Pmspg, le blog des fans de BD Disney - Le Journal de Mickey - Picsou
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Il y a une sorte d'intégrisme de quelques fans de Ducks qui ne peuvent supporter de voir des histoires de Mice dans leur magazine favori. Je trouve ça déplorable.
Certes, enfant, j'avais une très nette préférence pour les canards car les histoires me transportaient dans un univers dans lequel je rentrais plus facilement.
Aujourd'hui, adulte, je n'ai pas vraiment de préférence pour les personnages. En revanche, je suis beaucoup plus sensible à l'histoire (son scénario et son originalité) et aux dessins (traits, style et mise en couleur).
Et je prends autant de plaisir à lire une bonne histoire de Donald qu'une bonne histoire de Mickey voire de Super Dingo ou même de Grand-Loup...
Effectivement, Mickey est un personnage plus lisse, moins comique et parfois trop parfait ou au contraire trop banal. Il passionne moins les foules que Donald qui est plus humain mais avec des travers fortement exagérés et qui le rendent comique et exceptionnel.
A titre personnel, je ne pense pas que les univers de Mickey ou de Donald soient si éloignés que ça. Je ne pense pas non plus qu'un univers soit vraiment plus riche que l'autre.
Les aventures lointaines sont légion : là ou Donald - et Picsou - partent à la recherche de Trésors oubliés, Mickey - et Dingo - partent enquêter sur des vols ou des disparitions mystérieuses.
Ce qui change c'est souvent le ton du récit et la position du personnage : Mickey gagne (presque toujours) à la fin, Donald, lui termine (presque toujours) déçu ou perdant.
Des auteurs comme le trio Floyd Gottfredson avec Ted Osborne et Ted Thwaites (mais également Gottfredson avec Bill Walsh) ou Romano Scarpa avec Luciano Gatto ou Rodolfo Cimino (entre autres), ou Massimo De Vita avec Giorgio Pezzin ont produit de grands classiques avec des qualités de scénario (intrigues, rebondissements, humour) et des qualités graphiques qui n'ont pas grand chose à envier à celles des histoires de Donald.
Bref, je demande un peu d’indulgence et d’intérêt pour l’inconnu.
Et s’il doit y avoir un peu d’intégrisme chez les fans, le mieux est que ce soit pour exiger de la part des auteurs uniquement de bonnes histoires. ;-)
En fait, les histoires concernant les canards et celles concernant la sourie sont tellement differentes que je comprends un peu que les fans des recits aventureux ou purement comique comme ceux dans lesquelles nous plonge Donald et Picsou soient un peu décontenancés par les intrigues et les mysteres que resout Mickey.
Mais bon, il en faut pour tous les gouts comme on dit et je dois avouer que de voir la bouille de Mickey entre deux recits sur les canards est quand même sacrement agréable de tant à autres.
(super blog !!)
Merci d'avoir donnée votre avis et merci pour vos encouragements.
Pmspg
Effectivement, Don Rosa a permis d'amener du sang neuf aux BD de Donald et Picsou tout en donnant envie de redécouvrir les BD de Barks. La qualité des histoires de ces deux artistes a peu d'équivalent dans les BD de Mickey récentes. Il faut pour cela remonter soit à Floyd Gottfredson (années 30 à 50) soit aux BD italiennes des années 60 et 70 avec Bottaro, De Vitta ou Scarpa.
Avoir de l'indulgence, je suis entièrement d'accord, mais il faut également bien comprendre que, au delà du trait (du dessin), c'est souvent le scénario qui fait qu'une histoire reste gravée dans un coin de notre mémoire et qu'on l'apprécie y compris bien des années, une fois devenu adulte et parent.
Bref, de longues années d'émerveillement à travers les BD Disney, c'est tout le mal que je vous souhaite !
Pmspg
Si l'on regarde des court-métrages comme dans les dvds des années couleurs de Mickey (une vraie merveille!), on se rend compte que Mickey est très maladroit, pas forcément si fortiche (notamment avec Minnie) et lui arrive fréquemment des drôles d'histoires qui peuvent s'avérer être de sacrés galères, notamment avec Pat.
J'ignore pourquoi, mais dans les court-métrages, Pat est un personnage que Mickey fuit car il est vraiment effrayant et dans les BD, on a réduit Pat à un cambrioleur abruti que Mickey attrape sans vraiment se fatiguer... Si l'on retire l'acolyte Dingo de l'histoire, c'est nettement plus fade. Je pense que c'est d'ailleurs l'intérêt de la presence de Dingo dans ces histoires.
Cependant je suis fan de Super Dingo ^^!
La réponse à vos remarques mériterait une page entière du blog. (qui sait peut-être un jour...)
Effectivement, dans les dessins animés des années 1928 à 1934, Mickey est un véritable personnage comique, malin, dissipé, qui joue des tours et à qui on joue des tours. Bref, pas le Mickey politiquement correct que nous connaissons depuis les années 1940/1950. Mickey fuit Pat comme une souris fuit un chat. Pat est le grand bandit, par excellence.
Mais, une fois le succès de Mickey arrivé, Disney a souhaité en faire un personnage "aimable" aux deux sens du terme. Donald est venu compléter la panoplie en campant d'abord un personnage colérique, faisant tout de travers et s'attirant de nombreux ennuis. Le duo comique classique clown blanc (Mickey) et Auguste (Donald) était alors en place.
Côté BD le fait de réduire Pat à un simple cambrioleur est assez récent et cela vient des BD italiennes.
Si vous ne les connaissez pas encore, je vous recommande de lire les histoires de Floyd Gottfredson (des années 1930 à 1960). Vous y retrouverez un Mickey plus complexe, des intrigues plutôt bien menées et pour les premières histoires l'ambiance des années 1930.
Voir ici pour la liste des histoires
Pour ce qui est de Super-Dingo, moi aussi, je suis fan. J'aime beaucoup cette parodie de Super Anti-Héros
En espérant vous avoir renseigné.
Pmspg