premier récit de 10 pages vient de paraître dans le Journal de Mickey. En paraphrasant William Dequoichélair*, êtes-vous un homme heureux ?
* NDLR : William Dequoichélair est le double bédéistique de William Sheller dans une Mickey Enigme.

Rodolphe Massé : Hé oui ! J’ai gentiment maltraité William Sheller, qui est devenu William Dequoichélair dans une Mickey Enigme où Dingo travaille pour lui dans sa propriété de Sologne, et hop, Mickey et Minnie sont de passage… C’est un musicien incroyable : il n'a jamais cessé de se remettre en question et parvient toujours à se surpasser, tout tranquillement en plus ! Pour répondre à votre question, comme Sheller dans cette chanson, je crois en tout cas que pour y parvenir, on doit oser donner le meilleur de soi-même. Et que le bonheur n’est sans doute pas le but, mais plutôt le chemin !

 

 
Pmspg : A voir tous les projets auxquels vous avez participé, il est difficile de vous définir. Comment vous définiriez-vous : Rêveur ? Poète ? Philosophe ? Compositeur ? Musicien ? Scénariste ? Militant ? 

Rodolphe Massé : Houlà ! Eh bien, j'essaierais surtout de ne pas me définir. Les étiquettes sont faites pour être décollées, non ? Et puis, pourquoi se mettre des limites inutiles ? Chaque rêve peut demander un support différent : musique, BD, essai, cinéma... C'est pour répondre aux nécessités d'un projet qu’on ouvre un peu plus le champ des possibles… en essayant d'être plutôt un "plonge-à-tout" qu'un "touche-à-tout" !

 

 

Pmspg : Vous avez déclaré dans une interview pour le site Média Magic : « Je suis persuadé que le clivage entre la dimension horizontale, sociale et politique de l’existence et sa dimension verticale, culturelle et spirituelle, doit être dépassé. » Est-ce à dire que l’homme n’est homme que parce qu’il crée ?  

Rodolphe Massé : En tout cas, c'est peut-être le trait qui le caractérise le mieux, cette capacité à créer, à façonner le monde autour de lui... pour le meilleur et pour le pire ! Car s'il a le malheur d'oublier qu'il est créateur du monde qui l'entoure, ce monde autour de lui se fige et peut devenir un véritable Enfer ! En témoigne la crise actuelle... De créateur souvent inconscient de son pouvoir, l'homme est sans doute appelé à devenir un créateur responsable… Bon, on a du boulot !




(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : Comment en êtes vous arrivé aux scénarios de BD ? A quand remonte votre premier scénario publié ? 

Rodolphe Massé : Quand j'étais enfant, je dirigeais une maison d'édition imaginaire qui publiait de multiples magazines en tout genre. Et les copains m'aidaient à faire vivre tous ces personnages… dont certains vivront peut-être un jour de nouvelles aventures...! Je pensais déjà à être scénariste de BD… Mon premier scénario publié était la Mickey Enigme d'un Journal de Mickey de janvier 2007, avec Mickey et Dingo aux sports d’hiver ! ça ne fait jamais que deux ans.



Pmspg : Y-a-t-il pour vous un lien entre les personnes qui vous ont marqué comme Albert Barillé ou Osamu Tezuka et vos activités telles le Guide Phénix du Manga et la BD Disney ?

Rodolphe Massé : Disney, Tezuka et Barillé sont trois immenses créateurs et pédagogues… Sinon, c'est par les livres d'Albert Barillé que j'ai découvert l'éditeur de mon essai sur la musique et la composition, Musique en forme de Sort et j'ai adapté près de quarante volumes d’Osamu Tezuka pour Asuka… Enfin, j'ai eu le plaisir d'être le rédacteur en chef du Guide Phénix du Manga. Mais au fond, le lien entre tout ça est peut-être Walt Disney lui-même ! Il était le maître de Tezuka, il est donc indirectement à l’origine du manga moderne comme de la BD Disney… Quant à Albert Barillé, ses séries Il était une Fois… l’Homme, l’Espace, la Vie sont extrêmement proches du niveau d’exigence de Walt pour ses programmes télévisés dès les années cinquante. Aucun pédagogue français ne s’est sans doute autant rapproché de l’intention de Walt.



Pmspg : Comment avez-vous rencontré les responsables de Disney Hachette Presse ?

Rodolphe Massé : Il y a tout juste deux ans, Jac Lelièvre m'a proposé de faire un test sur la série Mickey Enigme, une page déjà culte du Journal de Mickey quand j'étais enfant ! J'ai rencontré Jac et Jean-Luc Cochet dans la foulée, le même jour, autour d'un déjeuner... et c'était une bien belle rencontre !



Pmspg : Pourquoi travailler sur les BD Disney ? Quel plaisir y trouvez-vous ?

Rodolphe Massé : C'est une expérience assez incroyable d'écrire pour des personnages aussi mythiques et chargés historiquement que Mickey, Donald, Picsou, Dingo, Pluto, Minnie, Géo Trouvetou... En fait, c'est un vrai rêve de gosse qui se réalise !

Et c'est un plaisir indescriptible de voir ses propres histoires s'animer, prendre vie sous la plume de dessinateurs Disney aussi talentueux que les vétérans du Studio Comicup, à Barcelone.



(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : Y a-t-il des auteurs Disney qui ont influencé votre écriture de scénarios ? Lesquels ? 

Rodolphe Massé : Je débute seulement… et j’ai encore beaucoup à apprendre ! Pour tenter de répondre, outre Walt Disney, bien sûr, ainsi que l'ensemble des scénaristes et proches collaborateurs (entre autres les Nine Old Men, dont Ollie Johnston et Frank Thomas, pour ne citer qu’eux) qui ont travaillé auprès de lui sur les films, j’ai été marqué par les récits de Floyd Gottfredson (le roi des souris) et Carl Barks (le roi des canards !). Et bien d’autres…



Pmspg : Quelles sont les histoires qui vous ont le plus marqué ?

Rodolphe Massé : Beaucoup de classiques de Floyd Gottfredson et Carl Barks, donc… Et puis les toutes premières bandes scénarisées par Walt pour Mickey, juste avant la Vallée Infernale La Jeunesse de Picsou de Don Rosa, pour son côté « grand roman d’aventures »… J’ai toujours beaucoup aimé les histoires de Géo Trouvetou, aussi, surtout par Barks. Plus récemment, une histoire de William Van Horn. Un auteur capable de coups de génie comme ce récit complet publié il y a quelques mois dans le JDM (Gros plan, JDM 2919), entièrement dessiné en gros plans, qui interroge les personnages sur leur destin de créatures dessinées : ceux-ci ont soudain la sensation d'être observés... Fabuleux ! Original, cinématographique… et une belle façon d’interroger le lecteur…


 

Pmspg : Quel est (Quels sont) le(s) personnage(s) Disney avec le(s)quel vous préférez travailler ?

Rodolphe Massé : Un personnage finira peut-être par sortir du lot, pour l’instant, j’aurais plutôt envie d’écrire pour tous !… J'ai adoré écrire ce premier récit pour Picsou, qui me rappelle beaucoup ma grand-mère… L'avarice en moins, mais le même sens de la repartie, l'esprit vif et incisif et le caractère bien trempé. J'adore Donald, le canard qui en fait toujours trop, dans lequel on peut tous reconnaître nos petits travers... Allez, mes préférés restent tout de même Mickey et Dingo. Dingo, pour sa géniale maladresse, son optimisme furieux et sa générosité. Et Mickey, car c’est Walt ! C’est aussi l'un de ces personnages miroirs dans lequel chacun peut voir sa meilleure part. Mickey nous tire toujours vers le haut ; Donald nous fait rire de nos bassesses.

J'aimerais aussi beaucoup écrire pour Géo Trouvetou. Enfant, je passais mon temps le nez plongé dans son Manuel (édité à l'époque dans la même collection que ceux des castors juniors), et je m'amusais à reproduire toutes les inventions décrites, avec l'aide de mon père, de l'avion statico-commandé à la guirlande patato-lumineuse... je voulais devenir Géo !



(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : En novembre 2008, nous avons fêté les 80 ans de Mickey, quel est le Mickey que vous préférez (époque, auteur ou dessinateur) ?

Rodolphe Massé : En BD, sans hésiter, celui de Gottfredson des années 30 et 40. Une époque magique, au trait somptueux, aux couleurs chatoyantes… Une joie de vivre et une irrévérence profonde traversent ces planches. Une formidable énergie, le goût de la pure aventure, beaucoup d’humour et de poésie. Une réédition intégrale de cette période s’impose clairement !

A l'écran, le premier Mickey, disons du début des années 30 à la fin des années 40, celui d'Ub Iwerks et Fred Moore. Le cartoon Mickey’s Trailer (1938) avec Dingo et Donald est mon préféré. Il est parfaitement animé, incroyablement drôle et tendre… une vraie perle, à tous points de vue. Et en noir et en blanc, mon préféré est The Whoopee Party (1932), pour l’extraordinaire joie de vivre qui se dégage de ce cartoon. Je comprends l’ajout tardif des pupilles, à partir de Fantasia (1940) et The Pointer (1939), mais en gagnant en expression (et en s'alignant sur Donald), Mickey a parfois aussi perdu une part de sa fantaisie. Disons qu'il a un peu grandi, ce jour-là !


 

Pmspg : Comment travaillez-vous ? Vos scénarios sont-ils uniquement écrits ? Sont-ils dessinés ?

Rodolphe Massé : Ils sont entièrement écrits, je ne suis vraiment pas assez doué en dessin pour les storyboarder. Mais cela viendra peut-être ? Il ne faut désespérer de rien ! Je commence par rédiger un synopsis détaillé que je soumets à Jean-Luc Cochet. On en parle ensemble, puis je m’attaque au développement du récit, au découpage en planches, case par case…



Pmspg : Quels sont vos rapports avec les artistes du Comic Up Studio ? Les rencontrez-vous pour échanger sur le dessin, la mise en page, le cadrage des cases ?

Rodolphe Massé : Je ne les ai encore jamais rencontrés, mais j’espère bien leur rendre un jour une petite visite à Barcelone ! Pour les Mickey Enigmes, il n’y a hélas pas d’échanges avec les dessinateurs et je découvre les planches finalisées en même temps que tout le monde. Pour les récits complets, il arrive fréquemment que la rédaction transmette les crayonnés. Il est alors possible de voir avec le rédacteur en chef ce qui va et ce qui pose problème. Mais ces vétérans de Disney rendent un travail impeccable sur lequel il y a bien peu à redire !



Pmspg : Sous des aspects réellement comiques, l’histoire publiée dans le Journal de Mickey n°2943, Les limites de la richesse, est une véritable critique de l’argent facile qui n’est qu’illusion. Une fable qui résonne particulièrement dans le contexte économique actuel. Est-il important pour vous qu’une histoire même comique ait une morale ou un sens éducatif ?

Rodolphe Massé : Je crois qu’une histoire est rarement totalement gratuite. Parfois aussi, l’inconscient du texte est en curieuse synchro avec l’actualité, c’est troublant... Pour autant, si une histoire peut véhiculer certaines valeurs, inciter parfois à davantage de conscience, je pense pourtant qu’elle ne doit pas résonner comme une leçon... Un message martelé perd finalement beaucoup de force. Il vaut souvent mieux suggérer, murmurer des choses terribles que les hurler sur un ton militant. C’est beaucoup plus efficace et convaincant. Il est certain aussi que Walt transmettait des valeurs et des idées simples et fortes dans son œuvre, qui expliquent une partie de son incroyable succès et nous font souvent cruellement défaut ! Il n’avait pas la prétention de délivrer un message, mais se faisait une très haute opinion du divertissement. Il avait une exigence d’excellence qui excluait toute forme de médiocrité. L'époque est trop souvent au cynisme, qui ne transmet rien. Il est beaucoup plus facile d'adopter un tel ton "revenu de tout", agressif et blasé, que de chercher à pointer ce qu'il y a de bon en l'homme et pourquoi la vie vaut la peine d'être vécue malgré les horreurs du monde ; pourquoi il est d'autant plus vital de savoir encore s'émerveiller, de ne pas bâillonner notre enfant intérieur. C'est cet enfant intérieur qui préoccupait Walt et qui est au centre de son oeuvre. Et bien différent de l'autre imposteur en nous qui réclame sans cesse qu'on le prenne au sérieux !




(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : En tant que compositeur, conseillez-vous une musique particulière pendant la lecture de cette BD ?

Rodolphe Massé : Pour les Limites de la Richesse ? Excellente question, je n'y avais pas du tout pensé ! Voyons... peut-être un jazz dixieland des Firehouse 5+2, par exemple ? Bien proche de l'esprit cartoon, et qui donne bien la pêche !Je crois que j'écoutais beaucoup Laughing Place en le rédigeant, une radio Disney en ligne fabuleuse, qui diffuse les grands classiques Disney de 1930 à nos jours ! Une vraie mine...

Sinon, je proposerais volontiers une musique totalement à contre-emploi, mais que je peux écouter des heures sans me lasser : Johann Johannsson, particulièrement son album IBM 1401, un chef-d'oeuvre qui rendrait la sérénité au plus stressé !



Pmspg : Avez-vous de nouveaux projets concernant les BD Disney ?

Rodolphe Massé : Pas mal de projets, en effet, mais il est hélas encore un peu tôt pour en parler ! Sinon, les Mickey Enigmes se poursuivent et je finalise un récit complet pour Donald, intitulé Magic Mineral King, en clin d'oeil à un ancien projet de Walt Disney. On devrait y retrouver Daisy et les neveux, mais aussi Gontran, Picsou et Géo Trouvetou ! Quasiment toute la famille Duck prise au piège d'une station de ski devenue folle...



Pmspg : Avez-vous d’autres projets sans rapport avec la BD Disney ?

Rodolphe Massé : Oh, oui ! Enormément de projets en gestation, tant du côté du scénario et de l’écriture, que du côté de la musique… mais là aussi, encore un poil tôt pour en parler !


Pmspg : Pour conclure cette interview, que souhaiteriez-vous partager avec les fans de BD Disney ?

Rodolphe Massé : Partager avec vous un secret confié par Walt, qu’il définissait lui-même comme celui de la réalisation de ses rêves. Il était convaincu qu’il a été donné, à chacun d’entre nous, quelque chose d’unique. Et qu’il est bien peu de montagnes que l’homme qui détient le secret de la réalisation de ses rêves, ne puisse gravir. Ce secret si particulier peut être résumé par la Règle des Quatre. Il a parfois présenté celle-ci avec les quatre C, parfois avec les quatre D. Mais comme vous allez le voir, il s’agit des mêmes points, et les deux présentations s’éclairent mutuellement. Selon Walt, si vous avez les quatre, vous ne pouvez échouer : la Curiosité, la Confiance, le Courage et la Constance. Ou formulé autrement : les Rêves (Dreams), qui naissent dans le lit de la Curiosité. The Dedication to those Dreams (se consacrer à ces rêves), est permis grâce à la Confiance, en soi et en ses rêves, le point le plus important selon Walt : lorsque vous croyez en quelque chose, croyez en elle entièrement, implicitement et sans vous questionner. En trois, la Détermination à les réaliser,c’est-à-dire le Courage, la ténacité. Enfin, la Discipline, c’est-à-dire la Constance. Mais vous ne pouvez vous passer de l’un des quatre, vous devez toujours les avoir ensemble. Voilà, à mes yeux, un Secret à porter en diadème tout au fond de soi.



Pmspg : Merci Rodolphe d'avoir consacré  de votre temps à ce petit jeu de questions réponses !



(Case issue du Jounal de Mickey 2944, novembre 2008)



En savoir plus :

Le blog de Rodolphe Massé

Interview de Rodolphe Massé sur Média Magic

Les créations de Rodolphe Massé sur Inducks


Ouvrages écrits par Rodolphe Massé ou auxquel il a participé :

Cantique des Hauteurs, 2005, poèmes, éd. Maelström et City Lights

Guide Phénix du Manga, 2005 (1ère éd.), 2007 (2ème éd.), collectif d'auteurs (direction) éd. Asuka

Musique en forme de Sort, 2007, essai, éd. Manuscrit

Détours et des Troquets, 2008, catalogue d'exposition - collectif d'auteurs (participation), éd. Labo M

Echos de Cimmérie, 2008, collectif d'auteurs sur Robert E.Howard (participation, essai), éd. L'Oeil du Sphinx

Adaptations, préfaces (environ 150 volumes aux éditions Asuka, Delcourt, Calmann-Lévy...) :

Blackjack, Osamu Tezuka, 17 tomes, 2004-2008 (adaptation, préface), éd. Asuka (édition de luxe en cours)

Ludwig B., Osamu Tezuka, 2 tomes, 2007 (adaptation, préface), éd. Asuka

Midnight, Osamu Tezuka, 4 tomes, 2007-2008 (adaptation, préface), éd. Asuka

Les Chroniques d'Arslân, Yoshiki Tanaka, tome 1, 2008, roman (traduction avec Jacques Lalloz), éd. Calmann-Lévy

La Force des Humbles, Hiroshi Hirata, 2008 (adaptation), éd. Delcourt


 

 

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Publié le 3 Novembre 2008

Quel amateur de BD Disney se s'est jamais essayé au dessin de ses héros favoris en reproduisant une case de son histoire préférée ? Fier du résultat obtenu à large renfort de coups de gomme et de crayon maintes fois affuté, l'amateur ose un jour montrer le résultat à ses amis ou à sa famille.

Et là, le jugement tombe, souvent cruel. Personne ne crie au génie, tout juste si un sourire complaisant peut se lire sur le visage de ses proches. Très souvent, l'expérience s'arrêtera net, l'amateur ne persévèrera pas.

Cependant, certains continuent à s'entraîner jusqu'à avoir un jour l'idée de créer leur propre BD. Là aussi de l'idée à la réalisation, il y a un monde ! Il faut au-delà de la simple reproduction d'un dessin, un véritable talent de narrateur, de metteur en espace (d'autres diraient de metteur en scène).

Deux jeunes auteurs Polonais ont récemment franchi le cap avec brio et je souhaitais mettre en avant leur travail.

Le premier a pour nom Fergus, il est né en
1994. Il lit des BD Disney depuis qu'il a 7 ans  et dessine lui-même ses propres BD depuis 2005.

Il s'est, auparavant, longtemps entraîné à copier les artistes professionnels.

En regardant ses dessins, vous comprendrez que son artiste favori est Carl Barks. Sachez que son personnage préféré est Donald Duck.
(case issue de Senility, dessin Fergus, 2008)
L'histoire que je vous propose s'intitule Senility.

Picsou perd la mémoire et part dans un territoire indien pour la retrouver. Il s'agit d'une véritable aventure mêlant des thèmes chers à Barks (perte de mémoire, visite au médecin, recherche d'informations dans les livres, scènes de nature,présence d'un ours, rencontre avec une tribu indienne...).

C'est un récit bien tourné, d'un niveau comparable à celui de bien des BD officielles.

Le dessin est très Barksien. Même si l'on sent des petites maladresses, le geste est là, et il est précis. Les visages sont plutôt réussis.

La version proposée est en anglais (traduite depuis le polonais) et en noir et blanc. Elle se compose de 29 pages.



Vous retrouverez l'intégralité de ses créations, sur son site où il évoque également Carl Barks, à l'adresse suivante :
http://carlbarks.pl/komiksy_moje.htm




Le second auteur et dessinateur se prénomme Rysownik.

Il est également né en 1994 et lit des BD Disney depuis qu'il a 7 sept ans. The Nordish Ring est sa toute première première BD.

Il ne vous faudra pas longtemps pour deviner que son maître es-canards est Keno Don Rosa dont il vénère le style.
              
(case issue de The Nordish Ring, dessin Rysownik, 2008)
L'histoire proposée ici s'intitule : The Nordish Ring. Il s'agit d'une nouvelle chasse au trésor qu'entreprend Picsou pour retrouver un anneau viking perdu. Gripsou est de la partie ainsi qu'un nouveau personnage créé par l'auteur et dessinateur. Il s'agit de Lucius Francis, le neveu d'un ancien chercheur d'or que Picsou a connu au Klondike.

L'initiative de créer un nouveau personnage mérite d'être signalée, car peu de jeunes dessinateurs se risquent à en créer par peur de ne pas leur donner assez de profondeur. Ici le personnage est bien introduit et il possède une certaine épaisseur

L'humour décalé et le graphisme font penser à du Don Rosa. Certes, le trait n'est pas encore assez affirmé et certaines erreurs (tailles, perpective) ne permettraient pas la publication dans une revue commerciale, mais le talent est déjà perceptible.

L'effort particulier pour la mise en couleur est également à souligner. Les couleurs sont souvent très bien choisies et elle font particulièrement bien ressortir l'action de chaque case.


Vous retrouverez quelques unes de ses créations sur son site DeviantArt à l'adresse suivante :
http://rysownik.deviantart.com/ et la BD en VO ici http://www.piersciennordow.yoyo.pl/


L'exemple de ces deux jeunes créateurs montre une fois de plus que la BD Disney reste une valeur sûre aux yeux des jeunes européens. Il est heureux que certains d'entre eux aient envie d'y trouver un moyen d'expression.

A l'heure où Keno Don Rosa annonce sa retraite, il est rassurant de voir que des jeunes sont prêts à prendre la relève même si, une fois devenus adultes, beaucoup orienteront leur carrière loin des BD Disney. Mais on peut toujours rêver : et si un futur grand auteur de BD Disney se cachait derrière Fergus ou Rysownik ?




Liens utiles :
http://carlbarks.pl/komiksy_moje.htm
http://rysownik.deviantart.com/
http://www.piersciennordow.yoyo.pl/

J'adresse mes vifs remerciements à Fergus et Rysownik qui m'ont donné leur accord pour diffuser une de leur BD sur le blog Pmspg. Si vous aussi vous avez réalisé des BD Disney qui n'ont pas encore été publiées, faites vous connaître !

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Publié le 19 Août 2008

En tant que fans de BD Disney, vous connaissiez bien entendu Carl Barks, le créateur de Picsou et de bien d'autres canards, qui est l'un des plus grands artistes du monde de la bande dessinée. Mais, vous ne saviez peut-être pas qu'il était aussi un personnage de BD.


Débutons par des auto-portraits ou plutôt des auto-caricatures qui ont été publiées dans des magazines, des livres d'études sur ses œuvres, ou dans des fanzines.

 
Couverture de Carl Barks and the Art of Comic Book (1981)

 

Couverture de Carl Barks and the Disney Comic Book (2006)
Voir l'article sur le livre Carl Barks and the Disney Comic Book

 

Dessin paru dans The Duckburg Times n°10-11 (1981)



Continuons avec ci-dessous un auto-portait qui figurait en en-tête des courriers du Carl Barks Studio (malheureuse aventure où Carl Barks à la fin de sa vie s'était associé à des individus peu scrupuleux et qui a fini par un procès)



Carl Barks qui a toujours aimé dessiner des personnages humains manie fort sympathiquement l'art de l'auto-dérision.

Mais ces caricatures ne sont pas son premier essai. Il s'est déjà mis en scène dans ses propres créations.

D'abord de façon plutôt discrète. Dans l'histoire Turkey Trouble / Dinde en péril  (
W WDC 75-01) à la page 4 de la version originale, apparaît sur une boîte de conserve la mention "Barks Dog Soup". Voir zone entourée dans la case ci-dessous.

Case issue de Walt Disney's Comics and Stories n°75 (1946)

Le jeu de mot entre le nom de Barks et le mot "dog /chien" est assez évident puisque en anglais "to bark" veut dire "aboyer".




Ensuite, toujours aussi discrètement, Barks se caricature.

En 1948, dans Sheriff of Bullet Valley / Le shérif de la vallée des balles  (
W OS 199-02 ), Carl Barks place une affiche où sa tête est mise à prix dans le bureau d'un shériff.

Il reproduit ici un dessin fait par un collègue alors qu'il travaillait aux Studios Disney comme intervaliste.







Mais c'est dans une histoire qu'il a écrite en 1955 et qui a été publiée pour la première fois dans Walt Disney's Comics and Stories n°188 (1956) The Olympic Hopeful / Donald aux jeux olympiques ! ( W WDC 188-01 ) qu'il ose véritablement se mettre en scène.
 

Cases issues de Picsou Magazine 439 (Août 2008)


Il apparaît dans cette histoire comme un lanceur de javelot nommé Fulldrip Pulpbugle en VO (Hector Pourfenlair en français) qui échoue à lancer son javelot à cause d'un rhume des foins. Barks se moque ici de ses propres problèmes de santé qui l'avaient amené à quitter les studios Disney avant qu'il se consacre à la BD.



En 1956, dans The Christmas Cha Cha/ Un cha-cha-cha endiablé ! (W DG 26-01) il placarde sur un mur de Donaldville un nouvel avis de recherche.

Un peu comme s'il s'agissait d'une mise à jour de l'avis de 1948 dans
Sheriff of Bullet Valley.


Case issue de Picsou Magazine 430 (Novembre 2007)





D'autres auteurs et dessinateurs ont fait un clin d'œil à Carl Barks dans leurs histoires ou dans leurs dessins.



Ainsi, sur la couverture du n°78 de Walt Disney's Comics and Stories (1947) attribuée à Walt Kelly (ou à Carl Buettner) voit-on écrit sur la caisse en bois "Bark's Jiffy Chicken Dinner". Il s'agit peut-être d'une allusion aux repas pris sur le pouce par Barks et plus probablement à l'élevage de poulets que Barks a monté.


 
 

En 1987, Keno Don Rosa, reproduit dans son histoire Cash Flow / L'Argent liquide ( AR 106 ) l'affiche de 1956, dans The Christmas Cha Cha/ Un cha-cha-cha endiablé !


 

Case issue de Picsou Magazine 319 (Août 1998)




L'année suivante, Don Rosa dessine un autre portrait de Carl Barks dans The Crocodile Collector dans / La chasse au croco du Nil (AR 125). Cette fois, le portrait de Carl Barks est sculpté sur la première pierre d'une colonne d'un temple perdu.

Case issue de Picsou Magazine 326 (Mars 1999)


Par la suite, et à plusieurs reprises, le nom de Carls Barks apparaît dans les histoires de Don Rosa. Voir
Calisota On Line pour plus de précisions.




Dans The Fall of New AtlantisKT 0990 ), une histoire de La Bande à Picsou (DuckTales) crée par Marv Wolfman, Cosme Quartieri et Robert Bat en 1990, un personnage, du nom de Savin Cash, qui est le banquier de Gripsou a les traits de Carl Barks.

 Cases issues de DuckTales featuring Scrooge's Quest by Marv Wolfman (2007) 

 
 



En 1992, sur un scénario de Rudy SalvagniniGiorgio Cavazzano croque "The Duck man"  avec un nez à la Mickey dans l'histoire intitulée Zio Paperone e l'uomo dei paperi  / Le maître des canards ( I TL 1919-C ).


Cette histoire est un véritable hommage à Carl Barks, puisqu'elle raconte de façon romancée sa rencontre avec les personnages à qui il a donné vie pendant tant d'années.
 

Planche issue de Picsou Magazine n°386 (2004)





En 1997, Pat McGreal et Vicar ont subrepticement repris le lanceur de javelot de l'histoire de Carl Barks et en ont fait un sauteur à la perche dans The Calisota Cup / Donald gagne la coupe ( D 95165 )

 

Cases issues de Super Picsou Géant n°86 (1998)




Après sa mort en 2000, plusieurs artistes lui ont rendu hommage en l'intégrant à leurs histoires.

En 2003, dans une histoire de Janet Gilbert dont Donald est le héros, The Onion Rose / La vie en rose ( D 2002-229 ), Francisco Rodriguez Peinado dessine un vieil homme qui peint, sur une barque, un tableau représentant Picsou.


Cet homme, c'est Carl Barks, avec une truffe en guise de nez.

 Cases issues de Super Picsou Géant n°121 (2004)

 

 

Un cas particulier à signaler :

Une histoire de Carl Barks, qui devait être publiée dans WDC&S #144 en 1952, avait été refusée par son éditeur de l'époque, Western Publishing. Il s'agissait de l'histoire Queen of The Apple Festival qui n'a depuis jamais été publiée et dont les originaux ont été perdus.

Cette histoire de jalousie où Daisy s'en prend à Donald qui est subjugué par la Reine de beauté du Festival des pommes de Donaldville avait été jugée par Chaise Craig comme inappropriée pour un personnage féminin et trop violente pour les enfants.

Afin de recréer cette histoire imaginée par Carl Barks, Geoffrey Blum a repris le scénario et Daan Jippes l'a mis en images.

Pour rendre hommage à Barks
ils ont introduit dans l'histoire un producteur de pommes qui a les traits du maître.

Cette histoire connue sous le nom de Golden Apples / Course à la pomme d'or ! (
D D 2002-012 ) a été publiée pour la première fois en 2007.
 
 

Case issue de Picsou Magazine 439 (Août 2008)

 
 

 null En 2009, dans une histoire intitulée Captain Duckburg / Le retour du Captain Duck ( D/D 2001-020 ) écrite par Geoffrey Blum et dessinée par Carlos Mota, Picsou demande à Donald d'aller interviewer le créateur de Captain Duckburg afin de relancer les ventes d'un de ses journaux. Le créateur de Captain Duckburg a les traits de Carl Barks. De nombreux clins d'oeil à sa vie sont présents dans l'histoire : son gag dans le dessin animé de Donald "Modern Inventions" (voir ci-contre), des cadres affichant son premier scénario, son premier chèque et sa première lettre de fan, une référence à son histoire Lost in the Andes / Donald perdu dans les Andes (W OS  223-02) (voir ci-dessous), pour ne citer que les plus visibles.
  Case issue de Super Picsou Géant n°151 (Mai 2009) 
 

   null

Cases issues de Super Picsou Géant n°151 (Mai 2009)

 

Signalons également :


- The Mascot / La mascotte (
D 2007-003 ) de Sune Troelstrup et Vicar où le Barks sportif et maladroit apparaît.

- Zio Paperone e il vortice del tempo
I TL 2715-1 ) de Carlo Panaro et Paolo De Lorenzi où apparaît Barks dans une BD hommage qui lui est consacré pour les 60 ans de Picsou.

Christmas In Duckburg (W CP    9-01) de Bob Gregory et Carl Barks où le nom de GARÉ, la femme de Barks est mentionné comme nom d'une boutique dans la deuxième case de l'histoire.

The Money Well  (
W US   21-02) de Carl Barks, où apparaît page 26 dans la 5ème case un panneau signalant une ville où l'on ne lit que les 3 premières lettres "SAN", une allusion à SAN JACINTO où Barks s'était installé après sa démission des Studios Disney.

- Sagmore Springs Hotel ( W WDC 206-02 )de Carl Barks, où apparaît dans la première case de l'histoire un sac de pommes de terre portant la mention "San Jacinto Spuds", autre allusiuon à la ville où vécu Barks.




La liste n'est peut-être pas complète. Si vous rencontrez d'autres BD Disney avec Carl Barks en personnage, n'hésitez pas à me les signaler.


Enfin, pour terminer, un autre grand dessinateur de Disney s'est croqué lui même, il s'agit de Giorgio Cavazzano qui, dans une histoire publiée en 1978 et écrite par Giorgio Pezzin joue son propre rôle. Il s'agit de Topolino e gli incontri falsificati (dal solito tipo) / Mickey et les mystères du traductoscope (I AT 262-A)

 

Planche issue de Super Picsou Géant 98 (Juillet 2000)




Sources : 
Mémoire D.E.A. ès Littérature Américaine d'Olivier BORDIER, 1997
Carl Barks and the Art of Comic Book by Michael Barrier, 1981
Inducks
Calisota On Line


Ajouts de la référence au Carl Barks Studio, des références à Christmas In Duckburg, The Money Well et Sagmore Springs Hotel le 01/05/2009. Ajout référence à Captain Duckburg le 10/05/2009.
 

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Publié le 4 Mai 2008


Pour fêter le 100ème article du blog, parler de l'oeuvre de Carl Barks me semblait tout à fait indiqué. Voici donc quelques informations sur un Barks assez méconnu.

 

Au début de sa carrière de dessinateur, Carl Barks « l'homme Canard » ne s'est pas consacré exclusivement à l'univers Disney.


Entre 1943 et 1947 il a dessiné 33 histoires avec des personnages de Walter Lantz (Andy Panda), Leon Schlesinger (Porky Pig), de la Metro Goldwyn Mayer (Happy Hound -Droopy- et surtout Barney Bear et Benny Burro).
  


 
 Un livre intitulé Barks Bear Book publié en 1979 rassemble toutes ces bandes dessinées, dans une reproduction en noir et blanc.

 

Tout amateur de Barks sera intéressé par la lecture de ces histoires et plus particulièrement celles de Barney Bear et Benny Burro.

 

En effet, ces deux personnages sont ceux que Carl Barks a le plus travaillé. Nombreux sont les inconditionnels de Barks qui feront un lien entre d'une part Barney Bear et Donald et d'autre part Benny Burro et les neveux de Donald.

 

Barney Bear est en apparence plus adulte que Benny. Il est plus grand que lui, mais il est un peu soupe-au-lait, très instinctif, souvent maladroit et malchanceux.

 

Benny Burro est plus petit, plus craintif et peureux mais, en fait, plus réfléchi et plus malin que son compère. C'est souvent lui qui sauve Barney du pétrin dans lequel il s'est involontairement plongé.

 

Le duo comique que forment ces deux personnages ressemble fort au « bi-pôle » formé par Donald et ses neveux.

 

Par ailleurs, même s'il s'agit de personnages bien différents et créés par d'autres dessinateurs, le style de Barks transparaît dans ces bandes dessinées : le cadrage des cases, le mouvement de ses dessins, les expressions des visages des personnages qinsi que les personnages secondaires sont ceux auxquels sont habitués les lecteurs de son univers disneyen.

 

Le lecteur attentif reconnaîtra dans les dessins de Carl Barks quelque parenté entre personnages apparaissant dans ses BD non Disney et ses BD Disney.

 

En voici quelques illustrations :

 

→ Comparaison entre l'ours de Porky of the Mounties et l'ours de The Goldilocks Gambit / Les trois ours (W WDC 110-02) : L'attitude de l'ours même si elle diffère dénote une certaine ressemblance dans la façon d'impressionner son adversaire.


(Case issue de Barks Bear Book 1979 ©Warner Bros)


(Case issue de Picsou Magazine n°324 de Janvier 1999)

 

 

→ Comparaison entre l'ourson de Porky of the Mounties et l'ourson de Christmas on Bear Mountain / Noël sur le mont Ours (W OS  178-02) : Il s'agit bien entendu de deux oursons différents mais qui gardent un aspect "ourson en peluche" qui les rend adorables.

 

(Cases issues de Barks Bear Book 1979 ©Warner Bros)

(Cases issues de Picsou Magazine n°431 Décembre 2007)

 

  

→ Comparaison entre l'élan de The Merry Moose Hunters et l'élan de The Custard Gun / La crème des chasseurs (W WDC 183-01) : Tant dans la surprise que dans la colère les élans des deux histoires ont une ressemblance qui n'est pas fortuite !

 

(Cases Noir et Blanc issues de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

(Cases en couleurs  issues de Picsou Magazine 352 Mai 2001)

 

 

→ Comparaison entre Benny Burro de Serenade for a Senorita - To ski or not to ski - The sound of his Horn,  et les ânes de The Tenderfoot Trap / Les rats du désert (W WDC 207-01) : Bien entendu, Carl Barks ne recrée pas une histoire de Benny Burro et les ânes de cette histoire ne parlent pas, mais leur silhouette rappelle assez bien celle du compère de Barney Bear.

 
 
 
 
 

  (Cases Noir et Blanc issues de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

(Cases en couleurs  issues de Picsou Magazine 372 Janvier 2003)

  

 

Comparaison entre la Señorita de Serenade for a Senorita  et celle de In Old California ! / Retour en Californie (W OS  328-02) : Ici, les yeux de biche et le romantisme mexicain du XIXème siècle sont puisés à la même source.


(Case issue de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

 


(Case  issue de Picsou Magazine 313 Février 1998)

 

 

 

(Case  issue de Picsou Magazine 313 Février 1998)

 

 

Comparaison sur le thème de la sérénade entre Serenade for a Senorita  et Terrible Tourist / Terrifiant touriste ! (W WDC 248-01) : Même si la scène est un grand classique de la littérature hispanique et des comics, il est amusant de voir qu'elle a inspiré Barks deux fois.

(Case issue de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

(Case  issue de Picsou Magazine 424 Mai 2007)

 

 

Comparaison sur le thème de la pêche entre The Compleat Anglers  et Land of the Pygmy Indians / La terre des Indiens Pygmées ! (W US   18-02)Les poissons ne sont pas les mêmes, la méthode de pêche non plus, mais les scènes ont bien quelque chose en commun.

 

(Cases issues de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

(Cases  issues de Picsou Magazine 377 Juin 2003)

 

Comparaison sur le thème des querelles de voisinage entre, d'une part, Riches, Richies in the Wall et d'autre part, Good Neighbors / Gentils voisins (W WDC  38-02) et Unfriendly Enemies/ Énnemis pour la vie  (W WDC 289-02) : Les relations entre Mooseface et Barney Bear tournent au cauchemar obsessionnel, tout comme celles de Donald et Lagrogne. Le thème de la clôture en bois séparant les deux propriétés est également repris.

(Case issue de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

 

(Case  issue de Picsou Magazine 370 Novembre 2002)

 


(Case issue de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)

(Case  issue de Picsou Magazine 373 Février 2003)

 


 

 

Une allusion à Mickey dans Klipto Kleppo Strikes again : Le personage de Klepto Klippo (ou Klipto Kleppo, les deux orthographes existent) voleur notoire est le sosie du gentil Mickey, en plus grand et avec un long cou. Est-ce un reste des rivalités entre studios ou un clien d'oeil de l'Homme-Canard ?

(Cases issues de Barks Bear Book 1979 ©Loew's Inc)


 

 

  • Le clin d'œil de Keno Don Rosa

 

Pour terminer cette évocation du travail de Carl Barks hors de l'univers Disney et de façon à boucler la boucle, je vous propose de revoir quelques cases de l'histoire écrite et dessinées par Keno Don Rosa : The Crocodile Collector / La chasse au croco du Nil (AR 125).

 

Don Rosa n'est jamais avare de clins d'œils à l'œuvre de Barks. Dans cette histoire, il en fait un particulier à l'œuvre non Disney de son maître.

 

En effet, cette aventure débute dans un zoo pas comme les autres. En bonne place, au milieux des animaux extraordinaires figurent Barney Bear, Benny Burro et Andy Panda ! Les aviez-vous remarqués ?


Barney Bear

Benny Burro

Andy Panda

(Cases  issues de Picsou Magazine 326 Mars 1999)

  




Conclusion :

 

L'œuvre non Disney de Carl Barks reste méconnue. Elle mérite d'être lue et appréciée car, quels que soient les personnages à qui il ait prêté son crayon, Carl Barks a toujours donné à son œuvre une dimension propre, un style, un humour, un sens du scénario et du gag.

 

Même s'il a réutilisé plusieurs de ses idées initiales issues de ses histoires non Disney dans ses histoires de Donald et Picsou, il n'a jamais strictement réutilisé le même scénario ni les mêmes gags ni les mêmes dessins.


Son habileté a été de savoir adapter à de nouvelles situations des idées déjà mises en dessin. Son talent faisant le reste...

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Publié le 24 Mars 2008

wanda-gattino-retrato-25-.jpg
Wanda Gattino

Une interview de Wanda Gattino par Pmspg
(9 mars 2008)
 
 
Le jeu de mot avec le titre du film (A Fish called Wanda) sorti en 1988 nous semblait fort approprié pour faire plus ample connaissance avec Wanda Gattino.


Ce dessinateur de BD, disciple du regretté Daniel Branca, est en train de se faire une renommée à travers son blog (
voir article) en expliquant comment il s'y prend pour dessiner ses canards.


Pmspg souhaitait en savoir plus sur ce dessinateur. Ce dernier a bien voulu répondre à nos questions.
 
 


Pmspg : Wanda, on dit que tu es argentin et que tu vis en Espagne. Est-ce vrai ?
 
Wanda Gattino : Oui, je suis argentin, je suis né dans une petite ville de l’intérieur du pays appelée La Falda. Mes parents sont italiens, originaires de Tarcento, près d’Udine. Mais, (même si on le dit dans de nombreux commentaires) je ne vis pas en Espagne. Je n’y suis que de passage, je vis en Argentine et au Brésil (mon épouse et mon fils sont brésiliens).
 
 
Pmspg : Pourquoi as-tu choisi une carrière de dessinateur ? Est-ce un rêve d’enfant ?
 
Wanda Gattino : Oui, c’est un rêve d’enfant, et je me considère très très chanceux de l’avoir réalisé.
                            
 
Pmspg : Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de travailler pour Disney ?
 
Wanda Gattino : Depuis que je suis petit j’ai admiré et je continue à admirer Carl Barks et son style. Ensuite, j’ai eu la chance de rencontrer Daniel Branca et de travailler pas mal d’années avec lui. Je me suis rendu compte que Daniel Branca avait capté à la perfection l’esprit de Barks. Il m’a enseigné les secrets du style et la manière d’agir de Donald étant donné qu’il avait beaucoup étudié le style de Barks. Aujourd’hui, j’essaie de maintenir vivant le style de Branca, parce qu’il me semblait parfaitement complémentaire aux histoires de Barks. J’essaie de maintenir cet esprit, et quand je dessine j’ai en tête ses expressions et attitudes, bien qu’il soit impossible d’atteindre la qualité du maître. J’essaie de maintenir le Donald de l’époque ancienne, je sais que c’est impossible de le faire à l’identique puisque chaque artiste a ses particularités, mais j’essaie de maintenir cet esprit classique pour tous les lecteurs à qui il plaît.
 
 
 
Pmspg : Dessines-tu d’autres personnages que des personnages Disney ?
 
Wanda Gattino : Il y a longtemps, j’ai dessiné des personnages de Hanna Barbera et Warner Bross, mais très peu.
 

Pmspg : Pourquoi ne dessiner que des canards ? Tu n’aimes pas les souris ?
 
Wanda Gattino : Je n’ai jamais essayé de dessiner des souris, je me suis toujours identifié à Donald (celui de Barks) et je suis très heureux avec ce personnage. Peut-être qu’un jour, j’essaierai de dessiner des souris… ou peut-être pas.
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Pmspg : T’arrive-t-il de choisir les scénarios que tu mets en images ?
 
Wanda Gattino : Je ne peux pas toujours, mais quand je le peux je choisis des histoires en extérieur et en pleine nature, car je n’aime pas dessiner des villes. J’ai un penchant pour les histoires d’aventures ou classiques, je n’aime pas les histoires policières ou qui se passent à l’intérieur de bâtiments.
 
 

Pmspg : Comment choisit-on un dessinateur pour une histoire ?
 
Wanda Gattino : Normalement un dessinateur professionnel doit pouvoir tout dessiner, mais chacun a ses caractéristiques personnelles, et donc, parfois on le choisit parce qu’il s’adapte mieux à un type d’histoire, et d’autres fois on le choisit pour sa rapidité à travailler, car tous ne travaillent pas pareil, et parfois le temps pour livrer le matériel est très court et dans ce cas on apprécie un dessinateur rapide.(Malheureusement, je fais partie des plus lents)
 
 
 
Pmspg : Communiques-tu avec le scénariste pendant ton travail ?
 
Wanda Gattino : Quand c’est un grand projet et qu’il a plusieurs chapitres, je me réunis avec lui (physiquement ou par messagerie) et les thèmes sont traités en commun. Mais aussi, très souvent je dessine l’histoire complète sans communiquer avec lui, car il existe une confiance mutuelle et que chacun connaît la manière de travailler de l’autre.
 
 
 
Pmspg : Avec quels scénaristes as-tu le plus de complicité ?
 
Wanda Gattino : J’apprécie travailler avec la plupart d’entre eux (la majorité) mais en principe je m’identifie fortement aux histoires de Byron Erikson.
 
 


Case encrée faisant partie de l'histoire "Le secret de l'alchimiste" (D 2007-058)

Pmspg : Combien de temps te faut-il en général pour dessiner une histoire de 10 pages ?
 
Wanda Gattino : Et bien, comme je te le disais plus haut, je fais partie des plus lents, mais il faut tenir compte du fait que j’encre toutes mes histoires, ce qui fait que pour réaliser 10 pages il me faut un mois complet avec beaucoup de travail.
 
 
 
 
 
Pmspg : Communiques-tu avec les coloristes une fois ton travail terminé ?
 
Wanda Gattino : Non, c’est un département que je ne connais pas. Quand je peux, j’envoie une référence comme exemple de couleur que je souhaite en particulier, mais ils ne peuvent pas toujours suivre mes indications. J’aimerais beaucoup mettre en couleur mes histoires, mais je n’en ai pas le temps.
 

Pmspg : Tu as écrit quelques scénarios ou scripts. Quelles sensations cela te procure-t-il ? Vas-tu en écrire d’autres ?
 
Wanda Gattino : Oui,j’ai écrit plusieurs scénarios, c’est une sensation merveilleuse. Autant que je peux, j’écris pour moi, j’y travaille davantage ces derniers temps.
 
 
Pmspg : Pourquoi as-tu ouvert un blog récemment ?
 
Wanda Gattino : Parce que je crois qu’il y a beaucoup de gens de talent qui errent dans la vie sans savoir comment canaliser leur potentiel de dessinateur. En particulier, si un artiste recherche à intégrer le monde de Disney, il n’existe pas suffisamment de données techniques pour l’aider à préparer une épreuve (je me réfère à Donald), ou un guide pour prendre en référence la façon dont on travaille. C’est un monde merveilleux mais très difficile à connaître à la perfection, il y a beaucoup de codes spécifiques qui doivent être connus pour atteindre un style affirmé, et par dessus tout, à l’intérieur du même monde, il y a plusieurs tendances. J’essaie pour le moins d’apporter mon aide à propos d’une d’elles.
 
 
Pmspg : Connais-tu la France ?
 
Wanda Gattino : Oui !! Je connais et j’aime la France, mais principalement ses petites villes de l’intérieur… J’aime beaucoup sa côte méditerranéenne, mais si je devais choisir un endroit pour y vivre, je le choisirais au pied des Alpes, dans une ville entre Grenoble et Chamonix (mais seulement en été, bien entendu !! Je n’aime pas le froid)
 
 
 
Pmspg : Merci Wanda pour ta disponibilité et ta gentillesse.
 
Wanda Gattino : Merci à toi de t’intéresser à la diffusion des Bandes Dessinées !!
 

 



En savoir plus :  Le blog Wanda Gattino Comics 
                      
Les BD Disney de Wanda Gattino 
                                     Le Super Picsou Géant n°144 de mars 2008 publie 2 histoires dessinées par Wanda Gattino
                         


Texte original de l'interview :


Pmspg : Wanda, se dice que eres Argentino y que vives en España : es verdad ?
Wanda Gattino : Sí, soy argentino, he nacido en una pequeña ciudad del interior llamada LA FALDA. Mis padres son Italianos , de Tarcento, Udine. No vivo en España ( a pesar de que en muchos comentarios así lo dice) solo estoy de paso en España, pero vivo en Argentina o Brasil ( mi esposa e hijo son brasileros)

 

Pmspg : Porqué has escogido une carrera en los dibujos ? (Es un sueño de niño ? ) 
Wanda Gattino : Sí, es un sueño de niños, y me considero muy muy afortunado de haberlo conseguido

 

Pmspg : Porqué dibujar por Disney ? 
Wanda Gattino : Porque desde pequeño admiré y sigo admirando a Carl Barks y su estilo, Luego tuve la suerte de conocer a Daniel Branca y trabajar muchos años con el. Me di cuenta que Daniel había captado a la perfección el espíritu de Barks , El me enseño los secretos del estilo y la forma de actuar de Donald, ya que Daniel era muy estudioso del estilo de Barks. Hoy intento mantener vivo el estilo de Branca , porque me pareció el complemento perfecto a las historias originales de Barks. Trato de mantener ese espíritu, y cuando dibujo tengo presente sus expresiones y actitudes , aunque es imposible llegar a la calidad del maestro. Trato de mantener el mismo Donald de los viejos tiempos, se que es imposible hacerlo igual, ya que cada artista tiene sus particularidades, pero intento mantener ese espíritu clásico para aquellos lectores que les guste .

 

Pmspg : Dibujas otros personajes que los personajes Disney ? 
Wanda Gattino : Hace muchos años dibujé personajes de Hanna Barbera y Warner Bross, pero muy poco.

 

Pmspg : Porqué dibujar patos ? No te gustan los ratones ? 
Wanda Gattino : Nunca he intentado dibujar ratones, siempre me identifiqué con Donald ( el de Barks ) y me encuentro muy feliz con este personaje... Tal vez un día intente dibujar ratones.... o no.

 

Pmspg : Escoges los escenarios que vas a dibujar ? 
Wanda Gattino : No siempre se puede, pero cuando puedo elijo historias out door y en la naturaleza , ya que no me gusta dibujar ciudades. Me inclino mucho por historias de aventuras o clásicas, no me gustan las historias policiales o dentro de edificios.

 

Pmspg : Como se elige un dibujante para una historia ? 
Wanda Gattino : Normalmente un dibujante profesional debe estar capacitado para dibujar todo, pero cada uno tiene sus características personales, por eso a veces se lo escoge porque se adapte mejor a un tipo de historia, y otras veces se lo escoge por su velocidad para trabajar, ya que no todos trabajan igual, y a veces los tiempos para entregar el material son cortos, por lo que se agradece un dibujante rápido. ( desgraciadamente yo estoy entre los mas lentos)

 

Pmspg : Como comunicas con el guionista durante tu trabajo ? 
Wanda Gattino : Cuando el proyecto es largo y tiene varios capítulos, te reunes con el ( personalmente o vía mail) y se tratan los temas en común. También muchas veces directamente dibujas ´la historia completa sin comunicarte con el, ya que existe confianza mutua y ambos conocen la forma de trabajar del otro

 

Pmspg : Con cuales guionistas tienes mas complicidad ? 
Wanda Gattino : Me siento muy bien trabajando con muchos de ellos (la mayoría) pero principalmente me identifico mucho con las historias de Byron Erikson

 

Pmspg : Cuanto tiempo es necesario para ti para dibujar una historia de 10 paginas ? 
Wanda Gattino : Bueno, como te comentaba mas arriba, soy de los mas lentos, pero hay que tener en cuenta que yo paso a tinta todas mis historias, con lo cual para hacer 10 páginas me lleva un mes completo con mucho trabajo

 

Pmspg : Comunicas con el colorista después de tu trabajo ? 
Wanda Gattino : No, es un departamento que no conozco. Cuando puedo envío alguna referencia como ejemplo del color que quiero en especial, pero no siempre pueden seguir mi indicación.Me gustaría mucho colorear mis historias, pero no me da el tiempo.

 

Pmspg : Has escritos unos escenarios o guiones. Que sensaciones ? Vas a escribir otros ? 
Wanda Gattino : Sí , he escrito varios guiones, es una sensación maravillosa. Siempre que puedo escribo para mi, estoy trabajando mas en ello últimamente

 

Pmspg : Has abierto un blog, porqué ? 
Wanda Gattino : Porque creo que hay mucha gente con talento dando vueltas por la vida sin saber como canalizar su potencial de dibujante. Específicamente si un artista pretende interiorizarse en el mundo de Disney , no existen suficientes datos técnicos para ayudar a preparar una muestra ( me refiero a Donald), o una guía para tomar como referencia de como se trabaja. Es un mundo maravilloso pero muy difícil de conocer a la perfección, hay muchos códigos específicos que deben conocerse para lograr un estilo acertado, y además de todo, dentro del mismo mundo hay varias tendencias. Yo trato de ayudar por lo menos con una de ellas.

 

Pmspg : Conoces Francia ? 
Wanda Gattino : Sí !! conozco y amo Francia, pero principalmente sus pequeñas ciudades del interior... Me gusta mucho su costa Mediterránea, pero si tuviera que escoger un sitio para vivir, elegiría al pié de los Alpes, en alguna villa entre Grenoble y Chamonix ( pero solo en verano, claro!! no me gusta el frío)

 

Pmspg : Gracias Wanda por tu disponibilidad y tu amabilidad.
Wanda Gattino : Gracias por interesarte en la difusión de los comics!!

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Publié le 31 Décembre 2007

 

 

Voici quelques dessins "animés" de nos personnages de BD favoris trouvés sur You Tube.

 

Merci à Donducky pour l'information et à Henrieke Goorhuis pour la mise à disposition des vidéos. C'est une jeune dessinatrice Hollandaise, née en 1990, fan entre autres des personnages de BD Disney. Appréciez le talent !

 

A ce jour elle a déjà vendu à Sanoma une histoire en 1 page qui n'a pas encore été publiée, réalisé une couverture pour le magazine Donald Duck d'octobre 2007 aux Pays Bas (voir ci-contre) et a un projet d'histoire en 2 pages sur un script de Evert Geradts. 

 

Talent à suivre !

 

 

 

 

 

 

 

Sources : YouTube et Mail personnels avec Henrieke Goorhuis

En savoir plus : 
HenriekeKiki sur YouTube
HenriekeKiki sur DeviantArt
Page Inducks

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Publié le 5 Décembre 2007

 

SOIXANTE ET UN NOËLS AVEC ONCLE PICSOU

 (Les commentaires qui suivent sont ceux de Don Rosa, traduits en Français ) 

 

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Ainsi le 12ème poster devrait paraître pour Noël, le véritable et très exact 60ème anniversaire de la première apparition de Picsou ! La première apparition de Picsou s'est produite dans une histoire de Noël ! En fait, le nom choisi par Barks pour son nouveau personnage (dans les originaux américains) était « Scrooge » d’après le personnage de « A Christmas Carol » de Charles Dickens… Le « Ebenezer Scrooge » de Dickens n’était pas particulièrement riche, il était juste cupide et aigri. Si Picsou était apparu pour la première fois à n’importe quelle autre période de l’année, Barks l’aurait probablement prénommé "John Rockerduck (Flairsou)" ou d’un nom qui aurait indiqué un personnage * riche *. Mais Barks a donné à son personnage un nom de Noël… Ainsi donc, je ne pouvais faire autrement que de réaliser ce poster final représentant Picsou en personnage de Noël, créé pour une histoire de Noël. Et c’est maintenant sa soixante et UNIEME apparition pour Noël !

 

NDLR : Don Rosa a eu l’idée de faire du 12ème poster un poster sur le thème de Noël suite à un échange d’e-mails avec le fan de Canards norvégien Sigvald Grøsfjeld webmaster du site http://duckman.pettho.com/ qui avait listé les célèbres histoires de Picsou de Barks qui n’étaient pas présentes dans les 11 premiers posters, y compris des histoires de Noël.  

 

En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre depuis le coin gauche en haut de l'image.

 

 

Case issue de Picsou Magazine n°311 (Décembre 1997)

a) Dans les coins hauts à gauche et à droite de la page apparaissent Picsou offrant à Donald le déguisement d’ours porté dans cette première histoire. « Christmas on Bear Mountain / Noël sur le Mont Ours » (DONALD DUCK FOUR COLOR #178)

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b) Remplissant toute la page au delà, voici la scène où Picsou mène sa parade des « Douze jours de Noël » dans l’histoire «  The Thrifty Spendthrift / L'économe dépensier » (UNCLE $CROOGE #47)

Case issue de Picsou Magazine n°312 (Janvier 1998)

 

 

 

 

  

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c) Un cheval sommairement déguisé en renne, tirant un traîneau loué (visible de l’autre côté de la page) dans « Letter to Santa / La lettre du père Noël »    (WALT DISNEY'S CHRISTMAS PARADE #1)

 

 

Case issue de Picsou Magazine n°332 (Décembre 1998)

NDLR : Remarquez que Don Rosa a recomposé cette scène. En effet, dans l’histoire de Carl Barks, les neveux ne vont pas porter leur lettre au père Noël, puisqu’ils l’ont remise à Donald qui a lui même oublié de la poster.

 

 

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d) Donald tente de tromper Oncle Picsou pour avoir un repas de Noël gratuit en se déguisant lui même en homme d’affaire millionnaire et ami de Picsou dans « Turkey with All the Schemings / Le réveillon des magnats  » (WALT DISNEY'S COMICS AND STORIES #148)

Cases issues de Picsou Magazine n°335 (Décembre 1999)

 

 

 

 

 

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e)  Une scène combinée de « Donald Duck and the Christmas Carol / Album Rose "Donald fête Noël" (1961)  » (LITTLE GOLDEN BOOK #D84) publié en 1960. Barks a réalisé les dessins pour ce livre d’histoires illustrées pour enfants racontant que les neveux de Picsou se déguisent en Fantômes des Noëls Passé, Présent et Futur et font vivre à leur oncle l’histoire qui arrive à son homonyme dans le conte de Dickens. 

Illustrations issues de Donald Duck and the Christmas Carol (1960)

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f) Un arbre de Noël géant hissé en haut d’une Grande Roue près de l’Hôtel de Ville de Donaldville dans « Christmas in Duckburg / Les mésaventures d'un sapin de Noël » (WALT DISNEY'S CHRISTMAS PARADE #9)


Cases issues de Picsou Magazine n°383 (Décembre 2003)

 

 

 

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g) Un train en modèle réduit sauve un peu d’argent perdu par Picsou dans « A Christmas for Shacktown / Noël pour Pauvreville »   (DONALD DUCK FOUR COLOR #367)

 Cases issues de Picsou Magazine n°347 (Décembre 2000)

 

 

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h) Nos canards se réjouissent d’un Noël blanc (dû à des cendres volcaniques) sur une île tropicale à la recherche de perles noires dans «The Black Pearls of Tabu Yama / Noël à Disneyland » (CHRISTMAS IN DISNEYLAND #1)

 

 Cases issues de Picsou Magazine n°395 (Décembre 2004)

 

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i) Une recherche sous-marine pour retrouver un paquebot coulé dans « Search for the Cuspidoria / 20000 cadeaux sous les mers ! »   (WALT DISNEY'S COMICS AND STORIES #172)

 Cases issues de Picsou Magazine n°411 (Avril 2006)

 

 

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j) Picsou forçant Donald à se déguiser en Père Noël au rabais pour tromper Riri Fifi et Loulou dans « Letter to Santa / La lettre du père Noël »    (WALT DISNEY'S CHRISTMAS PARADE #1)

 

Case issue de Picsou Magazine n°332 (Décembre 1998)

NDLR : Là aussi, Keno Don Rosa a recomposé la scène. Dans l'histoire originale, on ne voir pas Donald habillé en père Noël et assis sur le traineau loué. 

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* Scène Centrale

Un image « générique » d’un Picsou souriant, portant une couronne de Noël faite de dollars.

 

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LE COIN DU CHASSEUR DE DUCK

Regardez en haut des chapeaux de quatre des douze tambours, dans le coin gauche, en haut.

 

 

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Les commentaires de Don Rosa en anglais :

"Poster 12 - Sixty-One Christmases with Uncle $crooge"

As the 12th pin-up would appear at Christmas, the true and exact 60th anniversary of $crooge's first appearance! The first appearance of $crooge was in a Christmas story in a Christmas issue! In fact, Barks' name for his new character (in the American originals) was "Scrooge" after the character in Charles Dickens' "A Christmas Carol"... Dickens' "Ebenezer Scrooge" was not especially wealthy, he was just greedy and sour. If $crooge McDuck had first appeared in a story at any other time of year, Barks probably would have named him "John Rockerduck" or a name indicating a *wealthy* character. But Barks had given his character a Christmas name... So my answer was to have the "big finish" pin-up spotlight $crooge McDuck as a Christmas character created for a Christmas story. And this is now his sixty-FIRST Christmas appearance!

Don Rosa got the idea of making the 12th poster a Christmas poster from an e-mail exchange of ideas with the Norwegian Duckfan Sigvald Grøsfjeld (WEB-master of these pages!!!) who listed the famous Barks $crooge stories that wasn't featured in the first 11 pin-ups - including several Christmas stories.

Clockwise from top-left:

In the upper left & right corners of the page appear $crooge offering Donald the Bear disguise worn in that first story Christmas on Bear Mountain (DONALD DUCK FOUR COLOR #178)

Spanning the entire page below that is the scene of $crooge leading his parade of the "Twelve Days of Christmas" from the story The Thrifty Spendthrift (UNCLE $CROOGE #47)

A horse poorly disguised as a reindeer, pulling a rented sled (seen on the opposite side of the page) in Letter to Santa (WALT DISNEY'S CHRISTMAS PARADE #1)

Donald tries to trick Uncle $crooge out of a free Christmas feast by disguising himself as a fellow millionaire businessman in Turkey with All the Schemings (WALT DISNEY'S COMICS AND STORIES #148<)/LI>

A combined scene from Uncle Scrooge's Christmas Carol (LITTLE GOLDEN BOOK #D84) published in 1960. Barks provided the art for this illustrated children's storybook about $crooge's nephews disguising themselves as the Ghosts of Christmas Past, Present & Future and causing their uncle to experience the Dickens story of his namesake character.

A giant Christmas Tree being hoisted atop a Ferris Wheel next to Duckburg City Hall in Christmas in Duckburg (WALT DISNEY'S CHRISTMAS PARADE #9)

A toy-train rescues some of $crooge's lost money in A Christmas for Shacktown (DONALD DUCK FOUR COLOR #367)

The Ducks enjoy a white Christmas (due to volcanic ash) on a tropical island while hunting black pearls in The Black Pearls of Tabu Yama (CHRISTMAS IN DISNEYLAND #1)

A submarine search for a sunken ocean liner in Search for the Cuspidoria (WALT DISNEY'S COMICS AND STORIES #172)

$crooge forcing Donald to dress up as a cut-rate Santa Claus to fool Huey, Dewey and Louie in Letter to Santa (WALT DISNEY'S CHRISTMAS PARADE #1)

Central scene:
A "generic" picture of a smiling $crooge wearing a Christmas wreath made out of $

D.U.C.K.-SPOILER:
Look at the top of the hats of four of the twelve drummers, at the upper left corner.

 

 

 

 

  

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