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Partageons entre amateurs et collectionneurs  quelques moments particuliers puisés à travers l'univers des BD Disney.

Informations insolites, analyses de Bandes Dessinées ayant pour héros Mickey, Donald, Picsou, Dingo, Riri Fifi et Loulou... et Cie.

Histoire et histoires de Picsou Magazine, le Journal de Mickey, Mickey Parade, Super Picsou Géant, et tant d'autres encore.

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Mardi 26 février 2008
L'O.J.D. (Office de Justification de la Diffusion) publie régulièrement les statistiques de tirage et diffusion des journaux et magazines de ses membres. Ses données couvrent 97% des titres diffusant à plus de 100.000 exemplaires en France, et 89 % pour les titres diffusés à plus de 50.000 exemplaires. La lecture de ces chiffres permet d'avoir un panorama quasi complet du paysage de la presse française.


L'O.J.D. ayant récemment publié les chiffres 2007, voici l'occasion pour nous de réactualiser l'étude faite en octobre 2006 (voir article). En 2007, Disney Hachette Presse confirme sa place de leader de la presse des Enfants, de la Bande Dessinée et des Illustrés.


Rang

Titre

Diffusion Payée

1

SUPER PICSOU GEANT           205 645  

2

LE JOURNAL DE MICKEY           160 486  

3

WITCH MAG           158 625  

4

PICSOU MAGAZINE           145 813  

5

MICKEY PARADE GEANT           142 047  

6

J'AIME LIRE           140 864  

7

POMME D'API           125 898  

8

WINNIE           121 487  

9

IMAGES DOC             97 978  

10

ABRICOT             80 954  


En 2007, sur les 10 premières plus grandes diffusions payées, Disney Hachette Presse s'octroie 6 places dont les 5 premières.


En regardant plus précisément la diffusion payée moyenne des 4 titres principaux publiant de la BD Disney (Super Picsou Géant, Picsou Magazine, Le Journal de Mickey et Mickey Parade Géant, nous excluons volontairement Witch Mag qui ne publie pas de BD avec les personnages Disney traditionnels), nous allons analyser la situation actuelle du marché.



SPG141.jpgSuper Picsou Géant : Ce bimestriel est le plus gros succès de la presse BD en France, très loin devant ses poursuivants. Mais la concurrence est rude ! Elle a émoussé ses positions. Il est spécialisé dans la publication de BD européennes (italiennes, danoises, espagnoles...). Ce magazine n'offre jamais de cadeau.

ojd-SPG-2007-copie-1.jpg

(source OJD)

La tendance à la baisse (-12,9% depuis 2001) de la diffusion payée se confirme. (-2,2 % par rapport à 2006). Le leader du segment subit de plein fouet la tendance à la baisse de la lecture de magazines de BD. La publication de la saga World of the Dragonlords (voir article) (diversement appréciée des fans) n'a pas permis d'enrayer la baisse des ventes. Le tirage reste toujours aux alentours de 260 000 exemplaires. 
 
 
 
 
 
PM431.jpgPicsou Magazine
 : Mensuel de référence pour les bonnes BD américaines de Carl Barks, Keno Don Rosa, Willian Van Horn, etc... Il propose systématiquement un gadget pour attirer les plus jeunes.

ojd-PM-2007.jpg

 

(source OJD)

La chute ! Alors que Picsou magazine avait connu en 2006 une progression de ses ventes, 2007 s'inscrit comme la plus mauvaise année en terme de diffusion payée.  Une baisse de 6,7% l'année où Picsou fêtait ses 60 ans, c'est un mauvais résultat !  Même si des efforts ont été remarqués dans le choix des BD, DHP n'a sans doute pas assez profité de l'anniversaire et n'a pas su le mettre en valeur tout au long de l'année. En 6 ans la baisse est considérable : -17 % !!! Coincé entre les inconditionnels de Barks et Don Rosa et les blagues de potaches, Picsou Magazine a de plus en plus de mal à trouver ses lecteurs car sa ligne éditoriale n'est pas assez affirmée.
 
 
 
 
 
JM2896-97.jpgLe Journal de Mickey : l'ancêtre de la presse enfantine se porte bien. Il est le premier hebdomadaire des 7-12ans. Plus généraliste que les autres magazines (il fait une large part aux BD non Disney et s'ouvre à de larges sujets dans sa partie magazine) il publie surtout des BD européennes et des créations françaises !

ojd-JM-2007.jpg

 

(source OJD)

Dans un segment qui voit ses ventes reculer, le Journal de Mickey s'en sort assez bien. +3,7 % de diffusion payée depuis 2003 dont +0,7% en 2007 par rapport à 2006. Ce n'est sans doute pas le fruit du hasard. Actuellement c'est sans doute le magazine qui sait le mieux plaire aux jeunes. L'équilibre entre BD, jeux et rédactionnel, la publication de créations françaises (Michel Souris, Mickey à travers les mondes...) et de nouveautés en font un des meilleurs hebdo Disney en Europe.
 
 
 
 
 
MP300.jpgMickey Parade Géant  : Devenu Géant en 2002 (et par la même occasion bimestriel), ce magazine au format "italien" rassemble principalement des BD italiennes et européennes paraissant dans Topolino. Ce magazine n'offre pas de cadeaux.

ojd-MPG-2007.jpg

 

(source OJD)


L'année de son numéro 300, Mickey Parade Géant enraye la chute de ses ventes commencée en 2004. En effet, en 2007, ses ventes ont augmenté de 3,3% par rapport à 2006. La saga Wizard of Mickey (voir article)  et le numéro 300 exceptionnel expliquent peut-être ce succès.




En savoir plus :

Site de l'OJD http://www.ojd.com/
Les derniers chiffres : Fichier format pdf 
Disney Hachette Presse : http://www.dhpregie.com/

 

 

 

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Samedi 2 février 2008

 

 

Le Livre de la Jungle Magazine est intéressant à plus d'un titre. Tout d'abord, il s'agit d'une collaboration commerciale entre Disney et une marque connue, ce qui est relativement rare dans le domaine des BD. Ensuite, ce magazine est une première tentative pour Disney de publier en France des BD au format de poche.

 

Replaçons nous dans le contexte de l'époque.

 

Le dessin animé Le Livre de la Jungle est sorti sur les écrans français pour les fêtes de fin d'année en 1968. Quelques mois auparavant, pendant l'été, les stations-service de la marque Fina proposaient en collaboration avec Walt Disney Productions France 8 mini-livres de 48 pages intitulés : Le Livre de la Jungle Magazine.

 

Sur un format 132x95, ces huit volumes distribués gratuitement proposent : un abonnement à prix réduit au journal de Mickey, un édito du Colonel Hatti, une BD de Mowgli, des articles sur la nature, des BD de Picsou ou Mickey par Carl Barks, Paul Murry ou Tony Strobl, des articles sur le pétrole, des jeux, des BD de Zorro, des BD de True Life Adventure (C'est la vie !, en français) expliquant les merveilles de la nature depuis le temps des dinosaures, des blagues et un récit en BD : l'Homme dans l'Espace.

 

Force est de constater que cette expérience d'un petit format a dû servir pour le lancement de Mickey Poche en mai 1974. A cette époque la société Edi-Monde cherche à concurrencer les Editions Vaillant qui connaissent un véritable succès avec Pif Poche lancé en décembre 1962 en reprenant de strips quotidiens parus dans l'Humanité.

 

En effet, Mickey Poche lors de son premier numéro reprend deux histoires parues dans Le Livre de la Jungle Magazine (LJM) n°1 : W OS 749-02 C'est la vie !  et W MM 71-06 Pluto cherche un lit !

 

W OS 749-02 C'est la vie !


Version LJM n°1 1968


Version Mickey Poche n°1 Mai 1974

 

 

W MM 71-06 Pluto cherche un lit !


Version LJM n°1 1968


Version Mickey Poche n°1 Mai 1974

 

 

 

Une troisième histoire de LJM 1, S 66161 Zorro contre les faux indiens ! sera publiée dans Mickey Poche n°9.


S 66161 Zorro contre les faux indiens !


Version LJM n°1 1968


Version Mickey Poche n°9 Mai 1974

 

 

Au delà de ces histoires, la plupart des BD publiées dans Le Livre de la Jungle Magazine seront également publiées dans Mickey Poche (à l'exception des BD de Mowgli).

 

En voici la liste : (les numéros des deux publications sont donnés entre parenthèses)


  • W OS 562-04 Dingo et l'amie des chats !  (LJM 2 / Mickey Poche n°4)

    W WDC 150-06 Comme au bon vieux temps ! (LJM 2 / Mickey Poche n°3)

    W WDC 192-03 Pluto Pluto bonne fée ! (LJM 3 / Mickey Poche n°5)

    W WDC 300-04 Un après-midi bien calme !  (LJM 3 / Mickey Poche n°5)

    W WDC 205-03 Ronfler n'est pas jouer (LJM 4 / Mickey Poche n°5)

    W US 13-04 Géo Trouvetou Géo ne manque pas d'iddées ! (LJM 4 / Mickey Poche n°4)

    S 66026 Zorro Mision spéciale pour Garcia ! (LJM 6 / Mickey Poche n°14)

    W US 20-03 Géo n'avait pas pensé à tout ! (LJM 7 / Mickey Poche n°15)

  •  

Quelques différences tout de même sont visibles sur les pages des deux magazines : le découpage des cases n'est pas le même et la version de 1968 est en couleurs alors que les Mickey Poche ont toujours été publiés en noir et blanc !

 

Mais les coïncidences sont trop nombreuses pour qu'il ne s'agisse que d'un hasard. Le Livre de la Jungle Magazine a bien servi de gallop d'essai pour la création de Mickey Poche.

 

En savoir plus :
Voir les numéros du Livre de la Jungle Magazine
Voir les numéros de Mickey Poche

 

 

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Dimanche 25 novembre 2007

 

Le 14 novembre 2007 est sorti (paradoxalement orné d'un numéro 5, lire plus bas), le troisième opus des "Trésors de Picsou". Ce Hors Série Exceptionnel de Picsou Magazine qui poursuit l'intégrale de Keno Don Rosa, est consacré aux histoires que l'artiste a créées dans la période de 1993 à 1996.

 

Il rassemble les histoires suivantes :

The guardians of the lost library / Les gardiens de la bibliothèque perdue
From Duckburg to Lillehammer / Glisse à pic !
The treasury of Croesus / Le trésor de Crésus

The universal solvent / Le Dissoutou
The lost charts of Columbus / Les cartes perdues de Christophe Colomb
The incredible shrinking tightwad / Un problème de taille
The once and future duck / Fracture temporelle !
The treasure of the ten avatars / Le trésor des 10 Avatars
The last lord of Eldorado / King Eldorado !

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si ce Hors Série est d'une qualité générale plutôt bonne, notons une énorme erreur de mise en page.

 

A la page 136 est publiée la planche n°10 de l'histoire "Fracture temporelle" en lieu et place de la  planche n°10 de l'histoire "Un problème de taille".

 

Un raté qui irritera plus d'un fan de Picsou et qui ternit quelque peu la bonne image de marque de ce hors-série.

Les fans retrouveront la page manquante dans le Picsou Magazine n°431 de décembre 2007. 

La mauvaise page

La page manquante

 

 

 

Si, avec ce numéro 5, Disney Hachette Presse passe d'un rythme de parution annuel à un rythme semestriel, c'est que ce hors-série rencontre depuis 3 ans le succès auprès de ses lecteurs.

 

 

 

Dans une brêve, parue en page 45 du Parisien/Aujourd'hui en France du 23/11/2007, sous le titre de "Les Trésors de Picsou sont de l'or en barre", Jean Charles Lajouanie, Directeur des rédactions de Disney Hachette Presse précise, à l'occasion de la sortie du 5e collector que les ventes du 4e numéro ont frôlé les 100 000 exemplaires (contre 80 000 exemplaires la première année).
Dès lors, Picsou Magazine qui fêtera le 5 décembre les 60 ans de Picsou avec un numéro spécial multipliera les parutions de son hors-série "les Trésors de Picsou"

 

N'en doutons pas, cette dernière nouvelle ravira les amateurs !

 

 

 

 

Puisque cet article est consacré au dernier Hors série de Picsou Magazine, je vous propose de remonter le temps et de passer en revue l'ensemble des Hors série qu'a connu le magazine, car des numéros hors série, Picsou magazine en a connu quelques uns.

 

Le premier et le plus célèbre date de juillet 1977, c'était un Hors Série du n°65 de Picsou Magazine qui s'appelait Super Picsou Géant. Il restera un hors-série pendant 22 numéros, jusqu'au n°132 bis de novembre 1982 avant de prendre son envol en tant que titre à part entière en mai 1983.

 

Ensuite, il a fallu attendre juillet 1995 pour que Picsou Magazine édite un hors-série spécial jeux de consoles 100% Disney. Deux numéros du même type sortiront avec le sous-titre "Playstation kids" en avril et décembre 1998.

 

Mais 1998 c'est aussi l'année de sortie d'un premier hors série volumineux (292 pages) sur la Jeunesse de Picsou de Keno Don Rosa.

 

 

 

 

Eté 2004, un nouveau Hors Série Exceptionnel de Picsou Magazine voit le jour. Il comporte 244 pages. Il s'agit, là encore, d'une réédition des premiers épisodes de la Jeunesse de Picsou. Un numéro 2 suivra, pour l'été 2005, où seront publiés les épisodes bis de la saga. L'été 2006, un numéro 3 commencera l'intégrale de Don Rosa (hors la Jeunesse de Picsou). Le 2ème tome de cette intégrale a été publié pendant l'été 2007 sous le numéro 4. Vous avez donc maintenant compris pourquoi le 3ème volet de cette intégrale porte le numéro 5 des Hors Série Exceptionnels de Picsou Magazine.

 

 

 

Pour être complet sur les Hors Séries de Picsou Magazine, il faut encore mentionner deux hors série particuliers.

 

 

 

- un Picsoudoku sorti en avril 2006 qui est comme son nom l'indique un livre de jeux de sudoku agrémenté de quelques bandes de BD.

 

- plus étrange encore, car il ne contient aucune BD de Canard, un Power Rangers Hors Série présenté par Picsou Magazine sorti en décembre 2005 (qui venait concrétiser le rachat par Walt Disney des droits sur les Power Rangers).

 

 

 

Sources : Inducks + Mail de Timon Timauvais du 23/11/2007 sur l'article du Parisen.

En savoir plus : Liste des Hors Série de Picsou Magazine sur Inducks

A lire également l'article de Gilles Ratier sur BDZoom

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Samedi 13 octobre 2007

 

Après avoir fêté ses 40 ans en décembre 2006 (voir l'article Mickey Parade : 40 ans de Parade !!! ) Mickey Parade Géant célèbre dignement son numéro 300 en octobre 2007.

Pour l'occasion, Disney Hachette Presse publie une histoire hors norme intitulée "Qui a volé le MPG 300 ?". Cette histoire est hors norme pour au moins deux raisons : sa pagination (99 pages !!!) et les personnages qu'elle contient (univers ducks et mice réunis).

Il s'agit en fait de l'adaptation française de la BD "Chi ha rubato Topolino 2000 ?" créée par Carlo Panaro et Romano Scarpa pour célébrer le numéro 2000 de Topolino, le Journal de Mickey italien, sorti en mars 1994. Cette BD est parue en 5 épisodes à partir du numéro 1996 pour se terminer sur le n° 2000.

L'adaptation aux spécificités françaises est assez bien faite puisque le texte a été retouché pour s'adapter à la situation et que la couverture du MPG 300 apparaît réellement dans l'histoire.

 

Dans le Mickey Parade Géant n°300, ces 5 épisodes sont réunis et publiés pour la première fois au monde hors d'Italie. C'est l'occasion de voir évoluer ensemble les personnages de deux univers qui ne communiquent que trop rarement : l'univers des canards (Picsou, Donald, Riri Fifi et Loulou, Gontran Bonheur, Daisy, Popop, Miss Tick, Algorab, Donald Dingue, Fantomiald, Géo Trouvetou) et celui des souris (Mickey Mouse, Minnie, Clarabelle, Horace Horscellar, Dingo, Félix, Pat Hibulaire, Gertrude, Le Fantôme Noir). La probable machination orchestrée par les méchants des deux mondes n'en semble que plus diabolique.


 

 

 

 

 

 

Même si le scénario peut parfois sembler convenu ou répétitif, l'idée initiale de mélanger fiction et réalité à propos de la sortie d'un magazine de BD est assez originale. Le dessin fluide et dynamique de Romano Scarpa est agréable à regarder.

 

Au final, tous ces ingrédients donnent une histoire sympathique qui entretient un certain suspense. Elle se lit avec plaisir.

 

Merci donc à Jean-Luc Cochet le rédacteur en chef de Mickey Parade Géant de nous avoir déniché et offert ce petit bijou ! Vivement le numéro 400 dans... 16 ans et huit mois.... !!!

 

En savoir plus :
L'oeuvre de 
Romano Scarpa
L'oeuvre de
Carlo Panaro

 

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Lundi 27 août 2007

Tout s'annonçait pour le mieux !


Super Picsou Géant n° 65bis
(juillet 1977)

 

 

Une couverture commémorative signée Cavazzano pour le dessin et Cyrille Leriche pour la mise en couleurs, avec un superbe 30 doré et Picsou plongeant dans ses 139 (série actuelle de 1983 à nos jours) + 22 (pour la première série 1977-1982) albums souvenirs de Super Picsou Géant.

 

Même la pagination passant des immuables 196 pages à 220 pour cette grande occasion laissait croire à un numéro collector.


Super Picsou Géant n° 140
(juillet 2007)

 

Au final, seulement la réédition de la première histoire (Mission Mars pour Oncle Picsou de Guido Martina et Guido Scala) parue dans le premier numéro de Super Picsou Géant (qui porte le n°65bis) ainsi qu'un texte sur une page en rapport avec l'histoire et l'actualité de cette époque.

 

Un bilan bien maigre pour une fête qui passe ainsi presque inaperçue. Certes cette réédition est bienvenue, mais de nombreux fans attendaient sans doute un numéro un peu plus exceptionnel avec des histoires des grands maîtres italiens encore inédites en France.

 

Cela deviendrait presque une habitude chez Disney Hachette Presse d'avoir le sens de la commémoration modeste, un peu comme si le poids des ans était un handicap pour paraître jeune auprès de ses lecteurs.

 

Ah, modestie, quand tu nous tiens...

 


Mission Mars pour Oncle Picsou
version 1977

 


Mission Mars pour Oncle Picsou
version 2007

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Samedi 14 juillet 2007

Les 60 ans de Picsou continuent à être fêtés dans Picsou Magazine avec l'intégration au sein des pages du magazine de "fac-similés" d'albums de COMICS américains.

 

Petit détail amusant à propos du Picsou Magazine n°426 et de l'histoire "Picsou contre Gripsou / The second richest Duck", la mention "DHP COMICS ARE GOOD COMICS" (DHP = Disney Hachette Presse) au bas de la première page de l'histoire qui est la copie "presque" conforme du "DELL COMICS ARE GOOD COMICS" apposé sur la première page de la même histoire dans Uncle Scrooge #15 de 1956.

 

La mention apparaissant page 91 du Picsou magazine n°426 de juillet 2007.

  

 

La mention originale sur le Uncle Scrooge #15 de septembre 1956.

 

Il est heureux de constater que la rédaction de Picsou Magazine sait encore faire preuve d'humour !



 

En revanche zéro pointé pour la traduction de la notice avec la mention "Tips on preserving" apparaissant sur la couverture de Uncle Scrooge n°15 (en fait ici il s'agit plutôt d'une illustration de la Carl Barks Library) reproduite dans le magazine.

 

La couverture est bien reprise à l'identique et en anglais. Mais, dans un commentaire écrit page 121 on peut lire : "Au fait que signifie "Tips on preserving" ? Pièces en conserves... "

 

Il ne s'agit pas du tout de "Pièces en conserves" mais plutôt de "Conseils pour la mise en conserve" !  Cette mauvaise traduction gâche sensiblement l'humour du dessin.

 

Et pan, sur le bec (comme disait un autre canard célèbre...) !

 

 

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Vendredi 18 mai 2007

 

 

 

Donald l’imposteur ou l'impérialisme raconté aux enfants d’Armand Mattelart et Ariel Dorfman publié en France en 1976 aux Editions Alain Moreau dans la collection Textualité est la traduction de « Para leer al Pato Donald » publié au Chili en 1971. Cet ouvrage traduit à travers le monde se veut un pamphlet contre l’invasion culturelle que représente Disney et plus particulièrement les bandes dessinées Disney. Il a été réédité en version originale en Argentine en 2002.

 

 

Un an après l’élection du président Allende en 1970, la ferveur révolutionnaire est intacte et l’idéologie marxiste est fortement présente dans la population chilienne. Ariel Dorfman, voit dans les BD Disney une industrie de mass media qui permet aux Etats-Unis de diffuser leur vision du monde et l’idéologie capitaliste. Il fait à partir d’un échantillon d’une centaine de magazines (50 Disnelandia, 14 Tribilin, 19 Tio Rico et 17 Fantasias) une analyse des relations enfants/adultes, oppresseurs/opprimés et envahisseurs/autochtones dans les BD Disney.

 

 

Si l’analyse présentée a le mérite de porter un regard « nouveau » (à l'époque) sur la BD Disney, il me semble nécessaire de relever quelques points critiquables.  

 

 

 

A la lecture du livre, on pourrait penser que Walt Disney était responsable de toutes les BD. Or, même si la signature « Walt Disney » apparaît sur chaque BD, on sait qu’il n’a presque jamais travaillé sur des histoires,  le nom Walt Disney étant plus une marque qu’un nom d’auteur. A travers des interviews de Carl Barks, on sait également que Walt Disney lui-même prêtait peu d’attention aux comics.

 

Mais même si l’on prend Walt Disney au sens de la société Disney, on sait qu’elle octroie des licences et ne contrôle pas directement les productions de BD. De plus, comme souligné dans le livre, une bonne part de la production est réalisée en dehors des Etats-Unis (Europe, Amérique du Sud). En ce sens, la généralisation du discours ramenant toutes les BD à une origine unique ne saurait être probante. Il est navrant, également de passer à travers le fait que des centaines de dessinateurs et scénaristes à travers le monde ont créé des BD estampillées Disney, avec leur style, leur humour, leurs références. De même, à l’époque où le livre est publié, les BD Disney existent déjà depuis 40 ans, elles ont donc forcément évolué en fonction de leur époque, et ne sont pas monolithiques.

   

Bref, l’étude semble avoir été menée par des personnes qui n’étaient pas spécialisées dans les BD Disney et qui n’ont pas forcément étendu leur domaine d’enquête au delà du Chili.

 

Un problème de base particulier : l’étude a été menée sur des histoires traduites de l’anglais en espagnol. Dans la version française, une traduction maison a été faite depuis la version espagnole. Bref, pour rester dans la thèse de la volonté d’hégémonie de Disney, il aurait été plus percutant de prendre en compte les textes des versions originales afin de mieux cerner les intentions. Le remodelage des textes à la sauce chilienne de cette époque a pu induire des allusions dans les textes traduits qui n’étaient pas présentes dans les versions originales.

 

    

Au niveau des thèmes développés, le thème de l’absence de relations filiales mérite un détour. Certes, il y a peu de pères et de mères biologique dans les BD Disney. Mais est-ce dû à une volonté perfide de déstructurer les rapports adultes / enfants ou plutôt à une volonté d’éviter de mentionner des rapports familiaux afin de permettre de sortir plus facilement du réel (n’oublions pas qu’il s’agit de Comics), d’exacerber, voire de caricaturer, les relations entre les personnages ? 

 

 

 

Avec des relation familiales plus lâches, les scénaristes sont ainsi plus libres, d’ajouter ou de retirer des personnages d’une histoire à l’autre sans avoir la contrainte d’expliquer pourquoi ils ne sont pas présents.

 

Les neveux confiés à Donald, par exemple, sont apparus pour renouveler les gags de ce personnage. Comme il n’était pas père, il était amusant de voir comment il se débrouillerait avec des gamins. N’étant pas les siens, il fallait qu’il ait une bonne raison pour les garder, on en trouva une (voir article sur l’arrivée des neveux dans la vie de Donald) : Faire de Donald un oncle !

 

 

 

Les neveux de Donald ont souvent l’air plus adultes que lui. L’inversion du rapport adulte-enfant est chez Disney et ailleurs un des ressorts du comique. Y voir un message disant aux enfants qu’ils valent mieux que les adultes, que le monde des adultes est fou et qu’il vaut mieux qu’ils restent des enfants  n’est pas sérieux.

D’une façon générale, dans l’exposé de ce livre, les BD sont trop prises au premier degré, comme s’il s’agissait d’œuvre littéraires ou d’essais politiques. Dans les BD Disney, n’oublions pas que tous les personnages sont des caricatures, comme dans les farces classiques. Tout ce qu’ils disent n’est pas forcément la pensée de leur auteur. Souvent les auteurs mettent dans la bouche des personnages l’inverse de ce qu’ils pensent de façon à le dénoncer. Prendre au premier degré des remarques d’humour est la principale faiblesse de la démonstration des auteurs. Ils ne prennent pas assez de recul avec le sujet étudié et cela les mène à des conclusions d’une portée plus faible, car biaisée par une vue partielle (et partiale) du sujet.

 

 

 

 

  

Un point d’accord tout de même : la faible représentation du travail. Beaucoup d’idées se transforment en produit instantanément, comme si le travail de transformation était automatique et ne posait aucun problème. On voit parfois des usines, mais peu d’employés.

Doit en en déduire qu’il y a une volonté d’occulter la pénibilité du gain de l’argent et de vanter l’argent facile ?

 

 

A mon sens, il s’agit davantage de raccourcis narratifs et de la méconnaissance du monde de l’entreprise qu’ont les dessinateurs et scénaristes. Il est plus facile de représenter le secteur marchand car chacun est en contact direct avec lui que de représenter un milieu industriel dont peu de gens savent comment il fonctionne.

 

 

 

On peut également s’accorder avec Dorfman et Mattelart que les personnages Disney (Grand-Mère Donald mise à part) sont plus souvent montrés en train de consommer que de travailler.

Mais le travail est-il aussi intéressant à narrer que des aventures mystérieuses au bout du monde ? Une BD, sert à se divertir, à sortir de l’ordinaire. Y parler de consommation est sans doute plus porteur de rêve que d’y montrer la réalité des rapports sociaux.

 

 

Peut-on dire que les BD Disney font l’apologie de la société des loisirs ? Voyages au bout du monde, fêtes foraines, télévision sont effectivement très présentes. Mais n’est-ce pas davantage le propre reflet de la société qui est montré dans ces bandes dessinées.

 

A propos de la soif d’or d’Oncle Picou, les auteurs argumentent également sur l’or « fétiche ».

 

Une fois de plus, par manque de recul, ils oublient que Picsou est une parodie de capitaliste et que son amour immodéré pour l’argent est bien ce qui fait rire les lecteurs.

 

A propos de l’histoire de la Lune de 24 carats, l’interprétation donnée de la morale de l’histoire est un parfait exemple de ce que les auteurs ont manqué. Picsou « atterrit » sur une planète toute en or mais aride, dont il veut prendre possession. Son propriétaire,  un riche Vénusien la lui échange contre un peu de terre. Ce dernier, grâce à un attracteur magnétique fait grandir cette poignée de terre jusqu’à ce qu’elle devienne une planète avec continents et océans sur laquelle il monte pour rejoindre sa propre planète. Le Vénusien est heureux car il se croyait riche d’or, mais il était pauvre en réalité car il ne pouvait pas vivre sur une planète aride. Picsou réalise que dans cet échange il n’a pas forcément fait, en dépit des apparences, une bonne affaire.

 

 

 

Dans une vision très matérialiste, les auteurs du livre critiquent la spoliation de la richesse du Vénusien par Picsou. La morale de l’histoire est tout autre : la vraie richesse c’est la vie et non pas l’or !

 


Dernier point évoqué ici (mais le livre est bien plus riche), le fait que les canards n’apprennent rien au fil des aventures.

 

Pour Dorfmann et Mattelart, c’est une volonté de nier l’Histoire, de gommer le fait que toute action s’inscrive dans un sens historique.

 

Plus prosaïquement, les comics Disney s’adressant à un public, lecteur occasionnel et irrégulier, toutes les histoires peuvent être lues dans n’importe quel ordre. Tout nouveau lecteur doit pouvoir lire une nouvelle BD sans pour autant être obligé de connaître la totalité des épisodes précédents. La plupart des histoires ont été écrites sans penser qu’un jour cet art mineur serait l’objet d’études ou de collections.

 

Dans la BD Disney, peu d’auteurs se sont amusés à faire des références aux histoires des autres (Don Rosa excepté avec sa jeunesse de Picsou inspirée de l’œuvre de Barks). Les visions des personnages diffèrent et chaque auteur s’est créé un univers bien à lui qui pourraît être en contradiction avec l’univers d’un autre auteur.

Et les auteurs eux-mêmes ont rarement fait des références à leurs propres histoires (voir article Quand Barks fait références à ses propres histoires).

 

 

Bref, il est normal que les canards n’apprennent rien ou presque rien de leurs précédentes aventures. Apprendre de ses expérience c’est mûrir, vieillir et les héros de BD (à de rares exceptions près) ne vieillissent pas !

 

 

 

Malgré ses aspects propagandistes et ses erreurs d’appréciations, la lecture de cet ouvrage sera tout de même instructive pour tout fan de BD Disney qui recherche un peu de réflexion autour de l’univers Disney.

 

 

 

Sur le même thème :

 

 

 

Lire l’article de Harry Morgan sur cet ouvrage.

Lire des extraits du livre en VO (espagnole) sur Google Books

Trouver le livre sur amazon How to read Donald Duck

Le site d'Ariel Dorfman

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Samedi 5 mai 2007

 

Au printemps, les arbres bourgeonnent, les plantes fleurissent et Gemstone crée un nouveau titre !

 

Dans la veine des titres saisonniers comme Christmas Parade ou Vacation Parade Gemstone a ressuscité Spring Fever ! A vrai dire, Spring Fever créé par Walt Disney au début des années 1990, à l'époque où la société éditait ses propres comics, et n'avait connu qu'un seul numéro.

 

Nous saluons donc cette (re)naissance et souhaitons longue vie à cette nouvelle formule.

 

Au sommaire du premier numéro :

 

Une couverture romantique de Daan Jippes.

"Mystery of the Swamp" de Carl Barks

"Cyrano De Maniac" de Sarah Kinney et Maximino Tortajada Aguilar

"Lost on a Dog" de William Van Horn

"Romantic Antics" de Jack Bradbury

"Holy Cow" de Gorm Transgaard et Freddy Milton

"Spooks' Island" de Bill Wright

"Nap in Nature" de William VanHorn

Un troisième de couverture de Don Rosa illustrant "Mystery of the Swamp"

Un quatrième de couverture de Harvey Eisenberg illustrant "Spooks' Island"

 

Un numéro sympathique avec une histoire de Carl Barks située entre l'aventure et le cartoon, Tic et Tac de Bradburry en chevaliers romantiques, et une histoire de Bill Wright où Mickey mène une enquête dans le milieu des contrebandiers.

 

Informations :

Trouver ce numéro de Spring Fever sur Amazon .fr

Voir le détail sur INDUCKS

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Dimanche 11 mars 2007

L'un des plus anciens magazines mensuels brésiliens, Tio Patinhas (l'équivalent de Picsou Magazine en France) fête en mars son 500 ème numéro !

L'éditeur Abril annonce un numéro collector de 160 pages contenant des grands classiques créés par des maîtres de la BD Disney tels Carl Barks, Carl Fallberg, Tony Strobl, Marco Rota, Arthur Faria Jr., Irineu Soares Rodrigues, William Van Horn et Don Rosa.


Pour nos amis brésiliens, ce sera l'occasion de découvrir une histoire de William Van Horn inédite dans ce pays ou de redécouvrir les histoires "O Tédio do Quaquilionário" (Chairman of the Bored) de Tony Strobl ou "As Sementes da Árvore do Dinheiro", (Culprits, Inc.) de Paul Murry.



Alors que le premier numéro de Tio Patinhas magazine est sorti en décembre 1963, la parution du numéro 500 est une bonne nouvelle pour le monde des fans de BD Disney l'année même où l'on fête le 60 ème anniversaire de la création de Picsou par Carl Barks.

 

Source : Alexandre Saramelli

 

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Vendredi 23 février 2007

Un petit clin d'oeil au monde des dessins animés, monde qui n'est pas si éloigné que celà de celui de la BD.

Pierre Lambert a publié chez Démons & Merveilles, en octobre 2006, son livre Walt Disney L'âge d'or, consacré aux premiers courts métrages et aux 13 premiers longs métrages d'animation de Walt Disney, de Blanche Neige au Livre de la Jungle.

Pour chaque chapitre, l'auteur, commissaire de l'exposition Il était une fois Walt Disney (voir article), donne sur quelques pages des informations précises sur la génèse des dessins animés. Ensuite, grâce à ses recherches dans des archives privées ou celles de la Walt Disney animation research library, il nous propose des cellulos, des décors de production, des layouts, des dessins d'études préliminaires.

Bref un livre avec le quel on passe plus de temps à regarder les images tant elles sont belles qu'à lire le texte, même s'il est fort intéressant.

A noter : En annexe, l'auteur nous gratifie d'une filmographie plutôt complète sur les 13 premiers longs métrages. Il rend hommage aux 22 plus grands artiste ayant travaillé sur ces films à travers une courte biographie de chacun. La bilbiographie est assez riche. Enfin, un glossaire permet de donner une définition précise des mots particuliers à l'animation que tout les amateurs ne maîtrisent pas.

Pour trouver le livre sur Amazon : Cliquez ici !

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