Rodolphe Massé scénariste français de BD Disney et bien plus encore...

Publié le 3 Décembre 2008


Il est des rencontres, fussent-elles virtuelles, que l'on n'oublie pas !


Un contact amical par blog interposé m'a permis de faire connaissance avec un nouvel auteur français de BD Disney. Il s'agit de Rodolphe Massé, 35 ans, dont le premier récit complet en 10 pages a été publié le 12 novembre 2008 dans le Journal de Mickey n°2943 sous le titre : Les limites de la richesse.


L'auteur est un homme aux multiples talents qui vit pleinement ses passions. Difficile de ne pas être sous le charme d'un tel enthousiasme et d'un tel éclectisme !



Rodolphe Massé


Afin de vous le faire mieux connaître je lui ai proposé un entretien auquel il s'est prêté avec gentillesse et intelligence. Le voici dans son intégralité.



Pmspg : Rodolphe, votre premier récit de 10 pages vient de paraître dans le Journal de Mickey. En paraphrasant William Dequoichélair*, êtes-vous un homme heureux ?
* NDLR : William Dequoichélair est le double bédéistique de William Sheller dans une Mickey Enigme.

Rodolphe Massé : Hé oui ! J’ai gentiment maltraité William Sheller, qui est devenu William Dequoichélair dans une Mickey Enigme où Dingo travaille pour lui dans sa propriété de Sologne, et hop, Mickey et Minnie sont de passage… C’est un musicien incroyable : il n'a jamais cessé de se remettre en question et parvient toujours à se surpasser, tout tranquillement en plus ! Pour répondre à votre question, comme Sheller dans cette chanson, je crois en tout cas que pour y parvenir, on doit oser donner le meilleur de soi-même. Et que le bonheur n’est sans doute pas le but, mais plutôt le chemin !

 

 
Pmspg : A voir tous les projets auxquels vous avez participé, il est difficile de vous définir. Comment vous définiriez-vous : Rêveur ? Poète ? Philosophe ? Compositeur ? Musicien ? Scénariste ? Militant ? 

Rodolphe Massé : Houlà ! Eh bien, j'essaierais surtout de ne pas me définir. Les étiquettes sont faites pour être décollées, non ? Et puis, pourquoi se mettre des limites inutiles ? Chaque rêve peut demander un support différent : musique, BD, essai, cinéma... C'est pour répondre aux nécessités d'un projet qu’on ouvre un peu plus le champ des possibles… en essayant d'être plutôt un "plonge-à-tout" qu'un "touche-à-tout" !

 

 

Pmspg : Vous avez déclaré dans une interview pour le site Média Magic : « Je suis persuadé que le clivage entre la dimension horizontale, sociale et politique de l’existence et sa dimension verticale, culturelle et spirituelle, doit être dépassé. » Est-ce à dire que l’homme n’est homme que parce qu’il crée ?  

Rodolphe Massé : En tout cas, c'est peut-être le trait qui le caractérise le mieux, cette capacité à créer, à façonner le monde autour de lui... pour le meilleur et pour le pire ! Car s'il a le malheur d'oublier qu'il est créateur du monde qui l'entoure, ce monde autour de lui se fige et peut devenir un véritable Enfer ! En témoigne la crise actuelle... De créateur souvent inconscient de son pouvoir, l'homme est sans doute appelé à devenir un créateur responsable… Bon, on a du boulot !




(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : Comment en êtes vous arrivé aux scénarios de BD ? A quand remonte votre premier scénario publié ? 

Rodolphe Massé : Quand j'étais enfant, je dirigeais une maison d'édition imaginaire qui publiait de multiples magazines en tout genre. Et les copains m'aidaient à faire vivre tous ces personnages… dont certains vivront peut-être un jour de nouvelles aventures...! Je pensais déjà à être scénariste de BD… Mon premier scénario publié était la Mickey Enigme d'un Journal de Mickey de janvier 2007, avec Mickey et Dingo aux sports d’hiver ! ça ne fait jamais que deux ans.



Pmspg : Y-a-t-il pour vous un lien entre les personnes qui vous ont marqué comme Albert Barillé ou Osamu Tezuka et vos activités telles le Guide Phénix du Manga et la BD Disney ?

Rodolphe Massé : Disney, Tezuka et Barillé sont trois immenses créateurs et pédagogues… Sinon, c'est par les livres d'Albert Barillé que j'ai découvert l'éditeur de mon essai sur la musique et la composition, Musique en forme de Sort et j'ai adapté près de quarante volumes d’Osamu Tezuka pour Asuka… Enfin, j'ai eu le plaisir d'être le rédacteur en chef du Guide Phénix du Manga. Mais au fond, le lien entre tout ça est peut-être Walt Disney lui-même ! Il était le maître de Tezuka, il est donc indirectement à l’origine du manga moderne comme de la BD Disney… Quant à Albert Barillé, ses séries Il était une Fois… l’Homme, l’Espace, la Vie sont extrêmement proches du niveau d’exigence de Walt pour ses programmes télévisés dès les années cinquante. Aucun pédagogue français ne s’est sans doute autant rapproché de l’intention de Walt.



Pmspg : Comment avez-vous rencontré les responsables de Disney Hachette Presse ?

Rodolphe Massé : Il y a tout juste deux ans, Jac Lelièvre m'a proposé de faire un test sur la série Mickey Enigme, une page déjà culte du Journal de Mickey quand j'étais enfant ! J'ai rencontré Jac et Jean-Luc Cochet dans la foulée, le même jour, autour d'un déjeuner... et c'était une bien belle rencontre !



Pmspg : Pourquoi travailler sur les BD Disney ? Quel plaisir y trouvez-vous ?

Rodolphe Massé : C'est une expérience assez incroyable d'écrire pour des personnages aussi mythiques et chargés historiquement que Mickey, Donald, Picsou, Dingo, Pluto, Minnie, Géo Trouvetou... En fait, c'est un vrai rêve de gosse qui se réalise !

Et c'est un plaisir indescriptible de voir ses propres histoires s'animer, prendre vie sous la plume de dessinateurs Disney aussi talentueux que les vétérans du Studio Comicup, à Barcelone.



(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : Y a-t-il des auteurs Disney qui ont influencé votre écriture de scénarios ? Lesquels ? 

Rodolphe Massé : Je débute seulement… et j’ai encore beaucoup à apprendre ! Pour tenter de répondre, outre Walt Disney, bien sûr, ainsi que l'ensemble des scénaristes et proches collaborateurs (entre autres les Nine Old Men, dont Ollie Johnston et Frank Thomas, pour ne citer qu’eux) qui ont travaillé auprès de lui sur les films, j’ai été marqué par les récits de Floyd Gottfredson (le roi des souris) et Carl Barks (le roi des canards !). Et bien d’autres…



Pmspg : Quelles sont les histoires qui vous ont le plus marqué ?

Rodolphe Massé : Beaucoup de classiques de Floyd Gottfredson et Carl Barks, donc… Et puis les toutes premières bandes scénarisées par Walt pour Mickey, juste avant la Vallée Infernale La Jeunesse de Picsou de Don Rosa, pour son côté « grand roman d’aventures »… J’ai toujours beaucoup aimé les histoires de Géo Trouvetou, aussi, surtout par Barks. Plus récemment, une histoire de William Van Horn. Un auteur capable de coups de génie comme ce récit complet publié il y a quelques mois dans le JDM (Gros plan, JDM 2919), entièrement dessiné en gros plans, qui interroge les personnages sur leur destin de créatures dessinées : ceux-ci ont soudain la sensation d'être observés... Fabuleux ! Original, cinématographique… et une belle façon d’interroger le lecteur…


 

Pmspg : Quel est (Quels sont) le(s) personnage(s) Disney avec le(s)quel vous préférez travailler ?

Rodolphe Massé : Un personnage finira peut-être par sortir du lot, pour l’instant, j’aurais plutôt envie d’écrire pour tous !… J'ai adoré écrire ce premier récit pour Picsou, qui me rappelle beaucoup ma grand-mère… L'avarice en moins, mais le même sens de la repartie, l'esprit vif et incisif et le caractère bien trempé. J'adore Donald, le canard qui en fait toujours trop, dans lequel on peut tous reconnaître nos petits travers... Allez, mes préférés restent tout de même Mickey et Dingo. Dingo, pour sa géniale maladresse, son optimisme furieux et sa générosité. Et Mickey, car c’est Walt ! C’est aussi l'un de ces personnages miroirs dans lequel chacun peut voir sa meilleure part. Mickey nous tire toujours vers le haut ; Donald nous fait rire de nos bassesses.

J'aimerais aussi beaucoup écrire pour Géo Trouvetou. Enfant, je passais mon temps le nez plongé dans son Manuel (édité à l'époque dans la même collection que ceux des castors juniors), et je m'amusais à reproduire toutes les inventions décrites, avec l'aide de mon père, de l'avion statico-commandé à la guirlande patato-lumineuse... je voulais devenir Géo !



(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : En novembre 2008, nous avons fêté les 80 ans de Mickey, quel est le Mickey que vous préférez (époque, auteur ou dessinateur) ?

Rodolphe Massé : En BD, sans hésiter, celui de Gottfredson des années 30 et 40. Une époque magique, au trait somptueux, aux couleurs chatoyantes… Une joie de vivre et une irrévérence profonde traversent ces planches. Une formidable énergie, le goût de la pure aventure, beaucoup d’humour et de poésie. Une réédition intégrale de cette période s’impose clairement !

A l'écran, le premier Mickey, disons du début des années 30 à la fin des années 40, celui d'Ub Iwerks et Fred Moore. Le cartoon Mickey’s Trailer (1938) avec Dingo et Donald est mon préféré. Il est parfaitement animé, incroyablement drôle et tendre… une vraie perle, à tous points de vue. Et en noir et en blanc, mon préféré est The Whoopee Party (1932), pour l’extraordinaire joie de vivre qui se dégage de ce cartoon. Je comprends l’ajout tardif des pupilles, à partir de Fantasia (1940) et The Pointer (1939), mais en gagnant en expression (et en s'alignant sur Donald), Mickey a parfois aussi perdu une part de sa fantaisie. Disons qu'il a un peu grandi, ce jour-là !


 

Pmspg : Comment travaillez-vous ? Vos scénarios sont-ils uniquement écrits ? Sont-ils dessinés ?

Rodolphe Massé : Ils sont entièrement écrits, je ne suis vraiment pas assez doué en dessin pour les storyboarder. Mais cela viendra peut-être ? Il ne faut désespérer de rien ! Je commence par rédiger un synopsis détaillé que je soumets à Jean-Luc Cochet. On en parle ensemble, puis je m’attaque au développement du récit, au découpage en planches, case par case…



Pmspg : Quels sont vos rapports avec les artistes du Comic Up Studio ? Les rencontrez-vous pour échanger sur le dessin, la mise en page, le cadrage des cases ?

Rodolphe Massé : Je ne les ai encore jamais rencontrés, mais j’espère bien leur rendre un jour une petite visite à Barcelone ! Pour les Mickey Enigmes, il n’y a hélas pas d’échanges avec les dessinateurs et je découvre les planches finalisées en même temps que tout le monde. Pour les récits complets, il arrive fréquemment que la rédaction transmette les crayonnés. Il est alors possible de voir avec le rédacteur en chef ce qui va et ce qui pose problème. Mais ces vétérans de Disney rendent un travail impeccable sur lequel il y a bien peu à redire !



Pmspg : Sous des aspects réellement comiques, l’histoire publiée dans le Journal de Mickey n°2943, Les limites de la richesse, est une véritable critique de l’argent facile qui n’est qu’illusion. Une fable qui résonne particulièrement dans le contexte économique actuel. Est-il important pour vous qu’une histoire même comique ait une morale ou un sens éducatif ?

Rodolphe Massé : Je crois qu’une histoire est rarement totalement gratuite. Parfois aussi, l’inconscient du texte est en curieuse synchro avec l’actualité, c’est troublant... Pour autant, si une histoire peut véhiculer certaines valeurs, inciter parfois à davantage de conscience, je pense pourtant qu’elle ne doit pas résonner comme une leçon... Un message martelé perd finalement beaucoup de force. Il vaut souvent mieux suggérer, murmurer des choses terribles que les hurler sur un ton militant. C’est beaucoup plus efficace et convaincant. Il est certain aussi que Walt transmettait des valeurs et des idées simples et fortes dans son œuvre, qui expliquent une partie de son incroyable succès et nous font souvent cruellement défaut ! Il n’avait pas la prétention de délivrer un message, mais se faisait une très haute opinion du divertissement. Il avait une exigence d’excellence qui excluait toute forme de médiocrité. L'époque est trop souvent au cynisme, qui ne transmet rien. Il est beaucoup plus facile d'adopter un tel ton "revenu de tout", agressif et blasé, que de chercher à pointer ce qu'il y a de bon en l'homme et pourquoi la vie vaut la peine d'être vécue malgré les horreurs du monde ; pourquoi il est d'autant plus vital de savoir encore s'émerveiller, de ne pas bâillonner notre enfant intérieur. C'est cet enfant intérieur qui préoccupait Walt et qui est au centre de son oeuvre. Et bien différent de l'autre imposteur en nous qui réclame sans cesse qu'on le prenne au sérieux !




(Case issue du Jounal de Mickey 2943, novembre 2008)



Pmspg : En tant que compositeur, conseillez-vous une musique particulière pendant la lecture de cette BD ?

Rodolphe Massé : Pour les Limites de la Richesse ? Excellente question, je n'y avais pas du tout pensé ! Voyons... peut-être un jazz dixieland des Firehouse 5+2, par exemple ? Bien proche de l'esprit cartoon, et qui donne bien la pêche !Je crois que j'écoutais beaucoup Laughing Place en le rédigeant, une radio Disney en ligne fabuleuse, qui diffuse les grands classiques Disney de 1930 à nos jours ! Une vraie mine...

Sinon, je proposerais volontiers une musique totalement à contre-emploi, mais que je peux écouter des heures sans me lasser : Johann Johannsson, particulièrement son album IBM 1401, un chef-d'oeuvre qui rendrait la sérénité au plus stressé !



Pmspg : Avez-vous de nouveaux projets concernant les BD Disney ?

Rodolphe Massé : Pas mal de projets, en effet, mais il est hélas encore un peu tôt pour en parler ! Sinon, les Mickey Enigmes se poursuivent et je finalise un récit complet pour Donald, intitulé Magic Mineral King, en clin d'oeil à un ancien projet de Walt Disney. On devrait y retrouver Daisy et les neveux, mais aussi Gontran, Picsou et Géo Trouvetou ! Quasiment toute la famille Duck prise au piège d'une station de ski devenue folle...



Pmspg : Avez-vous d’autres projets sans rapport avec la BD Disney ?

Rodolphe Massé : Oh, oui ! Enormément de projets en gestation, tant du côté du scénario et de l’écriture, que du côté de la musique… mais là aussi, encore un poil tôt pour en parler !


Pmspg : Pour conclure cette interview, que souhaiteriez-vous partager avec les fans de BD Disney ?

Rodolphe Massé : Partager avec vous un secret confié par Walt, qu’il définissait lui-même comme celui de la réalisation de ses rêves. Il était convaincu qu’il a été donné, à chacun d’entre nous, quelque chose d’unique. Et qu’il est bien peu de montagnes que l’homme qui détient le secret de la réalisation de ses rêves, ne puisse gravir. Ce secret si particulier peut être résumé par la Règle des Quatre. Il a parfois présenté celle-ci avec les quatre C, parfois avec les quatre D. Mais comme vous allez le voir, il s’agit des mêmes points, et les deux présentations s’éclairent mutuellement. Selon Walt, si vous avez les quatre, vous ne pouvez échouer : la Curiosité, la Confiance, le Courage et la Constance. Ou formulé autrement : les Rêves (Dreams), qui naissent dans le lit de la Curiosité. The Dedication to those Dreams (se consacrer à ces rêves), est permis grâce à la Confiance, en soi et en ses rêves, le point le plus important selon Walt : lorsque vous croyez en quelque chose, croyez en elle entièrement, implicitement et sans vous questionner. En trois, la Détermination à les réaliser,c’est-à-dire le Courage, la ténacité. Enfin, la Discipline, c’est-à-dire la Constance. Mais vous ne pouvez vous passer de l’un des quatre, vous devez toujours les avoir ensemble. Voilà, à mes yeux, un Secret à porter en diadème tout au fond de soi.



Pmspg : Merci Rodolphe d'avoir consacré  de votre temps à ce petit jeu de questions réponses !



(Case issue du Jounal de Mickey 2944, novembre 2008)



En savoir plus :

Le blog de Rodolphe Massé

Interview de Rodolphe Massé sur Média Magic

Les créations de Rodolphe Massé sur Inducks


Ouvrages écrits par Rodolphe Massé ou auxquel il a participé :

Cantique des Hauteurs, 2005, poèmes, éd. Maelström et City Lights

Guide Phénix du Manga, 2005 (1ère éd.), 2007 (2ème éd.), collectif d'auteurs (direction) éd. Asuka

Musique en forme de Sort, 2007, essai, éd. Manuscrit

Détours et des Troquets, 2008, catalogue d'exposition - collectif d'auteurs (participation), éd. Labo M

Echos de Cimmérie, 2008, collectif d'auteurs sur Robert E.Howard (participation, essai), éd. L'Oeil du Sphinx

Adaptations, préfaces (environ 150 volumes aux éditions Asuka, Delcourt, Calmann-Lévy...) :

Blackjack, Osamu Tezuka, 17 tomes, 2004-2008 (adaptation, préface), éd. Asuka (édition de luxe en cours)

Ludwig B., Osamu Tezuka, 2 tomes, 2007 (adaptation, préface), éd. Asuka

Midnight, Osamu Tezuka, 4 tomes, 2007-2008 (adaptation, préface), éd. Asuka

Les Chroniques d'Arslân, Yoshiki Tanaka, tome 1, 2008, roman (traduction avec Jacques Lalloz), éd. Calmann-Lévy

La Force des Humbles, Hiroshi Hirata, 2008 (adaptation), éd. Delcourt


 

 

Rédigé par Pmspg

Publié dans #Picsou et Cie par leurs auteurs et dessinateurs

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Doretta 21/12/2008 18:40


Merci beaucoup pour la présentation de ce scénariste, Pmspg!
Ca fait vraiment plaisir de voir de nouveaux auteurs émerger chez Disney en France.
Bonne continuation à Rodolphe et à ton blog!
:DDoretta

Pmspg 23/12/2008 22:38


Merci à toi Doretta ! C'est toujours un plaisir de recevoir tes encouragements !

Pmspg 


donducky 12/12/2008 19:42

Très bien qu'un français travaille pour Disney !Super interview !

Pmspg 13/12/2008 00:27


Merci pour lui !

Pmspg 


Nijal 10/12/2008 18:34

Merci pour cet entretien très intéressant?

Pmspg 10/12/2008 23:25


C'est surtout dû aux réponses de Rodolphe Massé.
Merci Nijal pour ta fidélité.

Pmspg