Publié le 28 Octobre 2006



(Trésors
du JM n°1)
Après la publication d'un premier opus en décembre 2005, Disney Hachette Presse sort en ce mois d'octobre 2006 le numéro 2 des Trésors du Journal de Mickey, un hors série de 244 pages retraçant à travers quelques BD des périodes plus ou moins lointaines de la vie du célèbre hebdomadaire.


Le sommaire est assez époustouflant et ravira tous les (déjà vieux !) nostalgiques d'une enfance passée à dévorer les pages de l'hebomadaire pour les jeunes qui osait s'appeler Journal (de Mickey) !

Jugez-en plutôt : Gags de Donald par Al Taliaferro et Bob Karp, une aventure de Mandrake dans l'espace, des gags de Pôle Emile, Mickey et le haricot magique
par Harvey Eisenberg (reprise du célèbre dessin animé), des gags des facétieux Pim Pam Poum, une aventure de Onkr l'homme préhistorique vivant dans les années 1960, des gags d'Hägar Dünor, l'envoutante histoire Mickey et l'île volante de Floyd Gottfredson, Ted Osborne et Ted Thwaites, une aventure de Guy l'Eclair et des gags de Dingo signés Bill Walsh et Manuel Gonzales.


Bref, même pour les plus jeunes qui n'ont pas connu les époques évoquées dans ce numéro, une très bonne initiative à souligner et à encourager !

Prix : 4,90 €

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Publié le 26 Octobre 2006


Suite à la hausse du prix du papier, et après avoir estimé qu'une augmentation du prix des comics rendrait trop chères certaines de ses publications, l'éditeur américain Gemstone Publishing a décidé de suspendre la parution de 4 de ses titres Disney vendus en petits formats.


Il s'agit de :


Mickey Mouse and Friends
Donald Duck and Friends Mickey Mouse Adventures Donald Duck Adventures




Les titres plus anciens comme Uncle Scrooge, Walt Disney's Comics and Stories qui sont actuellement vendus en édition "prestige" augmenteront de 55 cents pour être vendus à 7,50 $ (première augmentation depuis 1997)

Gemstone a cependant décidé de publier deux fois par an des Walt Disney
Treasures de 80 pages ainsi que plusieurs livres avec des BD en noir et blanc, certains pour les collectionneurs, d'autres pour un public plus large, de tout âge.

Les comics Disney ont-il du mal à trouver leur public outre-atlantique ?
La disparition annoncée des 4 titres inquiète déjà les fans et leur rappelle l'arrêt complet des publications Disney de mars 1999 à juin 2003.

Gemstone pour préserver ses marges mise sur des formats plus haut de gamme et plus exceptionnels. Ces nouveautés réussiront-elles à atteindre les objectifs de l'éditeur ? 2007, une année à suivre chez Gemstone !

En savoir plus : Gemstone Publishing
Trouver sur Amazon les BD Disney publiées par Gemstone aux Etats-Unis

(source DCML)

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Publié le 26 Octobre 2006

Don Christensen, scénariste de nombreuses bandes dessinées Disney (près de 200) de Grand-Mère Duck, Mickey, Pluto, Donald, Picsou (etc) de 1950 jusqu'au début des années 1970 est mort le 18 octobre 2006 à l'âge de 90 ans.

Dans les BD Disney, il a principalement collaboré avec Jack Bradbury, Paul Murry, Tony Strobl et Frank McSavage dans les comics book américains. Il a également scénarisé des histoires de Porky Pig, Bugs Bunny, Daffy Duck, Woody Woodpecker, Andy Panda, Scooby Doo.

En savoir plus sur Don Christensen : COA

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Publié le 22 Octobre 2006

Depuis déjà très longtemps, Disney Hachette Presse est de loin le leader de la presse dite enfantine avec de nombreux titres pour les plus jeunes jusqu'aux pré-ados.

L'O.J.D. (Office de Justification de la Diffusion) publie régulièrment
les statistiques de tirage et diffusion des journaux et magazines de ses membres. La lecture de ces chiffres permet de comparer les résultats titre par titre ou entre divers concurents.

En regardant plus précisément la diffusion payée moyenne et le tirage moyen des 4 titres principaux publiant de la BD Disney (Super Picsou Géant, Picsou Magazine, Le Journal de Mickey et Mickey Parade Géant), nous allons essayer de faire un résumé de la situation du marché depuis 2001.
(analyses par Pmspg)


Super Picsou Géant : Ce bimestriel est le plus gros succès de la presse BD en France, très loin devant ses poursuivants. Mais la concurrence est rude ! Elle a émoussé ses positions. Il est spéciaisé dans la publication de BD européennes (italiennes, danoises, espagnoles...). Ce magazine n'offre jamais de cadeaux.


(source OJD)


La tendance à la baisse (-8,9% depuis 2001) de la diffusion payée, après avoir ralenti en 2005 vient de se stabiliser (-0,3 % par rapport à 2005). Le tirage reste toujours aux alentours de 266 000 exemplaires.



Picsou Magazine : Mensuel de référence pour les bonnes BD américaines de Carl Barks, Keno Don Rosa, Willian Van Horn, etc... Il propose systématiquement un gadget pour attirer les plus jeunes.


(source OJD)



La bonne nouvelle ! Picsou magazine après 4 années de baisse des ventes (-14,5%) voit depuis 2005 sa diffusion payée augmenter. Après un +2,7% en 2005, c'est +3,0% en 2006. Le tirage suit cette hausse.



Le Journal de Mickey : l'ancêtre de la presse enfantine se porte bien. Il est le premier hebdomadaire des 7-12ans. Plus généraliste que les autres magazines (il fait une large part aux BD non Disney) il publie surtout des BD européennes etdes créations françaises !


(source OJD)



Après une chute de sa diffusion payée en 2 ans (-11,8 %), le Journal de Mickey effectue sa troisième année de progression (+1,2% en 2004, +2,2% en 2005, +0,8% en 2006). Cette progression ralenti son rythme.


Mickey Parade Géant  : Devenu Géant en 2002 (et par la même occasion bimestriel), ce magazine au format "italien" rassemble principalement des BD italiennes et européennes paraissant dans Topolino. Ce magazine n'offre jamais de cadeaux.


(source OJD)

Mickey Parade Géant voit sa diffusion payée baisser de 5,8% en deux ans (dont 1,7% en 2006). Avec moins de 150 000 exemplaires diffusés et payés, c'est le moins grand succès des 4 magazines présentés sur cette page.




En savoir plus :

Disney Hachette Presse : http://www.dhpregie.com/
Site de l'OJD http://www.ojd.com/
Les derniers chiffres : Fichier format pdf

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Publié le 15 Octobre 2006

A un fan qui se demandait si Don Rosa ou Carl Barks avait utilisé Mickey dans ses histoires, voici ce que Keno Don Rosa a répondu. (traduction par Pmspg)

Je ne peux seulement répondre que pour la place occupée par Mickey Mouse dans * mes propres * histoires et pas dans celles des autres.

J'ai utilisé Mickey Mouse dans UNE seule histoire que j'ai écrite. Non seulement s'agissait-il d'un "conte imaginaire", mais, en outre, elle n'existe que sous la forme d'un storyboard manuscrit et n'a jamais été terminée.

 

 

L'histoire était "The Star-Struck Duck" au sujet de Donald et des enfants assistant au jour d'ouverture du nouveau Studio de Disney-MGM à Orlando en 1990 -- l'histoire a été demandée à Gladstone par Disney, mais l'idée a plus tard été jetée à la poubelle.

Naturellement, je l'ai considérée comme une notion amusante, mais néanmoins un "conte imaginaire" dans l'esprit de "Great DC Contest" * de Mort Weisinger puisque toutes mes histoires ont réellement lieu au millieu des années 50.



 



Donald errait dans le parc à thème, souhaitant obtenir un autographe de "la célèbre étoile du cinéma Mickey Mouse"...




Je considérais Mickey en tant qu'acteur réel (et pas le personnage de dessin animé) de l'univers de Donald... mais à part comme plaisanterie d'un jour pour cette commande, la Souris n'existe vraiment pas dans ma version de cet Univers.




De façon similaire, j'ai toujours voulu utiliser les épisodes télévisés de "La bande à Picsou" dans cet Univers comme un série TV non autorisée parodiant la vie de Picsou et qu'il essaie toujours de poursuivre pour calomnie, mais je n'ai jamais eu de motif pour insérer ça dans un script.

Il advint de même à mon "De Donaldville à Lillehammer", un autre conte imaginaire spécial "sur commande" demandé par l'éditeur norvégien et ayant lieu apparemment quelques 40 années dans le futur de mon univers.

J'ai espéré faire en sorte que l'histoire se déroule pendant les Jeux Olympiques d'hiver de 1952, en Norvège , mais je ne pourrais pas interchanger les époques, car il voulait que je traite le saut à ski moderne de Lillehammer. Ainsi... c'est devenu un autre "conte imaginaire".


Je me rappelle avoir inséré une référence à Mickey dans le mon histoire "A Little Something Special / Un petit cadeau très spécial" dans une case où quelqu'un dans une scène de foule offre à Picsou un cadeau "d'une photo dédicacée de Mickey". Mais dans mon script original il s'agissait "d'une photo dédicacée de Walt Disney".

 

 



En outre, j'ai fait une référence plutôt directe à un portrait de Mickey dans "The Magnificent Seven (Minus Four) Caballeros! /  Les 7 fantastiques Caballeros (moins quatre)", et Donald a été troublé par la vision, mais pas parce qu'il a identifié l'image. Il a seulement éprouvé une attaque fortement chocante du "deja vu" dû à tous les autres "Mickeys cachés" moins évidents qui semblent envahir sa vision périphérique dans mes histoires de canards. Il ne sait pas qui ou ce que cette créature est, mais elle semble le hanter aux moindres moments et endroits prévus.


NDLR : Pour illustrer les Mickeys Cachés dont parle Don Rosa, dans cette même histoire l'artiste a dessiné un petit Mickey en bas, à gauche, dans la case ci-dessous :



Un autre exemple de Mickey caché issu de la Jeunesse de Picsou : Chapitre 4 "Raider of the Copper Hill / L'aventurier de la colline de cuivre" (p12 3-2) (merci à Bazile pour son aide)

 

Pour voir davantage de Mickeys cachés dans l'oeuvre de Keno Don Rosa voir les sites :

    http://www.duckburg.dk/mickeys/

ou http://web.archive.org/web/20070608174549/http://www.duckburg.dk/mickeys/
ou
http://puissancepicsou.free.fr/ 

 

(*) Mort Weisinger de DC Comics, éditeur de Superman avait invité les lecteurs à trouver pourquoi l'histoire "The Bizarro Invasion Of Earth" était particulière.

Source : Don Rosa DCML 12 octobre 2006


Dans les faits, il existe quelques couvertures réalisées par Don Rosa pour des magazines américains sur lesquelles l'artiste a dessiné Mickey.

En voici quelques unes :

Walt Disney Comics 618 (1996)
Walt Disney Comics 621 (1998)
Uncle Scrooge 317 (1999)






Textre original par Don Rosa / Original text by Don Rosa :

I can only answer for the place of Mickey Mouse in *my own* stories, and no
one else's.
I featured Mickey Mouse in only ONE story I ever wrote, but not only was it
an "imaginary tale" but it also exists only in storyboard-script form and
was never completed. The story was "The Star-Struck Duck" about Donald and
the Kids attending the opening day at the new Disney-MGM Studio in Orlando
in 1990 -- the story was requested of Gladstone by Disney, but the idea was
later scrapped. Naturally, I regarded it as an amusing notion, but
nonetheless an "imaginary tale" in the Mort Weisinger "Great DC Contest"
spirit since all my stories actually take place in the mid 1950's. I had
Donald roaming the Theme Park wanting to get the autograph of "the famous
movie star Mickey Mouse"... I was regarding Mickey as a live (not animated)
actor in Donald's Universe... but only as a one-time joke for that
command-performance story -- the Mouse really does not exist in my version
of that Universe. (Similarly, I've always intended to use the "Duck Tales"
TV show in that Universe as an unauthorized live-action TV series satirizing
$crooge's life which he is always trying to sue for slander, but I've never
had a reason to insert that into a script.)
(The same applied to my "From Duckburg to Lillehammer", another special
"command performance imaginary tale" requested by the Norwegian publisher
and taking place apparently 40+ years in the future of my Universe. I'd
hoped to have the story to involve the 1952 Norwegian Winter Olympics, but I
couldn't swing that since they wanted me to depict the modern Lillehammer
ski jump. So... it became another "imaginary tale".)

As I recall, a mention of Mickey was inserted into my "A Little Something
Special" story in a panel where someone in a crowd scene is offering $crooge
a gift of "an autographed photo of Mickey Mouse". But in my original script
it was "an autographed photo of Walt Disney".

Also, I made a rather direct reference to a definite Mickey look-alike in
"The Magnificent Seven (Minus Four) Caballeros!", and Donald was staggered
by the vision, but not because he recognized the image. He only experienced
a shockingly strong attack of deja vu due to all the other less obvious
"hidden Mickeys" that seem to plague his peripheral vision in my Duck
stories. He doesn't know who or what that critter is, but it seems to haunt
him at the least expected moments and places.


From : Don Rosa DCML 2006 october, 12
 
 
 
  Article modifié le 21/04/2007 pour ajout du lien vers http://www.duckburg.dk/mickeys/ puis le 02/11/2008 pour http://web.archive.org/web/20070608174549/http://www.duckburg.dk/mickeys/ puis le 02/07/2009 pour http://puissancepicsou.e3b.org/mickey.php puis le 17/11/2009  pour http://puissancepicsou.free.fr/

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Rédigé par Pmspg

Publié dans #Histoires Disney

Publié le 9 Octobre 2006

Le mois d'octobre serait-il la saison des amours chez les canards ?



Paraissent en octobre deux magazines, l'un français, Picsou magazine n°417 et l'autre américain, The life and times of Scrooge Mc Duck Companion, qui publient tous deux pour la première fois dans leur pays la toute dernière histoire de Don Rosa : The prisoner of White Agony Creek / La prisonnière de la Vallée de l'Agonie Blanche. (L'histoire a en fait été publiée en première mondiale en mai 2006 dans le magazine finlandais AKU ANKKA n°18)

En fait, Don Rosa explore l'épisode de la vie de Picsou au Klondike où Goldie, l'étoile du Nord, avait dérobé la pépite "oeuf d'oie". Pour la punir et lui apprendre la rude vie des prospecteurs, Picsou l'avait kidnapée et forcée à vivre un mois avec lui à rechercher de l'or dans la vallée de
l'Agonie Blanche. Il s'appuie sur l'histoire de Carl Barks "Back to the Klondike / Retour au Klondike" où cet épisode est brièvement évoqué.

Beaucoup de fans souhaitaient percer ce mystère : comment ont été vécues ces journées passées à deux ? Que s'est-il passé entre eux ? La vie de Picsou eut-elle été la même sans cet épisode ?

Don Rosa déjà touché par "Back to the Klondike" dans sa jeunesse, l'a été encore plus en voyant dans les années 1970 les planches censurées (à l'époque en 1952, pour violence) de l'histoire de Carl Barks. Elles révélaient un Picsou jeune, vigoureux et vengeur !

Pour Don Rosa, après avoir créé les 12 chapitres de la Jeunesse de Picsou, il était nécessaire d'apporter sur ces épisodes d'autres éclairages. Cette toute nouvelle histoire répond donc à notre curiosité et à notre sensibilité (notre côté fleur bleue ?).

Don Rosa, montre une nouvelle fois qu'il est un grand sentimental capable de saupoudrer une bonne dose d'humour en toutes circonstances...

Des preuves ? Sans dévoiler toute l'histoire voici des vignettes qui en disent long (sans paroles) sur la passion "secrète" de Picsou et Goldie.

Vignette 1 : Le baiser (tant attendu !) Don Rosa ose dessiner un baiser passionné, ce qui est rare dans les BD Disney.




Vignettes 2 et 3 : Les effets du baiser sur Picsou et sur Goldie. Ah ! un coup de foudre, ça ne prévient pas...



Vignettes 4 et 5 : Deux images qui font couler beaucoup d'encre chez les fans. Après une violente dispute, tout bruit cesse dans la maison et les heures passsent... (regardez la position du soleil et l'ombre de la cabane). Mais que s'est-il passé entre ces deux vignettes (un quart de journée à en croire les ombres portées) ? Le mystère reste entier !





Vignettes 6 à 8 : Les adieux ! Comme nous l'ont appris les Rita Mitsouko, "Les histoires d'amour finissent mal, en général". Picsou n'est pas si habile que ça dans cette situation et a du mal à cacher son embarras (il rougit et ne trouve pas ses mots).


Que serait-il arrivé si Goldie était restée vivre avec Picsou ?  Picsou serait-il devenu le Canard le plus riche du Monde ? Aurait-il vécu une vie paisible en bon père de famille ? Heureusement pour nous, l'histoire de Don Rosa ne donne pas de véritable réponse et laisse libre cours à notre imagination.

Si vous ne l'avez-pas encore lue, recherchez vite cette histoire, vous comprendrez que la relation entre Picsou et Goldie garde toute sa complexité et son ambigüité : Picsou est à la fois tortionnaire et amoureux, généreux et mesquin, Goldie est autant victime que voleuse, cupide que désintéressé
e.


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Rédigé par Pmspg

Publié dans #Histoires Disney

Publié le 2 Octobre 2006

Le coaching est à la mode. Dans les entreprises, les cadres se font de plus en plus aider par des coachs qui leur font connaître et maîtriser les arcanes du management des hommes en leur rappelant qu'en matière humaine il n'y a pas toujours de règle absolue.

Suis-je un bon chef ? Me fais-je reconnaître comme un chef ? Suis-je fait pour le travail en équipe ? Ai-je le sens des responsabilités ? Autant de questions que doivent se poser les managers.

Quel rapport avec le Journal de Mickey me direz-vous ?

Et bien tout simplement que le journal de Mickey y répond en deux éditos de 1953 du Vieil Onc'Léon.

En effet, à cette époque, depuis la relance du Journal de Mickey en 1952, les Clubs Mickey ont été recréés. Onc' Léon désireux de favoriser à la fois l'émergence de chefs responsables et d'équipes soudées n'hésite pas à prodiguer ses conseils.

Plus de cinquante ans plus tard, ces conseils sont-il dépassés, tranposables au monde de l'entreprise moderne ? A vous d'en juger en lisant ces deux éditos, vous serez surpris.

~~§~~

Journal de Mickey (nouvelle série) n°37 du 8 février 1953

MES CHERS NEVEUX ET NIECES,

Je lis, avec l'intérêt que vous imaginez, les lettres des chefs de groupe qui me rendent compte de leurs efforts et me signalent les résultats obtenus. Je note soigneusement les causes du succès de ceux-ci ou de celles-là. Et voici comment se résument toutes mes observations:
Les groupes qui connaissent la plus fructueuse activité sont ceux dont les membres ont à peu près le même âge, en tout cas, les mêmes goûts; c'est surtout ceux où règne l'esprit d'équipe.

Et c'est de l'indispensable esprit d'équipe que je veux vous entretenir aujourd'hui en vous donnant quelques règles pratiques qui vous serviront à assurer la prospérité du Club Mickey et qui, si vous voulez bien en tenir compte, vous seront très utiles dans la vie.

Une petite association ne peut être prospère que dans la mesure où tous ses membres travaillent dans le même sens; si les uns tirent à hue et les autres à dia, tout progrès est interdit. Si l'un d'entre vous se montre égoïste, si sa vanité l'empêche de se plier aux règles que vous avez établies, s'il cherche à se singulariser constamment sans apporter pour autant des idées neuves, originales et réalisables, il vaut mieux vous séparer de lui, après deux ou trois appels à la raison.

Le mot « équipe » est un vieux terme de marine (à l'origine, une équipée était une aventure en mer) ; il a, en principe, la même valeur que le mot « équipage ». En fait, en vous groupant, vous vous êtes embarqués sur le même bateau (ou vous vous êtes logés à la même enseigne) .


Vous partagez les mêmes avantages, mais vous courez les mêmes risques. Tous, vous devez œuvrer, lutter, pour que rien ne contrarie la marche de votre barque et pour qu'elle atteigne son but. Qu'un seul se rende coupable d'une fausse manœuvre et l'existence de votre esquif (1) est compromise et la vôtre aussi.


D'ailleurs, ce qu'admettent les marins, les travailleurs et les sportifs l'admettent aussi. Une équipe d'ouvriers ne peut mener à bien sa tâche, une équipe sportive ne peut triompher, si l'esprit de solidarité ne règne en leur sein, si chacun ne veut pas penser seulement à l'intérêt de l'œuvre collective ou à l'enjeu de la partie.


Dans la profession, l'esprit d'équipe devient l'esprit de corps; dans le foyer, l'esprit de famille ; chez nous, il devrait être l'esprit Mickey.

Souvenez-vous enfin que l'esprit d'équipe vaut à tous ceux qu'il anime réconfort et profit, et n'oubliez pas, en tout cas, de compter, parmi les plus dévoués de vos équipiers, votre vieil

ONC' LEON.


(1) J'ai choisi ce mot à dessein, il est de la même famille que le mot « équipe » et très proche de lui étymologiquement.


~~§~~


Journal de Mickey (nouvelle série) n°46 du 12 avril 1953

MES CHERS NEVEUX ET NIÈCES,

Savez-vous quels sont les groupes qui fonctionnent le mieux? Ce sont ceux dont les chefs ont le sens des responsabilités. Les meilleurs guides savent, en effet, qu'ils seront, tôt ou tard, dans l'obligation de répondre de leur conduite, de leurs actions ou de celles des filles et des garçons qu'ils dirigent.

Ils ne s'engagent donc pas à la légère dans telle ou telle voie. Ils demandent conseil, délibèrent avec eux-mêmes et ne se décident qu'ensuite.

Ils n'oublient pas que prudence est synonyme de sagesse. S'ils veulent créer un groupe de natation par exemple, ils commenceront par s'assurer les services d'un maître nageur compétent et dévoué.

Ils savent aussi prendre leurs responsabilités. Pour diriger, il ne suffit pas de donner des ordres. Il faut prévoir, organiser, et ne pas craindre les tracas ni les soucis. Quand on est à la tête d'une association, l'on doit se porter garant de sa réussite et, pour obtenir des concours dévoués, travailler durement, tout le premier, pour donner l'exemple. Voilà ce que font les chefs de groupe que je loue aujourd'hui, et j'ajoute que, s'ils commettent des erreurs, ils n'en font pas tomber le poids sur les autres.

Enfin ils ont le goût des responsabilités. Les difficultés les stimulent au lieu de les abattre. Ce sont les difficultés, précisément, qui justifient l'existence du chef clairvoyant. Si les embûches et les obstacles n'étaient pas à redouter, il n'aurait aucune raison d'être et son équipe suivrait sans peine, et sans lui, son petit bonhomme de chemin.

Sachez donc vous choisir des guides de cette trempe et aidez-les de toutes vos forces en suivant leurs directives de bon gré. Il ne s'agit pas pour vous, cependant, d'obéir aveuglément. Dans vos groupes, la discussion est permise, essayez de faire prévaloir vos vues, mais, la décision étant prise, arrangez-vous pour que tout aille bien ; travaillez dans le même sens parce que vous êtes tous, dès lors, responsables du succès, ou de l'échec, de l'entreprise.

Je suis persuadé que ceux et celles d'entre vous qui ont le sens et le goût des responsabilités et qui savent les prendre n'auront aucune peine à se faire une place au soleil et j'en suis enchanté, car, en somme, le responsable de ces succès futurs, ce sera peut-être un peu

Votre vieil One' Léon.

~~§~~

Avouez tout de même que la consultation d'Onc Léon est plus abordable qu'une séance de coaching !




Si vous avez apprécié cet article, lisez Le Journal de Mickey et l'insatisfaction des jeunes



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Publié le 1 Octobre 2006

Connaissez-vous la devise du Journal de Mickey ?

Non ?  C'est que vous n'avez jamais feuilleté de Journaux de Mickey datant des années 30 à 50 ou que vous n'avez jamais fréquenté un Club Mickey à la même époque.

Oui ? Vous en rappelez-vous ? Elle est courte et compte 3 mots.



Je ne fais pas durer le suspens davantage. La devise du Journal de Mickey est :

"Droit et Adroit".

Elle date en fait de 1934. Dès le numéro 2 du Journal de Mickey du 28/10/1934, le Journal de Mickey lance par la voix du Viel Onc' Léon un concours de "slogan" Mickey (petit concours n°2). Il s'agit de décrire les qualités principales qui caractérisent Mickey et desquelles les membres des Clubs Mickey pourront se prévaloir "loyauté, débrouillardise, courage et gaîté".

Le résultat est donné dans le n° 7 du 02/12/1934. Ce n'est pas un enfant qui a trouvé la devise "Droit et Adroit". Il s'agit en fait d'André Laphin, journaliste (L'illustration...) initiateur du projet de "l'exposition internationale de la Jeunesse" au sein de l'exposition universelle de Paris en 1937.

Pour mémoire, le jury a décerné un prix d'originalité à un lecteur qui avait proposé :"Mickey jamais ne change, c'est toujours Mickey...l'ange !!!"

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