Publié le 18 Mai 2007

 

 

 

Donald l’imposteur ou l'impérialisme raconté aux enfants d’Armand Mattelart et Ariel Dorfman publié en France en 1976 aux Editions Alain Moreau dans la collection Textualité est la traduction de « Para leer al Pato Donald » publié au Chili en 1971. Cet ouvrage traduit à travers le monde se veut un pamphlet contre l’invasion culturelle que représente Disney et plus particulièrement les bandes dessinées Disney. Il a été réédité en version originale en Argentine en 2002.

 

 

Un an après l’élection du président Allende en 1970, la ferveur révolutionnaire est intacte et l’idéologie marxiste est fortement présente dans la population chilienne. Ariel Dorfman, voit dans les BD Disney une industrie de mass media qui permet aux Etats-Unis de diffuser leur vision du monde et l’idéologie capitaliste. Il fait à partir d’un échantillon d’une centaine de magazines (50 Disnelandia, 14 Tribilin, 19 Tio Rico et 17 Fantasias) une analyse des relations enfants/adultes, oppresseurs/opprimés et envahisseurs/autochtones dans les BD Disney.

 

 

Si l’analyse présentée a le mérite de porter un regard « nouveau » (à l'époque) sur la BD Disney, il me semble nécessaire de relever quelques points critiquables.  

 

 

 

A la lecture du livre, on pourrait penser que Walt Disney était responsable de toutes les BD. Or, même si la signature « Walt Disney » apparaît sur chaque BD, on sait qu’il n’a presque jamais travaillé sur des histoires,  le nom Walt Disney étant plus une marque qu’un nom d’auteur. A travers des interviews de Carl Barks, on sait également que Walt Disney lui-même prêtait peu d’attention aux comics.

 

Mais même si l’on prend Walt Disney au sens de la société Disney, on sait qu’elle octroie des licences et ne contrôle pas directement les productions de BD. De plus, comme souligné dans le livre, une bonne part de la production est réalisée en dehors des Etats-Unis (Europe, Amérique du Sud). En ce sens, la généralisation du discours ramenant toutes les BD à une origine unique ne saurait être probante. Il est navrant, également de passer à travers le fait que des centaines de dessinateurs et scénaristes à travers le monde ont créé des BD estampillées Disney, avec leur style, leur humour, leurs références. De même, à l’époque où le livre est publié, les BD Disney existent déjà depuis 40 ans, elles ont donc forcément évolué en fonction de leur époque, et ne sont pas monolithiques.

   

Bref, l’étude semble avoir été menée par des personnes qui n’étaient pas spécialisées dans les BD Disney et qui n’ont pas forcément étendu leur domaine d’enquête au delà du Chili.

 

Un problème de base particulier : l’étude a été menée sur des histoires traduites de l’anglais en espagnol. Dans la version française, une traduction maison a été faite depuis la version espagnole. Bref, pour rester dans la thèse de la volonté d’hégémonie de Disney, il aurait été plus percutant de prendre en compte les textes des versions originales afin de mieux cerner les intentions. Le remodelage des textes à la sauce chilienne de cette époque a pu induire des allusions dans les textes traduits qui n’étaient pas présentes dans les versions originales.

 

    

Au niveau des thèmes développés, le thème de l’absence de relations filiales mérite un détour. Certes, il y a peu de pères et de mères biologique dans les BD Disney. Mais est-ce dû à une volonté perfide de déstructurer les rapports adultes / enfants ou plutôt à une volonté d’éviter de mentionner des rapports familiaux afin de permettre de sortir plus facilement du réel (n’oublions pas qu’il s’agit de Comics), d’exacerber, voire de caricaturer, les relations entre les personnages ? 

 

 

 

Avec des relations familiales plus lâches, les scénaristes sont ainsi plus libres, d’ajouter ou de retirer des personnages d’une histoire à l’autre sans avoir la contrainte d’expliquer pourquoi ils ne sont pas présents.

 

Les neveux confiés à Donald, par exemple, sont apparus pour renouveler les gags de ce personnage. Comme il n’était pas père, il était amusant de voir comment il se débrouillerait avec des gamins. N’étant pas les siens, il fallait qu’il ait une bonne raison pour les garder, on en trouva une (voir article sur l’arrivée des neveux dans la vie de Donald) : Faire de Donald un oncle !

 

 

 

Les neveux de Donald ont souvent l’air plus adultes que lui. L’inversion du rapport adulte-enfant est chez Disney et ailleurs un des ressorts du comique. Y voir un message disant aux enfants qu’ils valent mieux que les adultes, que le monde des adultes est fou et qu’il vaut mieux qu’ils restent des enfants  n’est pas sérieux.

D’une façon générale, dans l’exposé de ce livre, les BD sont trop prises au premier degré, comme s’il s’agissait d’œuvre littéraires ou d’essais politiques. Dans les BD Disney, n’oublions pas que tous les personnages sont des caricatures, comme dans les farces classiques. Tout ce qu’ils disent n’est pas forcément la pensée de leur auteur. Souvent les auteurs mettent dans la bouche des personnages l’inverse de ce qu’ils pensent de façon à le dénoncer. Prendre au premier degré des remarques d’humour est la principale faiblesse de la démonstration des auteurs. Ils ne prennent pas assez de recul avec le sujet étudié et cela les mène à des conclusions d’une portée plus faible, car biaisée par une vue partielle (et partiale) du sujet.

 

 

 

 

  

Un point d’accord tout de même : la faible représentation du travail. Beaucoup d’idées se transforment en produit instantanément, comme si le travail de transformation était automatique et ne posait aucun problème. On voit parfois des usines, mais peu d’employés.

Doit en en déduire qu’il y a une volonté d’occulter la pénibilité du gain de l’argent et de vanter l’argent facile ?

 

 

A mon sens, il s’agit davantage de raccourcis narratifs et de la méconnaissance du monde de l’entreprise qu’ont les dessinateurs et scénaristes. Il est plus facile de représenter le secteur marchand car chacun est en contact direct avec lui que de représenter un milieu industriel dont peu de gens savent comment il fonctionne.

 

 

 

On peut également s’accorder avec Dorfman et Mattelart que les personnages Disney (Grand-Mère Donald mise à part) sont plus souvent montrés en train de consommer que de travailler.

Mais le travail est-il aussi intéressant à narrer que des aventures mystérieuses au bout du monde ? Une BD, sert à se divertir, à sortir de l’ordinaire. Y parler de consommation est sans doute plus porteur de rêve que d’y montrer la réalité des rapports sociaux.

 

 

Peut-on dire que les BD Disney font l’apologie de la société des loisirs ? Voyages au bout du monde, fêtes foraines, télévision sont effectivement très présentes. Mais n’est-ce pas davantage le propre reflet de la société qui est montré dans ces bandes dessinées.

 

A propos de la soif d’or d’Oncle Picou, les auteurs argumentent également sur l’or « fétiche ».

 

Une fois de plus, par manque de recul, ils oublient que Picsou est une parodie de capitaliste et que son amour immodéré pour l’argent est bien ce qui fait rire les lecteurs.

 

A propos de l’histoire de la Lune de 24 carats, l’interprétation donnée de la morale de l’histoire est un parfait exemple de ce que les auteurs ont manqué. Picsou « atterrit » sur une planète toute en or mais aride, dont il veut prendre possession. Son propriétaire,  un riche Vénusien la lui échange contre un peu de terre. Ce dernier, grâce à un attracteur magnétique fait grandir cette poignée de terre jusqu’à ce qu’elle devienne une planète avec continents et océans sur laquelle il monte pour rejoindre sa propre planète. Le Vénusien est heureux car il se croyait riche d’or, mais il était pauvre en réalité car il ne pouvait pas vivre sur une planète aride. Picsou réalise que dans cet échange il n’a pas forcément fait, en dépit des apparences, une bonne affaire.

 

 

 

Dans une vision très matérialiste, les auteurs du livre critiquent la spoliation de la richesse du Vénusien par Picsou. La morale de l’histoire est tout autre : la vraie richesse c’est la vie et non pas l’or !

 


Dernier point évoqué ici (mais le livre est bien plus riche), le fait que les canards n’apprennent rien au fil des aventures.

 

Pour Dorfmann et Mattelart, c’est une volonté de nier l’Histoire, de gommer le fait que toute action s’inscrive dans un sens historique.

 

Plus prosaïquement, les comics Disney s’adressant à un public, lecteur occasionnel et irrégulier, toutes les histoires peuvent être lues dans n’importe quel ordre. Tout nouveau lecteur doit pouvoir lire une nouvelle BD sans pour autant être obligé de connaître la totalité des épisodes précédents. La plupart des histoires ont été écrites sans penser qu’un jour cet art mineur serait l’objet d’études ou de collections.

 

Dans la BD Disney, peu d’auteurs se sont amusés à faire des références aux histoires des autres (Don Rosa excepté avec sa jeunesse de Picsou inspirée de l’œuvre de Barks). Les visions des personnages diffèrent et chaque auteur s’est créé un univers bien à lui qui pourraît être en contradiction avec l’univers d’un autre auteur.

Et les auteurs eux-mêmes ont rarement fait des références à leurs propres histoires (voir article Quand Barks fait références à ses propres histoires).

 

 

Bref, il est normal que les canards n’apprennent rien ou presque rien de leurs précédentes aventures. Apprendre de ses expérience c’est mûrir, vieillir et les héros de BD (à de rares exceptions près) ne vieillissent pas !

 

 

 

Malgré ses aspects propagandistes et ses erreurs d’appréciations, la lecture de cet ouvrage sera tout de même instructive pour tout fan de BD Disney qui recherche un peu de réflexion autour de l’univers Disney.

 

 

 

Sur le même thème :

 

 

 

Lire l’article de Harry Morgan sur cet ouvrage.

Lire des extraits du livre en VO (espagnole) sur Google Books

Trouver le livre sur amazon How to read Donald Duck

Le site d'Ariel Dorfman

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Publié le 11 Mai 2007

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LES JEUNES ANNEES DE PICSOU

 

 

 

(Les commentaires qui suivent sont ceux de Don Rosa, traduits en Français ) 

 

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J'imagine que je suis plutôt connu pour mes histoires de la « Jeunesse de Picsou », et elles auraient pu nous donner une multitude de scènes pour cette page. Mais ces illustrations doivent être des homages aux histoires de Carl Barks, et pas à mes propres histoires. Et ça rend ce travail encore plus difficile car Barks nous a donné très peu de flashbacks visuels de la jeunesse de Picsou. Mais je pense que je les ai tous ici. Même si, pour la scène centrale, on peut me pardonner d'avoir utilisé ma propre version de Picsou en jeune cireur de chaussures. Barks ne l'a montré qu'une fois à cet âge, le dessinant déjà avec des lunettes et des *favoris*, mais comme Barks n'a pas écrit cette histoire, j'essaie d'utiliser ce motif comme excuse pour dissiper une interprétation si imparfaite.

 

 

 

En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre depuis le coin gauche en haut de l'image.

 

 

  

a) Picsou creusant pour trouver du minerai de cuivre en 1882 dans le Montana dans un flashback de la toute *première* histoire de Picsou du tout premier numéro de UNCLE $CROOGE ("Only a Poor Old Man/Juste un pauvre vieil homme pauvre..." -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386)

 

(Case issue de Picsou Magazine n°422 de Mars 2007)

 

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b) J'ai de nouveau utilisé ma propre image du jeune Picsou pour le montrer en train de ramasser du bois de chauffage dans le but de le vendre, point mentionné par Picsou alors qu'il se rappelle ses premiers petits boulots. ("The Golden River/Le roi de la rivière d'or" -- UNCLE $CROOGE #22)

 

(Cases issues de Picsou Magazine n°336 de Janvier 2000)

 

(Case issue de Life and Times of Scrooge McDuck 2005) 

 

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c) Juste parce que je manque de scènes de flashback de Barks à vous montrer, voici une autre vue de Picsou dans les champs de cuivre du Montana de 1882. Peut-être que je pourrais affirmer qu'il s'agit en fait de son époque « des guerres du bétail le long de la vieille frontière » comme mentionné dans la même histoire. ("Only a Poor Old Man/Juste un pauvre vieil homme pauvre..." -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386)

 

 

(Cases issues de Picsou Magazine n°422 de Mars 2007)

 

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d) J'ai moi-même utilisé l'époque où Picsou était prospecteur en Arizona dans ma « Jeunesse de Picsou », mais j'ai enlevé ses lunettes, décidant qu'elles n'arrivaient que plus tard. Cependant, le voici ici avec ses lunettes comme Barks l'a montré dans un flashback de ces années. ("Ghosts of Pizen Bluff/Pizen Bluff ville fantôme" -- UNCLE $CROOGE #26)

 

(Case issue de Picsou Magazine n°338 de Mars 2000)

 

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 e) Oui, j'ai aussi enlevé les lunettes de Picsou quand j'ai créé des histoires de ses années sur le bateau à vapeur du Mississippi, mais ici, il est tel que dessiné dans une aventure sans titre de 1957 qui est la seule histoire de Picsou par Barks qui se passe dans sa jeunesse. ("Histoire sans titre / La course fantastique sur la rivière"  UNCLE $CROOGE GOES TO DISNEYLAND #1)

 

(Case issue de Picsou Magazine n°368 de Septembre 2002)

 

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f) Ai-je besoin de dire de quoi il s'agit ? Picsou montre fièrement la découverte qui le rend enfin riche, une pépite de la taille d'un oeuf d'oie (NDLR : En français, l'oie s'est transformée miraculeusement en autruche, mais l'oeuf a gardé la même taille !), qui capte le regard d'une certaine Goldie l'étincelante. Et la suite, comme on dit, tout le monde la connaît. ("Back to the Klondike/Retour au Klondike" -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #456)

 

 

(Cases issues de Picsou Magazine n°311 Décembre 1997)

 

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g) Je ne peux pas jurer que ce flashback de Barks montrant Picsou dans un costume de plongée se situe au temps de sa jeunesse, mais il semble être une référence à une époque bien antérieure au moment où Picsou parle de ce temps où il chassait un trésor engloutti aux Caraïbes. ("Only a Poor Old Man/Juste un pauvre vieil homme pauvre..." -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386)

 

(Case issue de Picsou Magazine n°422 de Mars 2007)

 

--o0o--

 

h) Une de mes cases préférées de tous les temps ! La première vue au monde de Picsou dans les rue de Dawson City pendant le ruée vers l'or du Yukon ! (une fois de plus dans "Only a Poor Old Man//Juste un pauvre vieil homme pauvre..." -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386)

(Case issue de Picsou Magazine n°422 de Mars 2007)

  

LE COIN DU CHASSEUR DE DUCK

Regardez le mur du tunnel, près de l'épaule du petit cireur de chaussure situé au centre.

(A suivre...)

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Les commentaires de Don Rosa en anglais :

$CROOGE'S EARLY LIFE

I guess I'm rather well-known for my "Life of $crooge" stories, and they would provide a wealth of scenes for this page. But these are to be tributes to Carl Barks' stories, not mine! And that made this a tough job since Barks gave us very few visual flashbacks to $crooge's youth. But I think I have them all here. Still, for the central scene I hope I can be forgiven for using my own version of $crooge as a young shoeshine lad. Barks showed him at that age only once, drawing him already with glasses *and whiskers*; but since Barks did not write that story, I try to use that as my excuse for dispelling with such an odd rendition.

CLOCKWISE FROM TOP-LEFT:

* $crooge digging for copper ore in 1882 Montana in a flashback in the very *first* "Uncle $crooge" story in the very first issue of an all UNCLE $CROOGE comic! ("Only a Poor Old Man" -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386)

* Again, I use my own image of a young $crooge to show him gathering firewood to sell, something mentioned by $crooge when once reminiscing about his earliest jobs. ("The Golden River" -- UNCLE $CROOGE #22)

* Just because I'm short of Barks flashback scenes to show you, here's another view of $crooge in the copper fields of 1882 Montana. Maybe I could claim this comes from his previous days "in the cattle wars of the old frontier" as mentioned in the same story. ("Only a Poor Old Man" -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386)

* I used $crooge's days as a prospector in Arizona in my "Life of $crooge", but I removed his glasses deciding those came later. But here he is with spectacles as Barks showed him in a flashback to those years. ("Ghosts of Pizen Bluff" -- UNCLE $CROOGE #26)

* Yes, I also removed $crooge's glasses when I did stories of his years on a Mississippi Riverboat, but here he is just as drawn in an untitled 1957 adventure which was Barks' only $crooge story set
entirely in his youth. (UNCLE $CROOGE GOES TO DISNEYLAND #1)

* Need I say what this is? $crooge proudly displays the find that at long last made him rich, the Goose Egg Nugget, which is catching the eye of one Glittering Goldie. And the rest, as we say, is history. ("Back to the Klondike" -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #456 -- actually U$ #2)

* I can't swear that this Barks flashback showed $crooge in his youth somewhere inside that diver's suit, but it seemed to be a reference to a much earlier time when $crooge spoke of his days salvaging sunken treasure on the Spanish Main. ("Only a Poor Old Man" -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386 -- actual #1)

* One of my favorite single panels of all time! The world's first view of $crooge on the streets of Dawson City during the Yukon Gold Rush! (once more from "Only a Poor Old Man" -- UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #386 -- actual #1)

DUCKHUNTER SPOILER:
Look at the tunnel wall next to the central shoeshine boy's shoulder.


 

 

 

 

 

 

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Publié le 6 Mai 2007

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PICSOU ET LES ÊTRES ETRANGES

 
(Les commentaires qui suivent sont ceux de Don Rosa, traduits en Français ) 

 

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Dans les histoires de Carl Barks, Picsou a rencontré quelques êtres intelligents étranges d'origine terrrestre ou extra-terrestre. Les gens bizarres les plus célèbres de Barks sont, bien entendu, les habitants de Plain Awful / Sétatroce qui possédaient les oeufs carrés, mais Picsou n'a jamais visité ce pays dans les aventures de Barks, sinon, j'aurais fait ici, de l'un d'entre eux, le sujet de la scène centrale.

 

(NDLR : "Lost in the Andes / Perdu dans les Andes", est une histoire de Donald à laquelle Don Rosa a imaginé une suite "Return to Plain Awful / Retour à Cétatroce". C'est uniquement dans cette deuxième aventure que Picsou apparaît.)

(Case issue de Picsou Magazine n°330 de Juillet 1999)

 
 
J'ai été très heureux d'attribuer cet espace à mes personnages préférés : les Indiens Pygmées !
Nous voyons là Picsou plaidant sa cause devant le sceptique Chef Indien Pygmée et un chien de prairie en spectateur tout aussi sceptique. ("The Land of the Pygmy Indians/Au pays des indiens pygmées" -- UNCLE $CROOGE #18)
 

 (Cases issues de Picsou Magazine n°377 de Juin 2003)
 
 
 
 
En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre depuis le coin gauche en haut de l'image.
 
 
 

 a) Sur un astéroïde, nous avons deux races d'extra-terrestres vus dans "Island in the Sky / Une île dans le ciel" (UNCLE $CROOGE #29)

(Cases issues de Picsou Magazine n°353 de Juin 2001)

 

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b) Dans un ballet aérien, voici les Harpies Grecques qui ont kidnappé Picsou pour l'emmener en Colchide. ("The Golden Fleecing / À la recherche de la toison d'or" -- UNCLE $CROOGE #12)
 

(Case issue de Picsou Magazine n°406 de Novembre 2005)

 

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c) Le Roi Vénusien qui échangea avec Picsou une planète entière d'or contre une boîte de terre et qui fût gagnant dans l'échange. ("The 24-Carat Moon / La lune de 24 carats" -- UNCLE $CROOGE #24)

(Cases issues de Picsou Magazine n°334 de Novembre 1999)

 

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 d) Des extra-terrestres miniatures essaient de capter l'attention de Picsou pour acheter un gros grain de blé. ("Micro-Ducks from Outer Space / Les micro-duck de l'espace !" -- UNCLE $CROOGE #65) (NDLR : Don Rosa s'est inspiré de la couverture de Uncle $CROOGE n°65)

(Case issue de Picsou Magazine n°414 de Juillet 2006)

(Couverture de Uncle $CROOGE n°65 de Septembre 1966 dessinée par Carl Barks)

 

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 e) La Reine des Sirènes envoie un crétin (ou un Triste Siren ?) contre Picsou considéré comme un envahisseur de son royaume. ("Hall of the Mermaid Queen / Le château de la reine des sirènes" -- UNCLE $CROOGE #68)

(Cases issues de Picsou Magazine n°383 de Décembre 2003)

 

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f) Juste après les Indiens Pygmées, mes favoris sont les Cracs-badaboums ! ("The Land Beneath the Ground / Rencontre avec les cracs-badaboums" -- UNCLE $CROOGE #13)

(Cases issues de Picsou Magazine n°390 de Juillet 2004)

 

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 g) Por contrebalancer la Reine des Sirènes du coin droit, dans ce coin gauche je vous propose une autre majesté sous-marine, le Roi d'Atlantis, saisissant Picsou l'envahisseur. (Histoire sans titre / "Le secret d'Atlantis"-- UNCLE $CROOGE #5)

(Case issue de Picsou Magazine n°379 de Août 2003)

 

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 h) Le chef des Martiens sous-marins récupérateurs de métaux que j'ai aussi montré dans l'illustration du premier sou de Picsou. ("Lost Beneath the Sea / Perdu sous la mer !" -- UNCLE $CROOGE #46)

Cases issues de Picsou Magazine n°343 (Août 2000)

 

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 i) Jettant un coup d'oeil par-dessous l'astéroïde, un autre échappé du poster du premier sou de Picsou, un membre de la tribu du peuple sans visage vu dans "The Many Faces of Magica deSpell / Les 1 000 visages de Miss Tick" (UNCLE $CROOGE #48)

Case issue de Picsou Magazine n°310 (Novembre 1997)

  
 
 
LE COIN DU CHASSEUR DE DUCK
 
Regardez sur la frange du pantalon en daim du Chef Indien Pygmée.
 
(A suivre...)
 
 
 

Les commentaires de Don Rosa en anglais :

 

$CROOGE McDUCK AND STRANGE BEINGS

$crooge met some unusual intelligent beings of either earthly or alien origin in Carl Barks' stories. Barks' most famous unusual people are, of course, the residents of Plain Awful who owned the square eggs, but $crooge never visited there in Barks' adventures, otherwise I would have made one of them the subject of the central scene here. I was very pleased to award that spot to my own favorites, the Peeweegah Indians! Here we see $crooge pleading his case before the skeptical Peeweegah Chief and equally skeptical chipmunk onlooker. ("The Land of the Pygmy Indians" -- UNCLE $CROOGE #18)

CLOCKWISE FROM TOP-LEFT:

* On a asteroid we have two races of aliens seen in "Island in the Sky" (UNCLE $CROOGE #29)

* Having an aerial cavort are the Greek Harpies who kidnapped $crooge to Colchis ("The Golden Fleecing" -- UNCLE $CROOGE #12)

* The Venusian King who swapped $crooge an entire planet of gold for a box of dirt and got the better end of the deal. ("The 24-Carat Moon" -- UNCLE $CROOGE #24)

* Mini-aliens try to get $crooge's attention to make a big grain deal. ("Micro-Ducks from Outer Space" -- UNCLE $CROOGE #65)

* The Mermaid Queen sends a goon (a mergoon?) after $crooge as an invader to her realm. ("Hall of the Mermaid Queen" -- UNCLE $CROOGE #68)

* Next to the Peeweegahs, my favorites are the Terries and the Fermies! ("The Land Beneath the Ground" -- UNCLE $CROOGE #13)

* To balance the Mermaid Queen in the right corner, in this left corner I give you another undersea royalty, the King of Atlantis, also seizing the invading McDuck. (Untitled story -- UNCLE $CROOGE #5)

* The leader of the Martian undersea metal salvagers I also showed in my "#1 Dime" topic poster. ("Lost Beneath the Sea" -- UNCLE $CROOGE #46)

* Peeking from below the asteroid, another fugitive from the #1 Dime poster, a member of the tribe of faceless people seen in "The Many Faces of Magica deSpell" (UNCLE $CROOGE #48)

DUCKHUNTER SPOILER:
Look at the frill on the Peeweegah Chief's buckskin pants.

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Publié le 5 Mai 2007

 

Au printemps, les arbres bourgeonnent, les plantes fleurissent et Gemstone crée un nouveau titre !

 

Dans la veine des titres saisonniers comme Christmas Parade ou Vacation Parade Gemstone a ressuscité Spring Fever ! A vrai dire, Spring Fever créé par Walt Disney au début des années 1990, à l'époque où la société éditait ses propres comics, et n'avait connu qu'un seul numéro.

 

Nous saluons donc cette (re)naissance et souhaitons longue vie à cette nouvelle formule.

 

Au sommaire du premier numéro :

 

Une couverture romantique de Daan Jippes.

"Mystery of the Swamp" de Carl Barks

"Cyrano De Maniac" de Sarah Kinney et Maximino Tortajada Aguilar

"Lost on a Dog" de William Van Horn

"Romantic Antics" de Jack Bradbury

"Holy Cow" de Gorm Transgaard et Freddy Milton

"Spooks' Island" de Bill Wright

"Nap in Nature" de William VanHorn

Un troisième de couverture de Don Rosa illustrant "Mystery of the Swamp"

Un quatrième de couverture de Harvey Eisenberg illustrant "Spooks' Island"

 

Un numéro sympathique avec une histoire de Carl Barks située entre l'aventure et le cartoon, Tic et Tac de Bradburry en chevaliers romantiques, et une histoire de Bill Wright où Mickey mène une enquête dans le milieu des contrebandiers.

 

Informations :

Trouver ce numéro de Spring Fever sur Amazon .fr

Voir le détail sur INDUCKS

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Publié le 1 Mai 2007

Vous retrouverez ici une liste d'articles concernant les BD Disney, les personnages ou les auteurs trouvés sur le net. Bonnes ballades !


 

 

 

Article sur l'anniversaire de Picsou

Même si l'article comporte des erreurs et des approximations, il est amusant de voir qu'un magazine pour les retraités, Notre Temps, s'intéresse à Picsou qui fête ses 60 ans ! (l'article date en fait de 2002, Picsou avait alors 55 ans !)

(03/06/2007)


 

 

 

 

Interview de Svein Erik Søland

Svein Erik Søland est éditeur en chef dans la grande maison d’édition scandinave Egmont qui publie les BD Disney.
Vous trouverez une interview menée par Didier Pasamonik sur le site
Actuabd

(01/05/2007)

Picsou au Kalevala !

Le quotidien El Watan (Algérie) évoque Picsou au Kalevala ! (Finlande).
Il s'agit d'une référence à l'histoire de Don Rosa 
The Quest for Kalevala ou La quête du Kalevala

(16/12/2006)

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Publié le 1 Mai 2007

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PICSOU ET SON PREMIER SOU

 

 (Les commentaires qui suivent sont ceux de Don Rosa, traduits en Français )

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après Picsou lui-même, quel pouvait être le prochain thème de ces pages sinon son premier sou, la première pièce qu’il ait jamais gagnée ? Dans la scène centrale, je vous donne une vue « générique »  de Picsou en train d’épousseter la cloche sous laquelle le fameux sou reposse habituellement sur son coussin de velours sur un piédestal en marbre.

 

En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre depuis le coin gauche en haut de l'image.

a)      Ce n’est pas une scène montrée directement par Barks, mais une scène sur cette page *devait* montrer le jeune cireur de chaussures quand il gagna son premier sou en nettoyant les bottes d’un cantonnier dans une rue de Glasgow.

Cases issues de The Life and Times of Scrooge McDuck (2005)

NDLR : La scène représentée par Don Rosa sur ce poster ne s'est jamais produite ainsi dans l'épidode de la Jeunesse de Picsou, Picsou tombant évanouï de fatigue dans l'histoire !!!

 

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b)      Miss Tick, qui collectionne de nombreuses pièces provenant des hommes les plus riches du monde pour les utiliser dans une potion magique qui la rendrait riche, réalise pour la première fois que le premier sou gagné et transporté toute sa vie par l’homme le *plus riche* du monde doit être le plus puissant talisman sur Terre – Ainsi débuta-t-elle sa carrière en essayant de le voler !  ("The Midas Touch/ Sous le signe de Midas" -- UNCLE $CROOGE #36)

Case issue de Picsou Magazine n°361 (Février 2002)

 

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c)      Directement au-dessus de cette scène on apperçoit  en gros plan le sou, même s’il n’est le fruit que de ma propre intuition qu’il s’agissait probablement de la pièce de 10 cents la plus commune en circulation à l’époque de la jeunesse de Picsou, un sou figurant « la Liberté assise »

 

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d)      Rétréci par une drôle d’invention, Picsou tente de sauver son sou tombé dans une fourmilière lorsqu’il rencontre un résidant qui « apprécie » l’homme d’affaires. ("Billions in the Hole/ Un sou chez les fourmis" -- UNCLE $CROOGE #33)

Case issue de Picsou Magazine n°307 (Août 1997)

 

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e) Le sou  numéro 1 fait sa toute première (même brève) apparition quand il sauve les Canards du rapt des Rapetous – il est si usé et si fin après être autant passé de mains en mains qu’il est assez tranchant pour couper des cordes ! (« Prévention sûreté » / Histoire sans titre dans UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #495 -- U$ #3)

 

Case issue de Picsou Magazine n°348 (Janvier 2001)

 

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f) Une deuxième scène de la première histoire de Miss Tick, qui montre bien qu’à son premier essai elle était peut-être plus proche que jamais de réussir à faire fondre le sou dans les laves du Vésuve. ("The Midas Touch/ Sous le signe de Midas" -- UNCLE $CROOGE #36)

Cases issues de Picsou Magazine n°361 (Février 2002)

 

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g) Lors de la première apparition de Gripsou, Picsou a utilisé une corde nouée autour de son sou numéro 1 pour gagner une compétition qui lui a valu le titre de l’homme le plus riche du monde. ("The Second-Richest Duck/ Picsou contre Gripsou" -- UNCLE $CROOGE #15)

Case issue de Picsou Magazine n°300 (Janvier 1997)

 

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h) Dans une autre histoire de Miss Tick, Picsou et son sou ont été menacés par de bizarres créatures sans visage. ("The Many Faces of Magica deSpell/ Les 1 000 visages de Miss Tick" -- UNCLE $CROOGE #48)

 

Case issue de Picsou Magazine n°310 (Novembre 1997)

 

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i) Une autre menace d’une autre créature étrange, rien de moins qu’un Martien, quand Picsou sauve son sou du coffre du commissaire de bord d’un bateau submergé. ("Lost Beneath the Sea/ Perdu sous la mer !" -- UNCLE $CROOGE #46)

Case issue de Picsou Magazine n°343 (Août 2000)

 

 

LE COIN DU CHASSEUR DE DUCK

La dédicace est cachée dans les caillous sous le sou dans la scène de la fourmilière.

 

 (A suivre...)

 

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Les commentaires de Don Rosa en anglais :

$CROOGE McDUCK AND HIS NUMBER ONE DIME

After $crooge himself, what could be the next topic of these pages other than his #1 Dime, the first money he ever earned? In the central scene I give you a "generic" view of $crooge dusting the bell-jar under which the famous Dime is usually found resting on its velvet pillow atop a marble pedestal.

CLOCKWISE FROM TOP-LEFT:

* Not a scene that Carl Barks ever showed directly, but one scene on this page *must* show the young shoeshine boy as he earned his First Dime cleaning a ditch-digger's boots on a Glasgow street.

* Magica deSpell, who is collecting various coins from the world's richest men to use as ingredients in a magic spell to make herself rich, has the first moment of realization that the first coin earned and carried throughout his life by the world's *richest* man had to be the most potent such talisman on earth -- so began her career in trying to steal it! ("The Midas Touch" -- UNCLE $CROOGE #36)

* Directly above that scene is a close-up of the tiny Dime, though it is based only on my own speculation that it was probably the most common 10-cent piece in circulation at the time of $crooge's youth, a "seated Liberty" dime.

* Shrunken by a weird invention, $crooge is trying to rescue his lost Dime from beneath an anthill when he encounters a resident with a taste for tycoon. ("Billions in the Hole" -- UNCLE $CROOGE #33)

* The #1 Dime makes its very first, if brief, appearance when it saves the Ducks from Beagle Boy confinement -- it is so worn and thin from constant handling that's it's sharp enough to cut ropes! (Untitled story in UNCLE $CROOGE FOUR COLOR #495 -- actual U$ #3)

* A second scene from the first Magica story, but it's significant that her first try was perhaps the closest she ever came to succeeding in melting the Dime in the fires of Vesuvius. ("The Midas Touch" -- UNCLE $CROOGE #36)

* In the first appearance of Flintheart Glomgold, $crooge used a string tied around his #1 Dime to win a contest that named him the World's Richest Man. ("The Second-Richest Duck" -- UNCLE $CROOGE #15)

* In another Magica story, $crooge and his Dime were threatened by some weird faceless critters. ("The Many Faces of Magica deSpell" -- UNCLE $CROOGE #48)

* Another threat from another weird critter, this one no less than a Martian, as $crooge saves his Dime from the purser's safe of a sunken ship. ("Lost Beneath the Sea" -- UNCLE $CROOGE #46)

DUCKHUNTER SPOILER:
The dedication is hidden in the pebbles beneath the Dime in the anthill scene.

 

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