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Publié le 5 Septembre 2010


La densité d’un personnage de fiction se mesure à la profondeur de ses sentiments, aux tourments auxquels il est soumis, aux doutes dont il est la proie, à sa conscience.

 

Pour la plupart des gens, les personnages de BD Disney ne peuvent être des personnages profonds. En effet, comment en serait-il ainsi ? Ces personnages ont été créés pour nous faire rire ou sourire et la plupart du temps ce réflexe physique ne provient que de situations cocasses parfois triviales ou tellement farfelues qu’elles sont éloignées de tout ce que nous ressentons en temps qu’être humain.

 

Les premiers cartoons au cinéma et les gags journaliers paraissant dans les quotidiens du monde entier ont popularisé les héros Disney en tant que gagmen.

 

Exemple : Gag YD 52-05-20 de Bob Karp et Al Taliaferro du 20 mai 1952

 

YD-52-05-20.jpg

 (strip issu d'un quotidien tunisien non identifié de 1953)

 

Ce gag, est comique et le lecteur sourit de bon cœur car il ne plaint pas Donald. La probabilité que cette mésaventure arrive dans la vraie vie est faible (d’où l’effet de surprise comique) et par ailleurs le lecteur sait bien que, comme tout héros comique, Donald n’aura pas de séquelles de ses blessures. Le lecteur ne s’identifie donc pas à Donald et reste observateur de la scène qui se déroule devant ses yeux.

 

Carl Barks, en créant des récits plus longs (contenant parfois plus de 20 pages) a fait passer les Canards du monde du gag à celui de l’aventure. Dès lors, ses héros devaient s‘étoffer un peu pour permettre au lecteur de s’identifier à eux et d’être embarqué avec eux dans leurs aventures. Bref, les héros de Barks devaient réagir davantage comme des humains que comme des toons. En trois mots : avoir une conscience !

 

On peut trouver plusieurs exemples significatifs mais, à mon avis, l’exemple le plus frappant de la conscience qui anime les personnages de Barks se trouve dans l’histoire Arnach Mc Chicane / The Horseradish Story (W OS  495-02) datant de 1953.

 

Rappelons brièvement cette histoire : Un escroc, Mc Chicane, a fait reconnaître par un juge que Picsou doit lui remettre toute sa fortune car un des ancêtres du multi-milliardaire, nommé Kenneth Mc Picsou, n’a pas rempli le contrat qui le liait à l’ancêtre de cet escroc : livrer une caisse de raifort en Jamaïque. (On apprendra plus tard que l’ancêtre de Mc Chicane avait saboté le bateau de Kenneth Mc Picsou pour que ce dernier ne puisse pas honorer son contrat). Picsou peut éviter de perdre tout son argent s’il parvient, sous trente jours, à livrer à destination cette fameuse caisse de raifort qui gît à de nombreux mètres sous l’eau, quelque part dans l’océan, dans l’épave du bateau de son ancêtre.

 

Picsou accompagné de Donald et ses neveux parvient à localiser le bateau, à récupérer la caisse et vogue vers la Jamaïque. Pari gagné ? Pas encore… Mc Chicane essaye de se débarrasser des Canards pour s’emparer de la fortune de Picsou.

 

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(cases issues de Picsou Magazine n°463 d’août 2010)

 

Nos héros réchappent de cette attaque en construisant un radeau de fortune et il semble clair, alors, que Picsou n’atteindra jamais la Jamaïque dans le délai imparti et qu’il va perdre toute sa fortune. La colère envahit Picsou.

 

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(case issue de Picsou Magazine n°463 d’août 2010)

 

C’est alors que, suite à une bagarre avec son complice, Mc Chicane tombé à l’eau demande secours aux Canards. Quelle attitude adopter ? Lui pardonner et lui tendre la main ? Le laisser mourir, car après tout il a voulu éliminer les Canards ?

 

HorseRadish19-5-.jpg

(case issue de Picsou Magazine n°463 d’août 2010)

 

Donald, lui, ne se pose pas de question. Il fait preuve d’une grandeur d’âme assez peu commune chez les héros comiques car n’écoutant que son bon cœur, il se porte spontanément à son secours. Mais, il ne peut ramener Mc Chicane sur le radeau à lui tout seul. Il demande donc de l’aide à Picsou.

 

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(cases issues de Picsou Magazine n°463 d’août 2010)

 

Picsou exprime alors le dilemme qui se présente à lui :  s’il sauve Mc Chicane il garde son âme mais perd tout son argent, s’il le laisse mourir, il perd son âme mais sauve sa fortune !

 HorseRadish19-8-20-1.jpg

(cases issues de Picsou Magazine n°463 d’août 2010)

 

Quel dilemme plus grand pouvait-il affronter ? En effet la fortune de Picsou c’est à la fois toute sa vie passée et sa raison de vivre actuelle. S’il sauve celui qui s'emparera de sa fortune, il sauve une vie en perdant la sienne. S’il ne le sauve pas, il aura une mort sur la conscience que sa fortune lui rappellera éternellement. Ce dilemme Cornélien assure à l’histoire son pic d’intensité tragique et donne au personnage de Picsou une réelle profondeur. Son hésitation montre que le choix n’est pas évident. Elle interpelle le lecteur. Qu’aurait-il choisi, lui, à la place de Picsou ? Cette interrogation, nous l’avons irrémédiablement et, en toute honnêteté, la réponse n’est pas si simple...

 

Comme une voix divine rappelant à Picsou l’imminence de la tragédie, Donald, dans une ultime tentative, presse son oncle de se décider. Par là même il fait reposer tout le poids de la décision sur Picsou et s’en remet à lui. Picsou doit choisir rapidement sinon les éléments choisiront à sa place et notre héros ne maîtrisera alors plus son destin. Un héros qui ne maîtrise plus son destin, qui n’est plus capable d’influence le cours de l’histoire n’est plus un héros. Ne pas choisir, c’est donc mourir aussi.

  

Le choix intervient, évident dans une BD Disney empreinte d’une morale humaniste. Picsou va aider Donald à sauver Mc Chicane, ce qui entraînera des péripéties avant un dénouement inattendu.

 

HorseRadish20-2.jpg

(case issue de Picsou Magazine n°463 d’août 2010)

 

Mais ce choix n’est pas franchement assumé par Picsou. Par coquetterie[1], peut-être, il met son choix sur le compte de sa vieillesse qui le pousserait à être plus sensible aux aspects humains.

En réalité, le lecteur n’est pas dupe : c’est le sens moral et la conscience de Picsou qui ont parlé. Et le message est clair : sauver une vie, même celle d’un escroc vaut mieux que de sauver son argent. Paraphrasant Rabelais, nous pourrions dire « Richesse sans conscience n’est que ruine de l’âme » C’est probablement une maxime qui correspond bien à la vision qu'avait Carl Barks du capitalisme.

 

C'est grâce à de telles histoires qu'il a pu faire des Ducks de véritables héros en montrant que ces canards colériques n'étaient pas uniquement des clowns grimaçant sur papier glaçé mais qu'ils pouvaient également être des personnages profonds dotés de sentiments terriblements humains. 



[1] Cette coquetterie de Picsou rappellera sans doute à certains celle de l’histoire W OS  456-02 Back to the Klondike/ Retour au Klondike où Picsou laisse Goldie retrouver l’or qu’il avait caché tout en prétextant que s’il n’a pas retrouvé la cachette lui-même c’est parce qu’il n’a pas pris ses pilules pour le mémoire. Donald démontre à la fin de l’histoire que Picsou a bien pris ses pilules pour la mémoire. Picsou a donc volontairement laisser Goldie gagner.

 

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Publié dans #Histoires Disney

Publié le 15 Avril 2010

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Surprise au dos du Mickey Parade n°315 d’avril 2010 : un gag italien intitulé Barbaries ! (I TL 2705-01, Costumi longobardi, Riccardo Pesce et Paolo De Lorenzi, 2007).

 

Le gag se passe dans un  musée où Donald, notre guide, parle des Lombards, peuple d’origine scandinave qui a occupé l’Italie au Moyen-Age.

 

Alors que Donald dit qu’il ne faut pas considérer les lombards comme un peuple barbare, Popop précise qu’il s’agissait juste d’un peuple barbu. Et d'ailleurs les mannequins représentés portent une très longue barbe.  « Barbares », « Barbus » le jeu de mot est un peu « capilo-tracté » et arrive peut-être à faire sourire.

 

Mais pour une fois, c’est Popop qui a raison car l’étymologie du mot « Lombard » vient véritablement de « longue barbe » ! 

 

En effet, selon la légende des Lombards, afin de remporter une bataille, ce peuple s'adressa à l'épouse du dieu Wotan, Freia, qui conseilla aux femmes de se couper les cheveux pour s'en faire des barbes postiches. Ainsi, Wotan leur donna le nom de Longobardi ou « longues barbes » et leur assura la victoire.

 

Pour les italophones : En italien, on appelle encore Longobardi les membres de ce peuple. On réserve celui de Lombardi aux actuels habitants de la région de Lombardie centrée sur Milan.

 

 

En savoir plus sur les Lombards :

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_lombards_derniers_barbares_du_monde_romain.asp

 

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Publié dans #Histoires Disney

Publié le 8 Septembre 2009

Dans l’épisode 10 bis de la Jeunesse de Picsou par Keno Don Rosa  intitulé « La harpie de la percée de Culebra / The Sharpie of the Culebra Cut » (F PM 01201) Picsou et Théodore Roosevelt concluent un marché : Picsou cède la colline qui contient le trésor des civilisations américaines antiques à l’Amérique contre un prix qu’il doit fixer au plus tard à l’aube.

 

L’aube venant, Picsou boit par inadvertance un verre de Chicha qui le plonge dans un certain coma. Roosevelt demande alors aux sœurs de Picsou de donner leur prix à la place de leur frère afin qu’il puisse tenir sa parole de Président. Don Rosa nous fait habilement comprendre que le prix fixé par les sœurs est le Teddy-Bear (nounours) de Théodore Roosevelt.

 

Bien des années plus tard, Donald retrouvant ce nounours dans un vieux coffre à souvenirs de Picsou se moque de la déconvenue de son oncle. Picsou est très vexé.

Riri fifi et Loulou lui font alors remarquer qu’il a de la chance de posséder le tout premier exemplaire de nounours au monde.


La dernière case de l’histoire montre la une du journal de Donaldville.

 

La chute de l’histoire est alors complètement différente dans la version française et dans la version anglaise.

 

Pour preuve, voici les scans dans les deux langues.

Case issue de Uncle Scrooge 322 (août 2004) Case issue de La jeunesse de Picsou n°2 (été 2005)

 
En France, comme en Italie d’ailleurs, Picsou vend le teddy-bear, certainement pour éviter de ressasser indéfiniment ce mauvais souvenir.

Aux Etats-Unis, comme aux Pays-Bas, Picsou refuse une offre de 10 millions de dollars. Il semble donner de la valeur – financière et sentimentale - à ce premier nounours de tous les temps.

 

Alors quelle est la bonne version, sachant que l’histoire à été publié pour la première fois au monde en France dans le Picsou magazine 349 du mois de février 2001  ?


La réponse, c’est Don Rosa qui l’a donnée : l’éditeur français a totalement changé l’idée de la fin. La version française du texte de la dernière case de l’histoire est à l’opposé de son intention initiale.

 

C’est cette réponse qui a permis aux versions hollandaise puis américaine d’être rétablies mais pas à la version italienne parue trop tôt, en janvier 2002.

 

Par ailleurs, les lecteurs familiarisés avec l’anglais auront tout de suite compris que le titre français « La harpie de la percée de Culebra » est un véritable contre-sens ! « Sharpie » veut dire le pointu, le malin, l’astucieux. Et ce qualificatif s’applique à Picsou. Il ne se traduit absolument pas par « harpie » (Monstre fabuleux, qu’on représentait avec des ailes, un visage de femme, un corps de vautour et des ongles crochus) figure bien connue de l’histoire de Carl Barks : The Golden Fleecing / À la recherche de la toison d'or (W US   12-02)

 

 

Case issue de Uncle Scrooge Adventures 30 (janvier 1995)
 



Source : DCML (Merci à Harry F.) 
 

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Publié le 4 Juillet 2008

(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)
 


Qui d'entre vous n'a jamais rêvé de se promener dans les décors d'une BD de ses héros préférés ?


Bertrand Lavier, artiste autodidacte et avant-gardiste né en 1949, à la fois peintre et sculpteur, s'est fortement intéressé au rapport entre art et réalité. Dans les années 1990, il a créé en trois dimensions les oeuvres d'art et le décor d'une histoire de Mickey intitulée "Traits très abstrait / The Artistic Thief" (S73215) parue dans le numéro 1279 du Journal de Mickey du 2 janvier 1977 !

Mais avant de réaliser ces scultptures, Bertrand Lavier a fait appel en 1994 à v-i-n-c-e-n-t, un artiste précusrseur intéressé par les modélisations numériques en 3D. A partir de chaque case de la BD, v-i-n-c-e-n-t modélise les oeuvres d'art en 3D. Imanginez le travail, car d'une case à l'autre, la même scultpure n'est jamais exactement dessinée avec les mêmes proportions.


De ce premier travail sur ordinateur, l'artiste créera une salle d’exposition virtuelle. Les Cahiers du Musée national d’art moderne Centre Pompidou publieront dans leur numéro 47 (printemps 1994) des photos en noir et blanc de cette expo virtuelle. Ces photos, volontairement ambigües troublent le spectateur : s'agit-il de véritables oeuvres d'art ou s'agit-il d'une véritable allucination visuelle ?

 

Le pas du virtuel au réel sera rapidement franchi. Depuis lors, de nombreuses expositions ont permis de découvrir ses oeuvres à travers le monde.


 

Dessinée par Sergio Asteriti, l'histoire qui a inspiré Bertrand Lavier vaut le détour à plus d'un titre :

- Le scénario tout d'abord. Même si l'auteur est inconnu à ce jour et même s'il s'agit d'une énième enquête de Mickey, le cadre (un musée d'art moderne) et la façon dont Mickey mène l'enquête avec Minnie a quelque chose d'original. Le scénario est plutôt bien construit. Alors que Mickey croit démasquer le voleur une première fois, l'histoire rebondit.


- Le découpage des cases est également remarquable. Souvent, une action et son décor sont découpés sur trois cases, ce qui donne un cachet quelque peu surréaliste à la BD.

- Les oeuvres d'art enfin, sont très réussies. Les oeuvres modernes sont pleinement ancrées dans la mode du début des années 1970 mélangeant formes arrondies,  formes géométriques à angles droits et couleurs vives (on remerciera le coloriste du Journal de Mickey).


A noter tout de même que cette histoire a été republiée dans Picsou Magazine 159 de mai 1985. Hélas, cette réédition n'est pas à la hauteur de celle du Journal de Mickey de 1977. En effet, les cases sont retaillées et remontées, la plupart sont recadrées, ce qui a pour conséquence de masquer la plupart des oeuvres d'art. Enfin, le coloriste de l'époque a été moins bien inspiré quant au choix des teintes et des couleurs.


Ceux d'entre vous qui connaissent bien les BD Disney savent que ce n'est pas la première fois que Mickey entre dans un musée d'art moderne. En effet, en 1952, dans les Belles Histoires de Walt Disney, est parue "Mickey et Goufy au musée" (
W OS  362-03). Cette histoire où sont déjà dessinées de nombreuses oeuvres d'art moderne a peut-être été la source du scénario de "Traits très abstrait / The Artistic Thief" (S73215).



Vous trouverez ci dessous des photos des oeuvres de Bertrand Lavier réalisées en résine en parallèle des vignettes de l'histoire qui l'a inspiré.





Cette sculpture jaune à trois trous sur pied conique est à l'entrée du musée (dans la BD), voir case ci-contre.
(Photo Artnet)


(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)
 


 



Sculpture blanche avec un trou aux formes arrondies posée sur une table basse : voir case ci-dessous.
(Photo Artnet)



(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)




 
 


Sculpture blanche à 2 trous aux formes arrondies posée sur un socle : voir case ci dessous.
(Photo Artnet)

 

 (Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)

 

 




 

A droite sur mur jaune : Tableau rond avec traits et demi-cercle : voir case ci-contre (rotation à 180°)

A gauche sur mur vert : Tableau en trois parties rectangulaire : voir case ci-dessous

(Photo Cnap)

(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)

 

 



(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)




 


 

Sculpture grise à un trou sur piédestal : voir case ci-contre(couleur jaune)
Tableau rond avec traits et tâches, sur mur jaune : voir case ci-dessous
(Photo Cnap)

 
(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)

 (Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)


 


 
Tableau rond (au centre de l'image) avec traits de couleurs : voir case ci-contre.

Tableau rectangulaire au fond à gauche : voir tableau rectangulaire à droite de la case ci-dessous
(Photo Mamco)

 

 

 (Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)

(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)

 


 
Tableau rectangulaire à droite sur mur vert (arcs de cercles) : voir case ci-dessous
(Photo Mamco)


(Case issue du Journal de Mickey n°1279 de janvier 1977)







Bref il s'agit d'une belle rencontre entre deux artistes et deux mondes qui avaient peu de chance de se rencontrer. Notez très souvent le sens du détail pour la reproduction en réel des tableaux de la bande dessinée.


 

 
(Photo R u experienced ?)







Un Grand Merci à Olivier Michelet pour l'information de base qu'il a porté à ma connaissance.
Un Grand Merci également à v-i-n-c-e-n-t qui m'a contacté le 14/07/2014 pour apporter les précisions ajoutées plus haut.

Sources :

En savoir plus sur l'histoire Traits très abstrait / The Artistic Thief  (S73215)
Les publications de l'histoire dans Inducks

 

En savoir plus sur les oeuvres présentées  :
http://v-i-n-c-e-n-t.com/walt-disney-productions/
http://www.editions-dilecta.com/fr/livres/143-walt-disney-productions.html
http://slash-paris.com/en/evenements/bertrand-lavier-walt-disney-productions-1947-2013
http://www.huffingtonpost.fr/alexia-guggemos/exposition-bertrand-lavier_b_3980851.html

 
En savoir plus sur Bertrand Lavier :
http://www.evene.fr/celebre/biographie/bertrand-lavier-5395.php
http://www.universalis.fr/encyclopedie/bertrand-lavier/


 

En savoir plus sur v-i-n-c-e-n-t :
http://v-i-n-c-e-n-t.com/bio-expos-presse/

 

Sources photos :

Artnet : http://www.artnet.com/Galleries/Artists_detail.asp?gid=723&aid=10171 et http://www.artnet.de/artist/10171/bertrand-lavier.html
Mamco (Musée d’art moderne et contemporain de Genève)  : http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/L/lavier.html
Cnap (Centre national des arts plastiques) : http://www.cnap.culture.gouv.fr/index.php?page=journal&rep=journal&numJournal=4&journal=la-france-invitee-au-mexique
R u experienced ? : http://www.r-u-experienced.net/2008/05/bertrand-lavier.html

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Publié le 17 Mars 2007

En ce mois de mars 2007, Super Picsou Géant n°138 publie pour la première fois en France la saga World of Dragon Lords de Giorgio Cavazzano et Byron Erickson.

 

La version française arrive bien après les parutions dans la plupart des pays étrangers publiant régulièrement des BD Disney. L'histoire d'abord parue en Italie (merci Cavazzano !) et en Allemagne en 2003 a ensuite été publiée en 2004 en Finlande puis en 2005 aux Etats-Unis, en Suède, en Pologne, en Norvège et au Brésil. En 2006 enfin, elle a été publiée au Danemark.

 

Même si tous les fans de Cavazzano peut s'interroger sur la publication tardive de cette série en France, qu'ils ne boudent plus puisque Jean-Luc Cochet, le rédacteur en chef de Super Picsou Géant, leur permet de rattraper enfin ce retard.

 

 

Alors que nos héros, Picsou, Donald, Riri Fifi et Loulou, sont partis en pique-nique pour resserer les liens familiaux, ils sont absorbés à travers une porte spatio-temporelle dans un monde médiéval où les Morgs ont asservi les humains.

Mais la résistance s'organise autour d'un leader Brendon et d'un enfant Juste.

Les Ducks vont bien entendu aider ce peuple à se libérer de l'infâme oppresseur afin de pouvoir regagner Donaldville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette saga se déroule en 12 épisodes totalisant 164 pages d'une aventure plutôt plaisante. 

 

Certes la base du scénario est assez convenue et on ne criera pas au génie.

 

Mais il faut tout de même reconnaître que les auteurs ont su créer un nouvel univers pour les Ducks et que cet univers est putôt cohérent et bien construit.

 

Il faut également souligner la création de nouveaux personnages humains plutôt réussis.

 

Il n'est jamais facile pour un auteur de sortir les Ducks de leur univers habituel. Les lecteurs peuvent être fortement perturbés de ne pas reconnaître les codes habituels. Certains adorent, d'autres détestent.

 

 

Même si parfois l'histoire se déroule sans les Ducks et que l'on pourrait oublier qu'il s'agit d'une histoire Disney, il faut reconnaître que cette tentative est assez réussie car nos canards préférés gardent leur personnalité, leurs qualités et surtout leurs défauts.

En savoir plus :
La liste des épisodes de World of the DragonLords
Trouver la version américaine intégrale sur Amazon: World Of the Dragon Lords
Lire une
interview de Byron Erickson sur Comicon.com

 

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Rédigé par Pmspg

Publié dans #Histoires Disney

Publié le 18 Novembre 2006


Les plus traditionalistes d'entre vous me diront que les mangas ne sont pas de la vraie bande dessinée. Question de style, certes, mais tout de même, un amateur de BD ne peut ignorer ce qui est un vrai mouvement, un vrai style graphique, plus qu'une mode.


Et pour les plus réticents d'entre vous, quoi de mieux que d'aborder les mangas avec les personnages de Disney. Sans occulter le fait que la Disney Company a flairé là un bon coup pour surfer sur la vague manga et rajeunir son image, il est amusant de voir évoluer des personnages "classiques" tels Donald ou Dingo dans un univers futuriste et étrange où deux mondes presque parallèles se rencontrent.



C'est donc le manga Kingdom Hearts qui emmène nos héros favoris dans des aventures d'un nouveau genre. Les couvertures très colorées font penser à des livres pour enfants. Les personnages Disney, plutôt ronds et lisses contrastent avec les personnages plus stéréotypés tels que Sora, Riku ou Kairi.





La première série Kingdom Heart démarre sur la disparition soudaine et étrange du roi Mickey qui laisse un message à sa cour en demandant à ses fidèles amis Donald et Dingo de partir à la recherche d'une personne qui possède "la clef" du mystère.


Une conspiration qui rallie quelques uns des méchants de Walt Disney est, bien entendu, à l'origine des ténèbres qui envahissent un peu plus le monde chaque jour.


Des incursions dans les univers d'Alice au pays des merveilles, d'Aladin, de la Petite Sirène rythment la course effrénée menée par nos deux compères pour venir en aide à leur roi bien aimé.


De l'action, il y en a, bien entendu ! Elle est soulignée par les traits si caractéristiques des mangas. L'ambiance, le trait et la mise en image font penser à l'univers de Powerduck (dans les BD italiennes) et son combat contre les Evroniens.



La première série de Kingdom Hearts a été suivie en 2006 d'une deuxième série : Kingdom Hearts: Chain of Memories qui fait suite à la sortie du jeu

La première série de Kingdom Hearts a été suivie en 2006 d'une deuxième série : qui fait suite à la sortie du jeu
Kingdom Hearts : Chain of Memories sur Game Boy Advance (11 novembre 2004 au Japon , 7 décembre 2004 aux Etats-Unis et 6 mai 2005 en France) et coïncide avec la sortie à travers le monde du jeu vidéo et Kingdom Hearts 2  sur Plystation 2 (22 décembre 2005 au Japon, 28 mars 2006 aux Etats-Unis et 29 septembre 2006 en France)


Bref, même si les puristes des mangas considèrent ces séries un peu hors norme, comme un sous-produit de la culture manga et même si les puristes des BD Disney désapprouvent cette incursion dans un univers étranger peuplé de héros "non Disney", on ne peut néanmoins nier la création d'un genre nouveau qui revisite les différents personnages Disney issus du dessin animé ou de la BD en les réunissant par une quête qui, par certains côtés, rappelle un peu les thèmes chevaleresques du Moyen Age.




L'auteur de ces mangas est Shiro Amano. Il est né en 1976 et a déjà publié Legend of Mana au début des années 2000, mais c'est Kingdom Hearts qui l'a révélé au grand public.


En savoir plus :

Si la curiosité vous pique, sachez que vous trouverez des histoires complètes (mais en anglais avec lecture de gauche à droite) de Kingdom Hearts à télécharger sur le site : http://www.angelfire.com/comics/khmanga/

Si vous désirez acheter ces mangas, vous en trouvez sur Amazon.fr en cliquant ici

Idée suite à infos de Francesco Spreafico

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Rédigé par Pmspg

Publié dans #Histoires Disney

Publié le 8 Novembre 2006



Topolino, le Journal de Mickey italien a lancé dans son numéro 2654 daté du 10 octobre 2006 une nouvelle saga Wizards of Mickey écrite par Stefano Ambrosio et dessinée par Lorenzo Pastrovicchio, Marco Gervasio, Marco Palazzi et Alessandro Perina.

Cette saga italienne de type "heroïc fantasy" installe Mickey, Dingo et Donald dans un univers fantastique qui ne déplairait pas aux fans du Seigneur des Anneaux ou de Donjons et Dragons.

Mickey, Donald et Dingo sont des magiciens  (plus ou moins confirmés) qui décident de former une équipe pour participer à un tournoi de magie afin que Mickey récupère la pierre magique de son village.


Les affrontements avec d'autres équipes (parmi lesquelles on retrouve Pat Hibulaire, les Rapetou ou le Fantôme noir) et la quête de ce "Graal" magique font les épisodes de cette saga.



C'est un événement à plus d'un titre !

D'abord, il s'agit d'une réjouissante utilisation des personnages Disney dans un monde assez inhabituel mais qui leur convient parfaitement.

Ensuite, c'est un lancement marketing sans précédent qui accompagne cette saga. Un château et des figurines à l'effigie des héros de l'histoire sont proposés avec le magazine et surtout un site internet dédié a été mis en place.

Enfin, c'est très certainement la première fois au monde que des BD Disney sont disponibles en téléchargement officiel et gratuit !




Seul inconvénient, pour l'instant cette histoire n'existe qu'en italien !
Peut-être la retrouverons nous bientôt en France dans Mickey Parade Géant ?

(Ajout du 16/02/2007 : Ca y est la saga arrive en France ! Un premier épisode sera publié dans Mickey Parade Géant n°297 d'avril 2007, qu'on se le dise !)

En savoir plus :
Le site de Wizards of Mickey 
http://www.wizardsofmickey.com/ 
Le site de Topolino http://www.disney.it/Publishing/Topolinomagazine/ 

(Source DCML)

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Publié dans #Histoires Disney

Publié le 1 Novembre 2006

Un grand merci à Thomas Pryds Lauritsen pour nous avoir fait découvrir une histoire quasi inconnue de Don Rosa. Elle est également non officielle, c'est à dire qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'un bande dessinée portant le label Walt Disney. D'ailleurs aucun des prénoms des canards n'est mentionné, ni même le nom de Donaldville (ou Duckburg) même si l'allusion est très forte.

Pour Don Rosa, il ne s'agit pas des personnages Disney mais de personnages avec des têtes de canard qui, d'autre part, ne portent pas les vêtements emblématiques des personnages de Disney.

Cette bande desinée qui date de la fin des années 1990 s'intitule "The Annual Speed Skating Race in the Burg of Ducks / La course annuelle de patinage de la ville des Canards". A ce jour, elle a seulement été publiée dans un magazine néerlandais consacré au patinage de vitesse sur glace.

L'auteur Don Rosa et le scénariste Nils Lid Hjort ne voyant pas de raison de la garder secrète malgré son caractère non officiel, je vous la présente ici, en version française, traduction par mes soins ! (Merci à Olivier pour son aide)


Les connaisseurs y verront peut-être un remake à la sauce Don Rosa de l'hisoire de Werner Wejp-Olsen et Tom Anderson dessinée par Vicar et publiée en 1982 "Donald a le patin chagrin/Skating Along" (D 6324).

(source : liste Inducks)


Scans en VF de meilleure définition : 1/4  2/4  3/4  4/4

Scans en VO de meilleure définition : 1/4  2/4  3/4  4/4


Le 07/09/2008 ajout de la référence à "Donald a le patin chagrin/Skating Along" (D 6324).

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Publié dans #Histoires Disney

Publié le 15 Octobre 2006

A un fan qui se demandait si Don Rosa ou Carl Barks avait utilisé Mickey dans ses histoires, voici ce que Keno Don Rosa a répondu. (traduction par Pmspg)

Je ne peux seulement répondre que pour la place occupée par Mickey Mouse dans * mes propres * histoires et pas dans celles des autres.

J'ai utilisé Mickey Mouse dans UNE seule histoire que j'ai écrite. Non seulement s'agissait-il d'un "conte imaginaire", mais, en outre, elle n'existe que sous la forme d'un storyboard manuscrit et n'a jamais été terminée.

 

 

L'histoire était "The Star-Struck Duck" au sujet de Donald et des enfants assistant au jour d'ouverture du nouveau Studio de Disney-MGM à Orlando en 1990 -- l'histoire a été demandée à Gladstone par Disney, mais l'idée a plus tard été jetée à la poubelle.

Naturellement, je l'ai considérée comme une notion amusante, mais néanmoins un "conte imaginaire" dans l'esprit de "Great DC Contest" * de Mort Weisinger puisque toutes mes histoires ont réellement lieu au millieu des années 50.



 



Donald errait dans le parc à thème, souhaitant obtenir un autographe de "la célèbre étoile du cinéma Mickey Mouse"...




Je considérais Mickey en tant qu'acteur réel (et pas le personnage de dessin animé) de l'univers de Donald... mais à part comme plaisanterie d'un jour pour cette commande, la Souris n'existe vraiment pas dans ma version de cet Univers.




De façon similaire, j'ai toujours voulu utiliser les épisodes télévisés de "La bande à Picsou" dans cet Univers comme un série TV non autorisée parodiant la vie de Picsou et qu'il essaie toujours de poursuivre pour calomnie, mais je n'ai jamais eu de motif pour insérer ça dans un script.

Il advint de même à mon "De Donaldville à Lillehammer", un autre conte imaginaire spécial "sur commande" demandé par l'éditeur norvégien et ayant lieu apparemment quelques 40 années dans le futur de mon univers.

J'ai espéré faire en sorte que l'histoire se déroule pendant les Jeux Olympiques d'hiver de 1952, en Norvège , mais je ne pourrais pas interchanger les époques, car il voulait que je traite le saut à ski moderne de Lillehammer. Ainsi... c'est devenu un autre "conte imaginaire".


Je me rappelle avoir inséré une référence à Mickey dans le mon histoire "A Little Something Special / Un petit cadeau très spécial" dans une case où quelqu'un dans une scène de foule offre à Picsou un cadeau "d'une photo dédicacée de Mickey". Mais dans mon script original il s'agissait "d'une photo dédicacée de Walt Disney".

 

 



En outre, j'ai fait une référence plutôt directe à un portrait de Mickey dans "The Magnificent Seven (Minus Four) Caballeros! /  Les 7 fantastiques Caballeros (moins quatre)", et Donald a été troublé par la vision, mais pas parce qu'il a identifié l'image. Il a seulement éprouvé une attaque fortement chocante du "deja vu" dû à tous les autres "Mickeys cachés" moins évidents qui semblent envahir sa vision périphérique dans mes histoires de canards. Il ne sait pas qui ou ce que cette créature est, mais elle semble le hanter aux moindres moments et endroits prévus.


NDLR : Pour illustrer les Mickeys Cachés dont parle Don Rosa, dans cette même histoire l'artiste a dessiné un petit Mickey en bas, à gauche, dans la case ci-dessous :



Un autre exemple de Mickey caché issu de la Jeunesse de Picsou : Chapitre 4 "Raider of the Copper Hill / L'aventurier de la colline de cuivre" (p12 3-2) (merci à Bazile pour son aide)

 

Pour voir davantage de Mickeys cachés dans l'oeuvre de Keno Don Rosa voir les sites :

    http://www.duckburg.dk/mickeys/

ou http://web.archive.org/web/20070608174549/http://www.duckburg.dk/mickeys/
ou
http://puissancepicsou.free.fr/ 

 

(*) Mort Weisinger de DC Comics, éditeur de Superman avait invité les lecteurs à trouver pourquoi l'histoire "The Bizarro Invasion Of Earth" était particulière.

Source : Don Rosa DCML 12 octobre 2006


Dans les faits, il existe quelques couvertures réalisées par Don Rosa pour des magazines américains sur lesquelles l'artiste a dessiné Mickey.

En voici quelques unes :

Walt Disney Comics 618 (1996)
Walt Disney Comics 621 (1998)
Uncle Scrooge 317 (1999)






Textre original par Don Rosa / Original text by Don Rosa :

I can only answer for the place of Mickey Mouse in *my own* stories, and no
one else's.
I featured Mickey Mouse in only ONE story I ever wrote, but not only was it
an "imaginary tale" but it also exists only in storyboard-script form and
was never completed. The story was "The Star-Struck Duck" about Donald and
the Kids attending the opening day at the new Disney-MGM Studio in Orlando
in 1990 -- the story was requested of Gladstone by Disney, but the idea was
later scrapped. Naturally, I regarded it as an amusing notion, but
nonetheless an "imaginary tale" in the Mort Weisinger "Great DC Contest"
spirit since all my stories actually take place in the mid 1950's. I had
Donald roaming the Theme Park wanting to get the autograph of "the famous
movie star Mickey Mouse"... I was regarding Mickey as a live (not animated)
actor in Donald's Universe... but only as a one-time joke for that
command-performance story -- the Mouse really does not exist in my version
of that Universe. (Similarly, I've always intended to use the "Duck Tales"
TV show in that Universe as an unauthorized live-action TV series satirizing
$crooge's life which he is always trying to sue for slander, but I've never
had a reason to insert that into a script.)
(The same applied to my "From Duckburg to Lillehammer", another special
"command performance imaginary tale" requested by the Norwegian publisher
and taking place apparently 40+ years in the future of my Universe. I'd
hoped to have the story to involve the 1952 Norwegian Winter Olympics, but I
couldn't swing that since they wanted me to depict the modern Lillehammer
ski jump. So... it became another "imaginary tale".)

As I recall, a mention of Mickey was inserted into my "A Little Something
Special" story in a panel where someone in a crowd scene is offering $crooge
a gift of "an autographed photo of Mickey Mouse". But in my original script
it was "an autographed photo of Walt Disney".

Also, I made a rather direct reference to a definite Mickey look-alike in
"The Magnificent Seven (Minus Four) Caballeros!", and Donald was staggered
by the vision, but not because he recognized the image. He only experienced
a shockingly strong attack of deja vu due to all the other less obvious
"hidden Mickeys" that seem to plague his peripheral vision in my Duck
stories. He doesn't know who or what that critter is, but it seems to haunt
him at the least expected moments and places.


From : Don Rosa DCML 2006 october, 12
 
 
 
  Article modifié le 21/04/2007 pour ajout du lien vers http://www.duckburg.dk/mickeys/ puis le 02/11/2008 pour http://web.archive.org/web/20070608174549/http://www.duckburg.dk/mickeys/ puis le 02/07/2009 pour http://puissancepicsou.e3b.org/mickey.php puis le 17/11/2009  pour http://puissancepicsou.free.fr/

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Rédigé par Pmspg

Publié dans #Histoires Disney

Publié le 9 Octobre 2006

Le mois d'octobre serait-il la saison des amours chez les canards ?



Paraissent en octobre deux magazines, l'un français, Picsou magazine n°417 et l'autre américain, The life and times of Scrooge Mc Duck Companion, qui publient tous deux pour la première fois dans leur pays la toute dernière histoire de Don Rosa : The prisoner of White Agony Creek / La prisonnière de la Vallée de l'Agonie Blanche. (L'histoire a en fait été publiée en première mondiale en mai 2006 dans le magazine finlandais AKU ANKKA n°18)

En fait, Don Rosa explore l'épisode de la vie de Picsou au Klondike où Goldie, l'étoile du Nord, avait dérobé la pépite "oeuf d'oie". Pour la punir et lui apprendre la rude vie des prospecteurs, Picsou l'avait kidnapée et forcée à vivre un mois avec lui à rechercher de l'or dans la vallée de
l'Agonie Blanche. Il s'appuie sur l'histoire de Carl Barks "Back to the Klondike / Retour au Klondike" où cet épisode est brièvement évoqué.

Beaucoup de fans souhaitaient percer ce mystère : comment ont été vécues ces journées passées à deux ? Que s'est-il passé entre eux ? La vie de Picsou eut-elle été la même sans cet épisode ?

Don Rosa déjà touché par "Back to the Klondike" dans sa jeunesse, l'a été encore plus en voyant dans les années 1970 les planches censurées (à l'époque en 1952, pour violence) de l'histoire de Carl Barks. Elles révélaient un Picsou jeune, vigoureux et vengeur !

Pour Don Rosa, après avoir créé les 12 chapitres de la Jeunesse de Picsou, il était nécessaire d'apporter sur ces épisodes d'autres éclairages. Cette toute nouvelle histoire répond donc à notre curiosité et à notre sensibilité (notre côté fleur bleue ?).

Don Rosa, montre une nouvelle fois qu'il est un grand sentimental capable de saupoudrer une bonne dose d'humour en toutes circonstances...

Des preuves ? Sans dévoiler toute l'histoire voici des vignettes qui en disent long (sans paroles) sur la passion "secrète" de Picsou et Goldie.

Vignette 1 : Le baiser (tant attendu !) Don Rosa ose dessiner un baiser passionné, ce qui est rare dans les BD Disney.




Vignettes 2 et 3 : Les effets du baiser sur Picsou et sur Goldie. Ah ! un coup de foudre, ça ne prévient pas...



Vignettes 4 et 5 : Deux images qui font couler beaucoup d'encre chez les fans. Après une violente dispute, tout bruit cesse dans la maison et les heures passsent... (regardez la position du soleil et l'ombre de la cabane). Mais que s'est-il passé entre ces deux vignettes (un quart de journée à en croire les ombres portées) ? Le mystère reste entier !





Vignettes 6 à 8 : Les adieux ! Comme nous l'ont appris les Rita Mitsouko, "Les histoires d'amour finissent mal, en général". Picsou n'est pas si habile que ça dans cette situation et a du mal à cacher son embarras (il rougit et ne trouve pas ses mots).


Que serait-il arrivé si Goldie était restée vivre avec Picsou ?  Picsou serait-il devenu le Canard le plus riche du Monde ? Aurait-il vécu une vie paisible en bon père de famille ? Heureusement pour nous, l'histoire de Don Rosa ne donne pas de véritable réponse et laisse libre cours à notre imagination.

Si vous ne l'avez-pas encore lue, recherchez vite cette histoire, vous comprendrez que la relation entre Picsou et Goldie garde toute sa complexité et son ambigüité : Picsou est à la fois tortionnaire et amoureux, généreux et mesquin, Goldie est autant victime que voleuse, cupide que désintéressé
e.


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Rédigé par Pmspg

Publié dans #Histoires Disney